Notre été 2008 made in US

California dreaming...

Jeudi 21 Août


Hub raconte : pour ceux qui ont la chance de posséder « l'excellent » Equation 2, écoutez la piste 3...

Dernier jour à San Francisco, derniers instants pour plonger et nous laisser submerger par notre rêve, dernières secondes de bonheur avant le long retour vers Beynost si loin, auprés de vous si proches de nous pendant ces 5 semaines.


All the leaves are brown, And the sky is grey ce matin comme tous les matins SF est tjs englouti par le FOG. I went for a walk On a winter's day pourtant nous sommes bien en été, mais comme écrivait Mark Twain (vous connaissez la suite...) nous décidons d'emprunter le métro jusqu'à « Embarcadero ». California dreamin' . I stopped into a church En fait nous nous arrêtons au musée de la mécanique dans la zone de Fisherman's wharf – Génial : une collection époustouflante de jeux anciens du début du 20ème siécle jusqu'au premiers jeux Atari ou Sega. Un pur régal en plus chaque jeu ne nécessite qu'un quarter. Aure essaie tous les jeux qu'il n'a pas connu, un vieux bowling, un jeu de boxe, un lancer de balle, BB se jette sur de vieilles « babasses » et moi je mets une mémorable « patée » au baby foot à mon fils à moi que j'aime tant...

I passed along the way, You know, I got down on my knees And I pretend to pray Bon la on va changer de disque!!!
Oh, california dreamin', on such a winter's day california dreamin' La la la la la la c'était exactement ça!!!

Toute la matinée nous baguenaudons dans la zone de Fisherman's wharf, qui fait quand même un peu « craignos » et où tous les touristes bas de gamme se rencontrent. Les boutiques sont toutes tenues par des asiatiques, certains sont commerçants et sympas et nous discutons de temps en temps le bout de gras, d'autres, certainement des chinois, sont imbuvables et à claquer comme dans tous les pays que nous connaissons qui ont la malchance de subir une immigration chinoise.

Nous apprenons que les affaires ne sont pas aussi florissantes que les années précédentes, la crise est la et le moral s'en ressent, on craint les dernières conneries que BUSH pourrait décider de faire avant son départ : Iran par exemple, en plus ça fait 3 semaines que le brouillard ne se lève pas et CA c'est pas très bon pour les « tours de la baie de SF »... Bon, dans le monde entier les commerçants se ressemblent et passent leur temps à se plaindre.

Il n'empêche; ici les horaires de travail sont « violents » , nous sommes très loin des 35 heures et même des 39....

Le ciel bleu se lève sur SF Est mais rien sur l'ouest. Le Golden Gate n'apparait même pas et Alcatraz s'effiloche et se découvre à peine sur l'horizon. It's life ..Nous envisageons d'aller plein Est vers bay bridge et l'autre coté et puis rentrer tranquillement chez nous.

L'estomac de l'Aurel, organe qui commande un grand nombre de ses actes, émet manifestent des gargouillis qui le rendent immédiatement ombrageux, puis grognon pour devenir agressif. OK nous allons « tenter » de casser la croute. Aprés une apre négociation, où le Burger King de Vernal est remonté à la surface, nous refusons le « Subway » et tombons d'accord pour un « mexican fast food » avec des tables un peu huileuses mais libres...

En sortant « le miraaaaaacle » le ciel est bleu de partout, dans le lointain les tours du golden gate sont bien visibles et Alcatraz est entièrement dégagé, en face de nous Angel Island et Sausalito... We don't believe it... Quand je vous écrivais hier qu'il fallait y croire . A San Francisco tous les rêves sont possibles, à San Francisco nous vivons tous les jours notre « California dreamin' »!!! Plus surement encore un coup de pouce de notre petit Ange....

 Immédiatement nous attrapons un taxi direction le Golden gate et Sausalito; nous tombons sur un gars cool, heureux de notre excitation, qui nous raconte toutes les anecdotes qu'il a vécues sur ce pont, qui nous prend en photo...

Le pied pour Aurel et pour nous. 1H30 à flaner sur le front de mer de Sausalito et nous reprenons le ferry pour l'embarcadère de SF. Inutile de vous dire que nous avons fait en sorte de rentrer sur le boat dans les premiers et choisi les places de devant à droite.

Le rideau s'est levé une dernière fois pour nous offrir le spectacle du Sky line et du Golden Gate bridge dans toute leur splendeur, éclairés par une douce lumière de fin d'aprés midi, très favorable aux filtres... Bon BB va vous sélectionner un aperçu. Aurel, sous le charme n'en perdant pas une miette, gravant comme nous dans sa mémoire cette quintessence de « california dreamin' ».

FIN

Nous signons la notre dernier article et notre dernier mot qui résume vraiment ces 5 semaines de voyage à travers ces espaces magnifiques « California dreamin' ».

Merci pour votre soutien et votre indéfectible affection. Nous vous aimons autant que vous nous aimez et à Samedi 23 la joie du retour.

Béatrice, Hubert et Aurélien



Publié à 04:32, le 21/08/2008, San Francisco
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Castro Hill ou la Californie (cation)!!!

Mercredi 20 Août


Hub raconte :Très méchant et facile jeu de mot, pour un « way of life » tout à fait normal ici. Castro est reconnue comme la grande mecque des homos (hommes ou femmes). C'est la plus importante concentration de gays et lesbiennes au monde. La vie de quartier y est douce et sympa, les immeubles affichent le drapeau arc en ciel, d'ailleurs une gigantesque bannière fasseye grace aux alizés du Pacifique et marque l'entrée de Castro.
Hier au supermarché, il y avait plein de couples hommes faisant leurs courses. C'était trop « mimiche ... »La grande tolérance des San franciscains a attiré les homos de tout le pays et d'ailleurs, ce qui explique cette densité qui, à l'origine, n'était pas supérieure à la moyenne nationale. Mieux vaut en effet être Gay ici qu'au mileu du TEXAS!!!.(permettez moi de vous conseiller ce très beau film :Broeback Mountain)

Ici tout est fait au niveau des lois pour que les gays mènent leur existence comme ils le veulent et avec qui ils le souhaitent. San Francisco possèdent 100 longueurs d'avance sur les mentalités de l'Amérique profonde.

Notre rendez vous avec San Francisco commence par le quartier mythique de « Haight-Asbury », célèbre car c'est d'ici que la vague hippie a déferlé sur le monde.(A l'instar du mouvement Beatnick né aussi à SF qq années avant).

C'est de SF qu'en 1965, de l'université de Berkeley (grace à la future célèbre Joan Baez) et des rues de Haight-Asbury que la « révolution psychédélique » , le « flower power » et le « peace and love » naîtront. De cette ville et de ce quartier des groupes encore célèbres today : Grateful Dead, Joan Baez, Jefferson Airplane, Janis Joplin et le grand Carlos Santana... feront planer le monde et nos générations... ce quartier appelé aussi « hashbury.. » rassemble au hasard de ses ruelles en pente, la quintessence des maisons victoriennes de SF, parées de toutes les couleurs pastels du monde.

Nous pourrions toutes les photographier, car elles possèdent toutes un cachet particulier. Elles respirent aussi la symbolique atmosphère de SF : quiétude, simplicité, bien être...

Longue marche ensuite de Hasbury (oups lap »suce » révélateur...) jusqu'à Alamo Square, pour admirer les « painted ladies », 7 maisons de poupées chacune d'une teinte différente, ressemblant à de la porcelaine anglaise, et ayant comme toile de fond les gratte ciel de SF.

Puis taxi sympa et pas cher jusqu'à « Union Square », le coeur, ou le Bd Haussmann de SF. Face à face les gds magasins « Macy's, Saks fifh Avenue, Bloomingdale... Magnifique place pleine de boutiques dont la célèbre « Levi's store » : célèbre car c'est aussi à SF que le Jean a été inventé... Et oui, petits veinards qui lisaient ce magnifique blog nous vous la jouons « culturel »!!

En 1847, Levi Strauss un immigré juif de Bavière (le pauvre vieux n'avait pas que des atouts ...), débarqua à SF avec pour toute fortune un lot de baches bleues.. Comme il ne parvenait pas à les vendre, il eut l'idée de les tailler pour en faire des pantalons qui, immédiatement, firent le bonheur des « forty niners » - (pour savoir qui sont les forty niners reportez vous a « la mine abandonnée de Old Digger » - Un peu de pub pour nous et un peu de révision pour vous!!) le tissu était impoté de france et fabriqué à NIMES d'où la « toile denim » et était expédié du port de Gênes en Italie d'où son nom « JEAN ». voilà vous savez tout et comprenez au fil des lignes que la célébrité de San Francisco a des racines profondes et lointaines.

Aprés un léger lunch à Union square où, pour la première fois du voyage, nous avons dégusté un sanwich de vraie baguette avec du vrai Brie, nous montons sur « Russian Hill ». Célèbre colline car , d'une part le panorama sur la « Coït Tower », Alcatraz et la zone portuaire et Bay Bridge est splendide, et d'autre part parce que c'est le début de « Lombard street » la rue « la plus tortueuse au monde » sur laquelle l'excellent Steve mac Queen y réalisa SANS TRUCAGES la fameuse course poursuite de « Bullitt »...

Et ceux qui ne sont pas trop jeunes pour « the streets of San Francisco » ou « l'inspecteur Harry » comprendront notre plaisir à baguenauder dans ces rues célèbres et envieront nos émotions créées par ces bouffées de notre jeunesse.

De Russian Hill nous sommes descendus, sans nous presser, vers « Fisherman wharf » que nous avons survolé car la c'est la foire à la bimbeloterie pour touristes désabusés.

Voilà journée de pur bonheur à partager la sincérité de cette magnifique ville où il fait si bon vivre. Le ticket d'entrée n'est hélas pas donné et, quelque soit le quartier, nous avons rencontré beaucoup de SDF, certains complètement « azymutés » d'autres assez attachants pour engendrer la compassion d'Aurel qui aura vidé ses poches.

Beaucoup de « Homeless » à SF, comme à Chicago. Il y aurait pas mal de choses à dire sur la manière dont l'Amérique traite ses pauvres. Quelques personnes s'en émeuvent au hasard des rencontres, mais c'est une autre histoire et aujourd'hui ce serait hors sujet.

Plus qu'une journée d'aventures, le taxi pour l'Airport a été réservé ce soir.... Le vol est confirmé nous décollons bien de SF le Vendredi 22 Août à 13H50.

Bises affecteuses à toutes et à tous.

PS n°1 : Nous sommes heureux d'apprendre que Catherine, René et Arthur sont rentrés sans encombre. Non nous n'avons pas eu ce second message mais Barbara, la vieille à l'acceuil de « l'Apache Motel » nous avait bien donné votre lettre.

Que de souvenirs, d'émotions et de photos nous allons pouvoir partager rapidement tous ensemble.

PS n°2 : je précise à « celles que je croyais qui m'aimaient vraiment comme je les aime à St Exupéry » que le peu d'affection qu'elles me manifestent dans leur commentaire (pas tjs éclairé!!) m'a beaucoup attristé. Ce n'est que partie remise chères Stéphanie et Sylvie » bientôt je serais la.... mais non c'est une blague.




Publié à 04:41, le 20/08/2008, San Francisco
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« If You going To San Francisco... »

Mardi 19 Août – 235 Kms


Enfin nous y sommes : San Francisco le but ultime de cette magnifique traversée de la moitié des USA. Souvenez vous aprés nos 3 jours exceptionnels à Chicago, nous avions réceptionné notre « Jeep Commander » à Oklahoma city le 21 juillet et pris la Route 66 dés la sortie de la ville. Ce 19 Août en fin d'aprés midi nous avons rendu notre vaillante Jeep qui nous a conduit pdt 8450 Kilomètres au bout de nos rêves sur le Golden gate. (BB en aparté : notre chauffeur a aussi été vaillant, qui nous a mené sans encombre et en douceur tout le long du chemin.... bon, j'admet qu'il avait un copilote hors-pair, cela aide !).


Ce matin nous avons donc quitté Salinas vers 8H15 comme d 'hab, et pris la Freeway 101 pour éviter la route cotière toujours noyée sous des chapes de brumes épaisses. Nous repassons par Gilroy (rappelez vous la Capitale de l'Ail..) et nous y faisons un stop car la bourgade bucolique et maraîchère est aussi connue pour ses « outlets » (magasins d'usines). Comme à Park City tout est organisé par magasin de marques et comme dans l'Utah c'est la grande période des dégraissages... Nous y avons fait des AFFAIRES je ne vous explique pas !!! L'Aurel est habillé pour la rentrée et moi pour quelques étés... des supers chemises 100% coton, manches longues pour 16$ des sweats blousons « Bilallong » pour 30$...

Dommage qu'au niveau couleurs et mode nous n'ayons pas les mêmes standarts.. 100Kms de freeway et à l'approche de San Francisco, nous rejoignons le bord de mer vers « Half Moon bay ». Nous trouvons une très belle plage avec un rayon de soleil et des tables pique nique. Sympa et la encore tjs bien organisé : chaque table est unie d'un barbeuk, les restrooms ne sont pas loins et comme de partout, même dans les coins les plus paumés ou les bars les plus « étranges », tout y est : savon, papier spécial pour recouvrir la cuvette, séche mains et une fontaine gratuite d'eau fraiche pour boire. Et oui, ça va vraiment nous faire drole de revenir en Europe!!!

Cernés par des mouettes pas très « rieuses », mais envahissantes, nous finissons nos « restes », copieux je vous rassure, et reprenons la route vers san Francisco.

Au plus nous nous rapprochons de la « porte dorée » au plus la brume s'épaissit et c'est dans un brouillard à couper au couteau et une température de 18° qu'enfin le mythique Pont s'offre à notre admiration. Heureusement un vent glacial mais violent chasse un peu de brouillard et le Pont se découvre timidement. Même dans ces conditions « il est Magnifique »; nous le parcourons, Aurel pour la first time et nous pour la seconde. Rien n'est perdu, nous nous sommes promis de le retraverser entièrement dés qu'il fera beau. A san Francisco plus qu'ailleurs il ne faut jamais désespérer; Mark Twain n'écrivait – il pas que « l'hiver le plus rude qu'il m'ait été donné de vivre fut un ETE à San Francisco.... »

Pour rejoindre notre « loft » nous montons vers Haight-Ashburry où les demeures Victoriennes, gracieuses dans leur architecture et élégantes dans leurs couleurs pastels s'assoupissent sous la caresse du soleil qui chauffe confortablement le quartier. Nous nous sommes éloignés de qq centaines de mètres du Pacifique et ça suffit. Il faut y croire....

BB reprend :

Nous rejoignons le quartier de Castro où nous avons réservé un petit appartement sur Douglass Street. Le quartier resplendit aux couleurs arc en ciel : nous sommes dans le quartier « gay » de Frisco.

Nous sommes au rez de chaussée d'une ravissante petite maison bleue (oui, je précise qu'elle est elle aussi « accrochée à la colline », « qu'on y vient à pied », « on ne frappe pas », « ceux qui vivent là.... » on n'aurait pas pu faire mieux !). Un appartement très calme, tout en longueur, salon, deux chambres, un jolie cuisine bleu et blanc donnant, luxe incroyable, sur une petite terrasse surplombant un jardinet touffu... tout confort, le rêve !

Deux patés de maison plus loin, un supermarché ouvert 24 heures sur 24 nous permet de concocter notre diner... là encore, service top, à la caisse, on nous range soigneusement nos achats dans des sacs solides (on sait que les clients sont ici piétons...).

Voilà, dinette donc à l'appartement, nous sommes ravis de l'accueil, il y a des étoiles dans le ciel et espérons un rayon de soleil pour demain sur San Francisco !

Bisous tendres à tous




Publié à 05:10, le 19/08/2008, San Francisco
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Beyond the sea....La mer qu'on voit danser!!

Lundi 18 Août – 92Kms


Hub raconte : Aujourd'hui journée au programme cool. Le matin l'aquarium de Monterrey, ensuite éventuellement shopping, puis « Point Lobos » en face de Carmel.


Nous avions déjà réservé et payé nos entrées à l'Aquarium afin d'éviter la foule au guichet. Nous étions devant l'entrée dés 9H20 (ouverture des portes 9H30), prés à déguster sans retenue « le plus grand aquarium du monde » comme ils disent... Aprés 45 minutes, sans vouloir être systématiquement critique, en faisant preuve de retenue et animés d'une bonne dose de tolérance, nous constatons qu'ils feraient mieux de se limiter dans les superlatifs!!! Nous qui avons déjà visiter qq aquariums (La Rochelle, Kuala Lumpur...), sommes assez vite déçus par le peu de variétés d'espèces. La partie « Coral reef » , par exemple, est d'unte tristesse désespérante quand on a eu la chance de plonger au milieu des coraux de la Mer Rouge. En fait beaucoup de salles sont réservées aux espèces locales et Pacifique Nord, et peu d'espèces ou d'aquariums résumant les autres océans. Beaucoup de jeux interactifs pour les gosses, le souhait omniprésent d'éduquer les jeunes à la protection de la nature. Mais bon nous n'étions pas venus nécessairement pour ça!! BB a pu réaliser, grâce au pied que nous nous trimballons depuis le début, de très jolis « futurs fonds d'écran », que vous pouvez admirer en échantillon. En conclusion pas mal mais rien d'exceptionnel .

Ce qui est original comme beaucoup de réalisations dans ce beau pays, c'est le financement qui a conduit à cette réalisation qui, sur le plan architectural et ouverture des espaces et remarquable.

Grâce à une énorme donation de David Packard (le co-fondateur de HP, + de 1 million de$), et ensuite grace à tous les autres donateurs qui ont suivi et dont les noms et les montants des dons sont affichés sur une grande plaque de marbre à l'entrée (style monument aux morts ou commémoration de la Shoa..), l'aquarium de Monterrey est nait.

Aprés l'aquarium, nous entamons une partie shopping dans les boutiques du front de mer. A l'origine Monrterrey était un port de baleiniers, où avaient été installées qq grandes conserveries de poissons (sardines notamment) . Pour attirer les touristes friqués ce n'est pas la meilleure idée du monde...et puis la crise, l'interdiction de la pêche à la baleine, « C'est assez »... de galères ont dit les gars du coin!!! Les anciennes « canneries » ont été réhabilitées comme les docks de Capetown, en boutiques. Mais nous ne sommes pas à Capetown et au fameux « Waterfront » .. Nous eûmes rapidement fait le tour de la situation.

Par contre Monterrey a son héros local : John Steinbeck l'écrivain (les raisins de la colère, A l'Est d'Eden, des souris et des hommes) qui, bien que natif de Salinas, évoqua de nombreux quartiers de Monterrey dans ses livres. Des portraits de lui dans toutes les rues, un musée lui est dédié, sa maison natale se visite....

Vers 13H00 grand moment pour notre Aurel préféré, nous allons déjeuner au « Bubba Gump ». Génial, grand moment car encore une fois tout est fait pour nous rappeler nos souvenirs de Forest Gump et du Lt Dan.. Le service comme d'hab est top, la nourriture (crevettes cajun, caesar salad..) est tout à fait correcte et le prix n'est pas abusif.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'en France, dans un lieu chicos et en high season, choisir un restau branché....Je sais que nous nous répétons, mais « believe us », ici la vie est différente, les commerçants ont le sens du commerce et nous en donnent pour notre argent. Les serveurs ne vous font pas la gueule ou ne se la pètent pas comme chez nous.

En tour cas grand moment de bonheur pour l'Aurel, qui s'est immergé dans le monde de Forest Gump (personnage mythique pour notre grand garçon), pdt une heure trente. Quant à nous, l'envie de se refaire le film de 3H00 nous a titillé... Ce n'était pas qu'un simple restaurant de plus : c'était encore une fois une expérience inoubliable et nous y étions BIENS...

BB reprend (la paresseuse..)

Nous essayons de profiter d'une éclaircie pour découvrir le fameux parc de Point Lobos, superbe réserve naturelle où s'ébattent éléphants de mer, loutres, et de multiple variétés d'oiseaux...

Le soleil, facétieux, disparaît à l'approche du parc... petite ballade tout de même sur les sentiers escarpés, à admirer quelques bestioles somnolentes sur les rochers.... ahhh où est donc passée cette belle lumière qui fait le bonheur des photographes ???? mais bon, on ne gagne pas à tous les coups !!!!.

retour à l'hotel après quelques courses pour notre encas du soir. Voilà, debrief de la journée autour d'un petit Chardonnay de la Napa Valley, préparatifs pour notre dernière escale à San Francisco !

Les bises spéciales à nos ami(e)s de St Exupéry qui voient les avions partir....

Un coucou à Sandra et JeanPhi qui nous ont précédés en Californie !

Bises à toutes et à tous !




Publié à 04:45, le 18/08/2008, Monterey
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« Oh t'as ri » sur des golfes pas très clairs !!

Dimanche 17 Août – 370 Kms


Hub raconte : Nous avons pas mal « rouillé » à St Simeon, un bled qui ne ressemble à rien sur la Hwy 1 où vivent un peu plus de 400 personnes; sans doute le petit personnel des 5 hotels le long de la highway, essentiellement des mexicanos. Un hôtel sans saveur et sans personnalité et très cher. Il faut savoir qu'ici comme en France c'est la « very high season » qui se termine ce soir. Tous les prix sont multipliés par 2 et tout est full de chez full!! C'est d'ailleurs la raison principale qui nous a obligé à descendre aussi bas de MONTERREY.

Ce matin même topo hélas que la veille, à l'instar d'Aurel la brume épaisse a du mal à se lever!!

Nous décidons de rendre une petite visite à nos bruyants et malhodorants voisins qui squatent une plage de sable gris depuis qq années. Une colonie d'éléphants de mer et d'otaries, partagent avec des centaines de cormorans, de pélicans et de mouettes ce bout de Pacifique. Le spectacle de ces mastodontes malhabiles sur la terre ferme, se grimpant dessus pour s'approprier un coin de sable, se frottant la gueule avec leur nageoire , s'aspergeant de sable, ou se roulant « des pelles » est plutôt cocasse. Aurel a daigné descendre de la voiture et il ne l'a pas regretté.

Dommage que le temps.... Las, la carte SD a pas mal chauffé et le résultat comme vous pouvez le constater est sympa.

Nous décidons de quitter le bord de mer, et de remonter sur Monterrey par la freeway 101. Immédiatement nous retrouvons le ciel bleu et la chaleur. Paso De Robles à l'entrée de la freeway où nous prenons un copieux breakfast. (pour plus de précisions RDV à l'article sur Salt Lake city « un goût de sel sur la route) tout pareil et tout aussi sympa, il n'y a que la serveuse qui était plus jeune...

La nuit d'hôtel était très chère et sans « continental breakfast »!!! Et oui dans la « high season » en Californie la notion de service s'estompe pour presque disparaître à mesure qu'on approche du 15 Août.. C'est d'ailleurs un peu gonflant. Si ça continue nous finirons par nous sentir chez nous.. Non je suis injuste, je vous rassure, car dés que nous nous éloignons du bord de mer (comme pour prendre notre breakfast) nous retrouvons l'Amérique que nous aimons.

Sur la « route » de Salinas ( le fameux bled où James Dean...), nous traversons pendant des dizaines de miles une plaine fertile entièrement dévolue à la culture maraichère. Et soudain une odeur reconnaissable entre toutes, pénètre l'habitacle climatisé que nous croyions pourtant hermétique : de l'Ail!!! L'odeur habituelle de la vinaigrette provençale ou de l'aiolie à la puissance 10!! Un concentré écoeurant qui s'insinue dans tous les interstices, adhére à nos vêtements et nous donne l'impression qu'aucun spray ne nous fera retrouver notre haleine.. Nous sommes simplement en train de traverser Gilroy; sympathique et bucolique bourgade qui s'est autoproclamée « capitale mondiale de l'ail ».. ici on ne craint ni les vampires, ni la mauvaise haleine. Nous imaginons le bal du village en plein été, qui plus est dans la salle municipale... D'ailleurs, nous ne sommes pas loin de la réalité, car nous apprenons que chaque année, Gilroy célèbre sa culture emblématique par « le festival de l'ail ». Imaginez faire partie du jury pour l'élection de « Miss haleine d'ail.. »


Aprés Salinas, nous poursuivons vers Santa Cruz au nord de Monterrey. Tout autour de Salinas des hectares et des hectares de laitues proprement alignées; même le cimetierre est au milieu d'un champ de laitues. Tout l'espace est dévolu à la feuille de salade jusqu'au bord de la route, comme dans le Beaujolais où les vignes s'arrêtent à la limite.

Aprés Salinas nous arrivons à « Castroville »; et la, on ne le fait pas exprés je vous assure, nous traversons des champs immenses d'artichauds (artichokes comme ils disent ici) et à l'entrée nous constatons que nous pénétrons dans « la capitale mondiale de l'artichaud... » comme écrit fièrement sur la bannière du bled. La aussi un festival annuel et : Moment de gloire du trou de paguts, Marylin MONROE a été élue en 1947 « Miss Artichokes »... Oui vous avez bien lu.. c'est sans doute pour ça que, éduquée aux bienfaits du légume, elle se soit jetée goulument sur les « poireaux » de 2 « gros navets » !!! Bon elle est facile et gratuite.. A ce sujet j'ai remarqué que les Américains ont une perception très différente de nous de leurs Présidents: ainsi Bill Clinton et John Kennedy ne sont pas ensencés comme chez nous.

Enfin nous quittons les villes légumineuses pour nous rapprocher du bord de mer. Mais les nuages et la froideur de l'air que nous retrouvons gachent le plaisir et surtout ne payent pas les 52 kms supplémentaires depuis Salinas, au milieu de l'affluence estivale.

Trop de monde en Californie!!!

Notre hôtel un « Best Western » est sympa: une petite suite avec 2 chambres, frigo et microwave proposant une piscine-jacuzzi et salle de sport. Aurel, qui semble avoir pris de grandes décisions, fonce perdre 200 calories dans la salle de training; je le suis à mon tour aprés avoir grillé « une cigarette du cowboy »; pas de problème je perds rapidement sur « le marcheur » 200 calories pendant que BB surveille le lave linge et le sèche linge installés à côté... American way of life!!!


Les alentours, comme tous les hôtels de ce type dans ce genre de petite ville: dans des terrains vraiment vagues, très trés prés du freeway....

Nous sommes heureux d'avoir retrouvés nos Marseillais que nous pensions perdus dans le lot (des estivants...)

En conclusion, une fois n'est pas coutûme, je vous recommande à tous le superbe blog de Eric sur une région méconnue des highlands (Ecosse) : le Sutherland et le Caithness http://highlandecosse.uniterre.com/

Les photos donnent vraiment envie et que dire du texte et de l'écriture : un PRO le gars !!

Bises affectueuses à toutes et à tous.

PS : la barre des 8000 km a été passée aujourd'hui !



Publié à 03:40, le 17/08/2008, Salinas
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Smoke gets in Pacific !

Samedi 16 aout -  490 km


Départ sans encombre de Yosemite ; l'étape ne devrait pas être trop longue : nous passons par Monterey (ou nous reviendrons demain) pour longer la cote pacifique le long de la superbe route n°1.(en fait, elle sera plus longue que prévue, difficile d'estimer les distances dans ce pays !).

La transversale plein ouest traverse de beaux paysages vallonés aux herbes jaunies, ponctués de lacs bleu acier (plutot des « réservoirs d'eau » ici) et de quelques exploitations agricoles fruitières. Les maisons sont proprettes, voire luxueuses... on est clairement dans un état plus riche qu'ailleurs !

Mais nous sommes maintenant en Californie, finis les grands espaces vides, les routes rectilignes et les highways solitaires à 4 ou 6 voies ; nous rencontrons du monde, des bouchons, des feux, des ralentissements... bref la civilisation ! Dommage... nous étions bien perdus au bout du monde !!!

Nous laissons 35° à yosemite, un grand ciel bleu et soleil, pour trouver en meme temps que le pacifique une brume à couper au couteau et un océan loin de son bleu légendaire...

Dommage pour la route panoramique, ciselée le long de la côte déchiquetée entre Monterey et San Siméon au Sud ; le temps de s'y prête pas, et la grisaille ambiante n'incite pas aux arrêts « Vista Point » !

Pause picnic tout de meme sur une splendide petite plage nichée entre deux promontoires rocheux, d'accès difficile et au parking restreint... On se régale, entre mouette et vagues se brisant sur les rochers...

Arrivée à San Siméon, dans notre hotel surpayé (week en du 15 aout oblige), perdu dans la pampa, sans charme particulier... eh oui, haute saison sur la cote californienne aussi !

Hubert tourne en rond, ne trouvant même pas un coucher de soleil à photographier sur ce P.. de Pacific !

Aurélien a taté du sauna et de la piscine (chauffée : eh oui, le climat n'est plus ce qu'il était : nous avons retrouvé les températures de Serge et Sylvie dans le Lot : 16°. Cela nous fait un choc thermique difficile. Pour la première fois du voyage, j'ai sorti ma veste de la valise, c'est dire.

De plus, la brume et le ciel gris sont vraiment posés sur le littoral : quelques centaines de mètrès à l'intérieur des terres, c'est le ciel bleu : rageant n'est ce pas !




Publié à 02:29, le 16/08/2008, San Simeon
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Et au milieu coule.....une rivière

Vendredi 15 Août – 115 Kms


Hub raconte : en préambule, sachez que la barre des 7.000Kms a été dépassée!! notre seconde journée à parcourir «Yosemite Park », toujours sous un magnifique ciel bleu. Comme hier lever à 7H15, départ du chalet une heure plus tard, direction la célèbre « Yosemite Valley » traversée par la Merced River et protégée par de gigantesques parois de granit « El Capitan » notamment.

L'avantage du petit matin, outre la fraicheur naturelle, c'est qu'il y a peu de circulation et les quelques parkings offrent encore de la place.

54 Kms avant de garer la Jeep pour débuter notre ballade vers le « Mirror lake ». Aurel et Moi la jouons facile car c'est BB qui a choisi notre ballade = 2 miles AR à suivre le cours de la « Tenaya river »sur un chemin sans réel dénivelé.

Donc une heure AR, niveau de difficulté = improbable et incertain, pour aussi facile il n'y a pas d'échelle!! Bon je plaisante. Dans le guide du park remis à l'entrée il est quand même écrit que c'est "the" ballade des photographes qui se pressent au petit matin pour photographier les parois de granit qui se réflètent dans « mirror lake ».

Nous voilà partis d'un pas confiant, le stock de pellicules pour moi, les cartes SD pour BB, les mains dans les poches pour l'Aurel.. Aprés une demie-heure dans les sous bois à respirer les douces senteurs du crottin frais, nous approchons d'une « sorte de flaque d'eau » dans laquelle se mirrent de très jolis reflets. Bon ça vaut bien qq clichets, belles couleurs du matin pas besoin de polariser, gentillet, mignonnet....

Nous reprenons notre sentier pour « Mirror Lake » et nous marchons et nous marchons et nous marchons toujours (comme les Shadocks). Au bout d'une heure et demie, quelques doutes font plus que s'insinuer et nous rappellent que justement à Monument Valley... Bon vous connaissez l'histoire. Mais il est où ce « P....... » de lac??? Soit les Rangers font pire que les Navajos dans l'évaluation des distances et le fléchage soit nous nous sommes encore plantés car même BB marche plus vite qu'un mileà l'heure. (1mile = 1,6Km)

En plus sur la carte nous sommes montés bien plus haut que le Mirror lake et nous avons même entamé la seconde partie d'un grand loop.

Nous rencontrons enfin des randonneurs qui arrivent dans l'autre sens (donc rassurant) et qui nous informent qu'au mois d'Août le lac est complètement asséché et qu'il n'existe plus. Il ne reste que :.............. vous vous souvenez de la « flaque » du début?? Et bien c'était ce qui restait du Mirror Lake!!!


Finalement heureusement que nous n'avons pas fait « les dégoutés » vous pouvez ainsi admirer vous aussi qu'on aime tant quelques reflets dans une flaque!!!

Au total notre « petite » ballade aura fait un peu plus de 5 miles soit plus de 8kms.. Mais c'était quand même génial et cela nous a fait un bien fou de partager avec des milliers de moucherons agressifs notre espace vital pdt 3 heures...BB a inauguré une nouvelle ampoule dans un endroit impossible du pied; Aurel a fini par avoir qq crampes : son premier geste, dans la voiture, aura été de se dénuder les pieds. Je vous laisse imaginer le retour d'enfer qu'il nous à fait vivre malgré nos protestations véhémentes = vitres grandes ouvertes, en vitesse accélérée pour faire rentrer le plus d'air possible dans l'habitacle, de temps en temps nous tentions de nous mettre en « apnée », respirions un léger filet d'air par la bouche à peine entrouverte, dents serrées....


Comme hier, copieux lunch à 14H30 et aprés midi à buller, à préparer notre itinéraire de demain qui va nous emmener sur la côte Pacifique vers St Simeon.

Le compte à rebours vers le grand retour à hélas déjà commencé; nous avons bien l'intention d'en profiter au maximum jusqu'au bout et vous faire vivre encore qq belles découvertes.


Bises affectueuses à toutes et à tous « We miss you encore plus grave ... »



Publié à 02:12, le 15/08/2008, Yosemite National Park
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A l'ombre du « half Dome »

Jeudi 14 Août


Le temps est toujours magnifique, et nous partons ce matin pour 2 points forts du parc parmi tant d'autres : mariposa grove et Glacier Point.

Mariposa Grove est une zone de forêt abritant d'immenses séquoias millénaires : un séquoia peut en effet vivre des centaines d'années, c'est un arbre extrèmement résistant, et même à terre, il met plusieurs centaines d'années à disparaître grace aux tanins très puissants de ses bois.

Mais c'est aussi un géant aux pieds d'argile : ses racines puissantes restent peu enterrées sous le sol, et un gros coup de vent peut le jeter à terre, ou son tronc peut se briser comme du verre en plusieurs morceaux !

Il y a au monde des arbres plus hauts, et des arbres aux troncs plus épais, mais s'ils sont fameux, c'est parce qu'en volume total, le séquoia géant est le plus grand organisme vivant connu !

Il fait encore frais quand nous attaquons la marche qui nous fera découvrir ces géants paisibles et majestueux, tout au long d'une piste de 4 km.

C'est vraiment étonnant ! Le Grizzly Giant est vieux de 1800 ans ! Certain ont meme le milieu de leur tronc brulé ou évidé à la base et continuent fièrement leur croissance...

Les narines encore palpitantes des odeurs fortes et boisées de ce sous bois étonnant, nous reprenons la route pour rejoindre un point de vue incroyable sur le parc : Glacier Point.

Nous dominons l'extraordinaire vallée glaciaire de Yosemite : des murailles de granit d'une seule pièce, qui n'attend plus que le ciseau d'un artiste géant, des parois lissées il y a des millions d'années par un glacier colossale qui a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée de granit.

Le Half Dome, figure emblématique du parc, est comme une demi sphère dont le glacier a raviné la moitié, d'ou son nom...

La route pour revenir à Fish camp est longue, en file indienne derrière des conducteurs debout sur leurs freins (il n'y a pourtant pas de quoi !), des campings-cars (ici RV) hahannant et des zones en travaux...

Déjeuner un peu tard au chalet puis reste de l''après midi relax, blog, film sur Yosemite gentiment mis à disposition par notre loueur.

Nous souhaitons de bonne vacances à Serge et Sylvie.

Bisous tendres à tous

à demain

 



Publié à 03:35, le 14/08/2008, Yosemite National Park
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La mine abandonnée de Old Digger!!

Mercredi 13 Août – 455 Kms


HUB raconte : Nous avons passé une soirée sympa et cool au « Fandango casino ». BB a joué pdt 1H30 à tenter sa chance sur divers « bandits manchots »; elle avait un budget de 20$ et elle est ressortie avec 21,75$; qui dit mieux?Certes elle n'a pas gagné de quoi aller loin, mais elle s'est amusée et n'a rien perdu. Voilà comment je comprends le JEU!!

Grasse matinée ce mercredi puisque lever à 7H15, nous reprenons la Hwy 50 et dés la sortie de Carson City, nous attaquons la montagne qui fait la frontière avec la Californie. Au col, 2300 M, nous basculons en pente douce vers le magnifique Lake Tahoe, comme un miroir, les montagnes alentours s'y réflètent dans la douce lumière du petit matin. L'endroit est extrèmement « chicos », il nous faut négocier pour s'arrêter faire une photo sans payer la « fee » locale. Contrairement à nos bords de mer ou de plage, ici la vue est totalement réservée aux chalets et villas et qq resorts. Les magasins, restaurants, bars, lieux de loisirs, campings, parkings « les paillottes » sont situés à l'intérieur des terres. Encore un exemple où tout est fait pour le confort des citoyens qui ont les moyens. Rien ne gache la vue ou le paysage, tout est propre et bien agencé.

Aprés le Lake Tahoé nous empruntons la Hwy 88 qui serpente dans les montagnes, traverse de nombreuses petites rivières, qui ruissèlent au milieu de vertes et tendres prairies; j'insiste mais le changement par rapport aux journées précédentes est aussi radical que brutal. En haut de Carson City c'était encore le désert et sur l'autre versant une « petite Suisse »...

Notre hyghway prend de l'altitude pour monter à la Carson Pass (2700 M). Ensuite 150Kms jusqu'à Jackson, ancienne ville de mineurs, réputée pour son centre historique (style western); sans doute... C'est plus l'imagination que l'on voudra y mettre, que la reconstitution ou la « conservation » qui donne à Jackson un vague attrait touristique!!! La chaleur est à nouveau écrasante 38° (nous avions oublié); en Californie c'est la canicule et, comme nous sommes en altitude, nous n'imaginons même pas ce que ce sera au bord du Pacifique.

A Jackson nous quittons la piste tracée par le célèbre « Kit CARSON » qui gagnait sa vie, entre autres, en guidant les convois de pionniers vers le Pacifique, et qui était aussi un grand massacreur d'indiens devant l'Eternel!! (Dommage qu'il ne se soit pas interessé aux Navajos...Mais non KIKI, je te jure que je n'en pense pas un mot – C'est de la provoc gratuite ... Quoique ??)

Nous empruntons la fameuse route des « forty niners » (Hwy49). Aprés la découverte du fameux métal précieux en 1848, plus de 90.000 personnes se ruèrent vers la californie qui ne comptait alors que 14.000 habitants (Aujourd'hui plus de 29 millions ...). Les fameux « forty niners » déboisèrent les collines, installèrent des villes de fortune, peuplèrent et creusèrent le sol californien pdt plus de 10 ans. La Californie fut la dernière conquête territoriale américaine aprés l'Alaska.

Sur cette route « historique » les guides nous informent de « villages fantômes » justifiant qq détours: en fait les « villages fantômes » se sont transformés en résidences secondaires pour nouveaux bourgeois, et les « fantômes » utilisent tous des cellulaires!! Las, encore une « historique déception »...Mais il est vrai que l'histoire américaine est si courte et qu'ils ont tant bâti en si peu d'années; pour nous européens notre histoire est à une toute autre échelle. Sur cette route sinueuse, encore de nouveaux paysages, tous brulés par la chaleur; ici ça ressemble aux collines des Marques ou des Abruzzes dans le sud de l'Italie. Les vignes et les ravissants villages, où il fait bon déguster une granite, en moins évidemment...

Nous décidons de quitter la hwy49 pour faire une « courte » traversée de Yosemite avant d'en ressortir par le sud à Fish Camp où nous avons loué un chalet. Ce qui semble court sur la carte fait quand même 100kms; encore une fois mauvaise évaluation des distances...

Ce parc est aussi magnifique que gigantesque. Nous traversons pdt des dizaines de Kms des forêts de sapins avec une densité que nous ne voyons plus chez nous. On monte vers des « pass » on redescend vers des vallons, puis on remonte, puis.... Ca n'en finit pas, c'est long, très long et pour corser le tout nous avons retrouvé une circulation très dense. Nous avions oublié pdt plus de 3semaines que nous n'étions pas seuls au monde!!!

Mais sincèrement, ça vaut lé détour. Ici les vallées sont bordés d'immenses murailles de granit comme jamais vu; les sapins sont hauts, très hauts et ce ne sont que des « bêtes » sapins.... Pas de fumée d'incendie à l'horizon, mais de partout l'état d'alerte est à son niveau maximum. Tant pis pour le feu de camp dans la forêt à fredonner les chansons de « Graham Allright »...

Notre chalet est génial, avec tout le confort = un gd, un immense frigidaire à l'américaine, un non moins grand four qui s'allume dés qu'on l'ouvre, un lit king size pour nous une chambre pour l'Aurel la totale...

Nous laissons l'Aurel se décerveler devant la télé et nous partons faire qq courses de bouffe. Sauf qu'ici le supermarché le plus prés se trouve à 23 Kms de route en lacets et virages perpétuels. Pas le choix... inutile de vous dire que si BB avait oublié qq chose je n'aurais pas refait 46 bornes!!

voilà fin de la journée qui a été longue au niveau de la route à cause de la circulation et des nombreuses zones urbaines que nous avons traversées. La Californie ce n'est pas l'Utah (2millions d'âmes) ou le Nevada...

Nous espérons que vous allez tous bien . Bises affectueuses à toutes et à tous...




Publié à 03:31, le 13/08/2008, Yosemite National Park
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The Loneliest Road in America

Mardi 12 Août – 535 Kms


Nous voilà partis pour une longue étape sur la Highway 50 WEST, surnommée la « Loneliest Road in america » ; quand on la parcoure, on comprend tout de suite pourquoi ce surnom : route très peu fréquentée, ou les kilomètres se déroulent à l'infini, rectilignes, entre des étendues mi roche-mi sable-mi végétation rabougrie. Nous sommes dans le Great Basin, une sorte de cuvette d'ou l'eau ne repart jamais.

Nous comprenons pourquoi le symbole du Névada est l'armoise : cette petite plante odorante et vert pâle recouvre tout le territoire que nous traversons ; au court de la route, quelques étapes innatendues : la Middle Gate Station, comme un oasis après 250 km sans RIEN ; il faut savoir que nous longeons la piste historique du Poney Express (les premiers courriers à cheval traversant l'amérique d'Est en Ouest, fameux !) et part ici aussi a été installé le premier télégraphe transcontinental...

La petite ville d'Eureka, avec sa belle court de justice et son vieil opéra très chic rappelle que cette ville de mineurs à connu la fortune un siècle plus tôt, grâce à un filon d'argent de 40 millions de dollars ! Le Nevada est un pays de mineurs avant tout !

Middle gate station : Un vieux bar incroyable, comme on l'imagine dans l'ouest profond : plein de vieilleries, où tronent un billiard, une table de poker, un coin « musique », des antiquités poussiéreuses, de vieilles carioles devant la porte ; un barman barbu échappé du groupe Texas avec un accent à couper au couteau... un régal !

100 kilomètres plus loin, une incroyable dune de sable oubliée depuis quelques millions d'années au mileu des montagnes et de la plaine !

Nous atteignons FALLON, berceau de l'école des Top Gun, avec un base de l'aéronavale (vous voyez que même sur les routes les plus perdues, il y a toujours quelque chose qui se passe ici !)

Puis se profile Carson City, petite ville tranquille, capitale du Névada, qui étale bien sur restaurants, motels, casinos et supermarchés le long de sa Main Street.

 Ce soir nous avons une jolie petite suite, où nous allons nous faire une « popote » maison, puis une dernière tentative du coté des « bandits manchots » !

Hub reprend : aprés l'installation au « Plazza Inn suites » le long de la Hwy 50, nous partons faire quelque courses au supermarket local. Comme toutes les fois où nous sommes rentrés dans un commerce (et elles commencent à être nombreuses), nous sommes enchantés, et le mot est faible, par la gentillesse du personnel, le sens du service et de l'aide. La moindre question et la réponse arrive avec le sourire, le personnel n'hésite pas à vous emmener dans le bon rayon, au lieu de vous faire un vague geste d'indication comme chez nous. Au rayon traiteur, dès que nous hésitons sur un produit à la coupe, le salarié nous le fait gouter à chaque fois.

A la caisse, systématiquement, on s'enquiert de votre journée, on s'inquiète de savoir si vous avez pu trouver tout ce que vous souhaitiez, on est « charmés » d'apprendre que vous êtes français, et immédiatement on s'essaie à quelques souvenirs de sa période langue étrangère au collège; et en même temps qu'on bavarde et qu'on se raconte les derniers potins du coin (je parle la des caissières), on enregistre nos achats et, on les range soigneusement dans des sacs plastiques..

On vous propose même de pousser votre chariot jusqu'à la voiture et de ranger vos courses dans le coffre!! Vraiment I love ce pays.

Je ne vous parle que des employé(e)s, dont le niveau de formation est certes bon, mais surtout, qui possèdent tous une conscience professionnelle inimaginable au regard des standards de nos « Leclerc, auchan... »

Dans une petite boutique c'est un réel plaisir d'entrer de regarder de se faire conseiller.. Parfois en prenant du recul on se dit qu'il n'y a rien d'extraordinaire ils ne font que leur travail de vendeurs; oui mais chez nous ce n'est plus comme ça depuis longtemps, ce n'est plus un plaisir de dépenser de l'argent c'est devenu une « galère ».

Voilà fin de l'aparté .


bisous tendres à tous !



Publié à 04:06, le 12/08/2008, Carson City
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Un goût de sel sur la Route!!

Lundi 11 Août – 500 Kms


Ce matin lever 6H30 pour cette première grande étape qui nous conduira aux portes de la Californie. Nous quittons Park City sous un ciel bleu azur splendide, sans le moindre nuage à l'horizon, rejoignons rapidement l'I 80 qui nous conduit à SALT LAKE CITY, où nous décidons de faire une halte pour prendre un breakfast. Comme toujours très copieux, café (certes jus de chaussette au goût indécis) à volonté, oeufs et pommes de terre sautées, pan-cakes au sirop d'érable, pie au coconut, salade de fruits frais, toasts...Comme toujours pas cher 25$, comme toujours servi avec force sourires et charmant welcome. Comme toujours Aurel reçoit des compliments de la serveuse, mais comme toujours elle est d'un age très certain...

Rassasiés, nous en profitons pour visiter le COEUR de l'empire Mormon : « le Temple maître » situé au point central de SLC, bâti dans un désert de sable dont l'emplacement précis a été choisi par le prophète Brigham YOUNG. (Jospeh SMITH le fondateur de la secte ayant été lynchè qq teps avant). Autour du temple SLC se bâtira ensuite.

La construction débuta en 1853 et s'achèvera en 1893. Ce temple, entièrement en granit ne se visite pas, il ne sert qu'aux célébrations de mormons. Tout autour, quelques buildings qui abritent la banque des mormons (la Zions bank – Zion est le nom de leur terre promise) le « headquarter » des mormons qui gère le peuple mormon.

Mais au fait, qui sont les Mormons?

 Les membres de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, appelés aussi Mormons, placent la famille au dessus de tout ; les familles mormones sont souvent nombreuses. Une grande importance est attachée au travail et à l'obéissance stricte aux chefs religieux. Le tabac, l'acool, le thé ou le café sont prohibés. Les jeunes doivent effectuer un service missionnaire de 2 ans dans le monde ; ils rassemblent environ 11 millions de membres !

Leurs « visitor centers » sont étonnants : films, photos, documents interactifs, PC à disposition pour consulter leurs banques de données : les mormons disposent de la plus grande base de données au monde rassemblant les généalogies du monde entier : actes de naissance, décès, mariage, y sont recensés depuis des décennies : c'est vraiment la référence ! Il y a encore qq données à enregistrer car Jean IVALDI (mon Gd père) et Léopold GOURMEL (arrière Gd père de BB) sont introuvables!!!

La polygamie est de règle chez les mormons – Jusqu'à 50 femmes !!! Elles sont choisies jeunes et n'ont pas droit au mariage d'amour, nous avons croisé quelques vieux barbichus et barbus se promenant avec « leurs filles ».

Une règle essentielle : tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin. Quand tu peux en « niquer » 50, faut quand même avoir une « sacrée »santé pour draguer la nana du voisin!! on ne bois pas, on ne fume pas, on ne s'amuse pas, mais on se reproduit et on prolifère ardemment. Un Mormon célèbre : Robert REDFORD, qui a acheté prés de Park City une vallée entière : la Sundance valley où tout lui appartient resorts, pistes de sky et où il organise chaque année un célèbre festival de films d'auteurs.

Aucun rapport avec R.REDFORD le Mormon, mais en regardant de plus prés notre vinaigrette de marque « Newman's Own » nous apprenons que le célèbre partenaire du non moins célèbre Mormon, est le propriétaire de cette marque qui vend d 'autres produits agroalimentaires et que sa fondation (à son patronyme évidemment) a déjà versé depuis 1982 plus de 200 millions de dollars aux oeuvres caritatives. Ce pays est génial!! Un peu comme si chez nous nous avions le vinaigre « Catherine DENEUVE » ou les capotes « Christian CLAVIER »...

Nous reprenons l'I80 pendant 150 Kms, enchantés par notre halte à SLC où nous n'avons rencontrés que des gens souriants. A la sortie de SLC, l'I80 traverse les grands lacs salés en ligne interminablement droite et toujours sous un merveilleux ciel bleu. Encore une fois grandiose, immense, démesuré: paysages de désolation qui, aprés le cours sur l'exode mormon, nous fait admirer le courage ou la folie (c'est selon) qui leur a fallu pour coloniser des terres aussi hostiles, plates comme les seins de Jane Birkin ou de ma main (c'est selon)

Devant nous, comme une lumière, nos premiers mirages qui se réflètent à l'infini sur la croute de sel. Encore plus loin des montagnes craquèlent et lézardent l'horizon immobile de cette interminable et rectiligne highway.

La frontière entre l'Utah et le Nevada se trouve à Wendover. A l'Est c'est l'Utah, et Wendover Wesr se trouve dans le Nevada = rempli d'hôtels casinos !!! Le trou du cul du monde dans un désert, entouré de lacs salés et une dizaine de casinos flambant neufs pour les mormons pas encore totalement convaincus ou convertis (c'est selon la aussi).

Nous quittons l'I80 et prenons plein sud la route 93, elle aussi très rectiligne et très désertique. Tous les 10 Kms en moyenne, nous croisons un véhicule; c'est génial, vous n'imaginez pas ça nous distrait, ça nous change !!!

En tout cas, dans ce pays, même des étapes de 500 Kms ne sont pas fatiguantes; les routes sont larges, peu fréquentées, ne traversent aucune agglomération, pas de radar pour faire « ch... » les honnêtes conducteurs. Respecter les limitations de vitesse n'est aucunement une contrainte puisqu'on peut rouler tranquillement et faire de très honorables moyennes.

BB reprend :

Nous ferons étape à ELY, petite ville de 5000 habitants ; finalement, il se passe plein de choses à ELY : une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert du monde, un centre pénitentiaire avec près de 1000 détenus les plus méchants des méchants, un train à vapeur historique... Notre hotel est cette fois le typique motel américain, avec la voiture garée devant le chambre...

Ici, 2 factions se partagent la ville les soirs de fêtes : la clan des mineurs contre le clan des matons... les plus jeunes « allumés » finissent la soirée en bagarre façon far west ! Il faut bien s'amuser... Il y a aussi quelques casinos miteux «  le prospecteur » ou « la ruée vers l'or » (vous l'aurez compris, il y a beaucoup de mines et de mineurs au Névada).

Voilà, vous savez tout ! Merci à nos fidèles visiteurs que nous embrassons affectueusement. Je vois que les 'tit gros prennent des cours accélérés d'espagnol et qu'Aurore se lance dans les commentaires, super !!

Un calin du coté de Charantonnay où -presque-tous sont réunis, et bonnes vacances à l'OM !

Courage pour nos petits chéris Rochelais qui ne vont pas chomer ces prochains jours , Forza, ça vaut la peine !


Bisous et bonne nuit !



Publié à 04:28, le 11/08/2008, Ely
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Relache à Park City

Dimanche 10 aout

Journée cool à Park City : grasse matinée au Yarrow, puis brunch dans Main Street ; City Park est ravissant, et tout à fait propice au shopping avec des « outlets » comprenez « magasins d'usine » où nous faisons quelques bonnes affaires en « dégriffé »... Nous rejoignons Tony et Vivian chez eux pour un dernier aurevoir et quelques ultimes papotages bien agréables.

Dernier shopping puis un petit diner mexicain de bonne heure à la Baja Cantina (bonnes margueritas...) : il nous faut rattraper notre retard bloggeur ; c'est choses faite.... Nous pensons très fort à vous tous et vous disons... à demain pour une très longue étape : le début de la traversée vers la Calofornie !

 (Tony et Viviane sur la photo)



Publié à 04:53, le 10/08/2008, Park City
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Pourtant, que la montagne est belle....

Samedi 9 aout – 380 kilomères


Nous dédions cette journée à petit Yannou, car je crois qu'il aurait vraiment aimé vernal et le parc national des dinosaures...; J'ai quelques photos spécialement prises pour lui...


Temps mitigé pour ce début de matinée, direction le « Dinosaure National Monument » immense et très beau parc à cheval sur l'Utah et le Colorado.

Au visiteur center, étape au DinoStore...

Malheureusement, l'incroyable carrière ou ont été découverts des centaines de dinosaures fossilisés ne se visite pas pour l'instant : le batiment qui la protège s'est fissuré et menace d'effondrement.

C'est un des plus grands sites au monde : il y a 150 millions d'années vivaient au bord d'une rivière aujoud'hui disparue des centaines d'animaux préhistoriques, donc les cadavres furent recouverts par les limons de la rivière, puis fossilisés doucement, ensevelis sous une couche de plus de 1 km d'épaisseur ! au début du Xxème siècle, un paléontologue, Earl Douglass, découvrit les fossiles, « remontés » au grand jour durant des siècles d'érosion et de bouleversements géologiques de cette zone.

Le parc, outre des paysages -encore- splendides, recèle de nombreux pétroglyphes des indiens Fremont (il y a 800 ans). Au bout du chemin, la cabane quasi intacte d'une sacrée bonne femme, Josie Morris, ex femme de Butch Cassidy, née en 1870, mariée 5 fois, et qui vécut là seule et sans confort moderne avec ses animaux jusqu'à sa mort en 1964, chassant, pêchant et cultivant son mais.

Après un immonde Burger King (une fois n'est pas coutume, idée d'Aurélien, à qui, convalescent et ne pouvant presque rien avaler de solide, nous ne pouvons rien refuser !), nous voilà partis pour Park city, petite ville de montagne largement développée après les jeux olympiques de Salt Lake City en 2002, ou nos amis nous ont réservé une chambre et nous attendent à diner.

Hub raconte:


Nous avons laissé derrière nos « pets et rots » glyphes, en remarquant que les traces laissées plusieurs milliers d'années aprés Lascaux par cette ancienne « civilisation » indienne ressemblait plutôt au « néant de thal!!! » (Elle est connue mais que voulez vous il se fait tard encore une fois – P...... de blog....), court arrêt à Vernal pou faire plaisir au Gd Garçon (BB vous l'a expliqué), je rajouterai qu'it was the first time but surely the last – Aprés 2 bouchées de cet infect hamburger je comprenais pourquoi il y a 10 Mac Do pour 1 burger King. Dans l'immonde ils sont no-limit.

Nous entamons notre étape d'environ 250Kms afin de rejoindre Park City. Comme toujours, nous traversons des « sortes » de bleds uniquement fait de baraquement sordides, de mobile home brinquebalants, de RV rouillés, de petites maisons de bois.. Il y en a des milliers sur les routes on dirait des taudis de gitanos comme à Vaulx en velin et pourtant, les alentours ont beau être des dépotoirs de tout ce que la famille a possédé ces 20 dernières années, (voitures, caravanes, remorques, electroménager tout un empilage hétéroclite qui rouille dans les jardins), devant chaque entrée, tronent de superbes et majestueux Pick-up, Cross-over V8 ou plus, des bateaux de plaisance flambant neufs, des quads et des jets skys...

Incroyable: tout pour les loisirs et la voiture, mais l'habitat passe vraiment au second plan. On ressent bien les innombrables déménagements pour aller bosser ailleurs, les retours en attendant autre chose; comme un peuple en migration perpétuelle.

Prés des chantiers ou des exploitations se trouvent toujours des terrains très vagues, sans rien où les travailleurs posent leur RV et vivent pdt la durée de leur emploi. Les agents de maîtrise louent des mobile home dans des « parkings » aménagés. Nous le remarquons à cause des dizaines de boites aux lettres toutes fixées sur le même cadre au bord de la route.

Aprés une première partie d'environ 150 kms sans grand chose de notoire, nous longeons un immense lac artificiel (comme le Lake Powell, absolument pas aménagé pour des vacanciers au sens européen du terme, mais uniquement utilisé par les plaisanciers à hors bords; les voiliers sont inexistant dans l'Utah).

La highway prend de l'altitude, le V8 de la hauteur par rapport aux autres véhicules, nous passons un col à 2450 mètres et enfin découvrons les paysages de montagne, les vertes prairies, les ruisseaux et rivières gorgés d'eau, la fraicheur de l'air... enfin ce qui nous manquait un peu depuis 15 jours. Plus de désert ou de plaines fumantes, du vert, du vert et encore du vert. Ce pays est vraiment génial. Les montagnes qui cernent park City, certes ne ressemblent pas aux Alpes ( même si certains locaux appellent leur station « les alpes de l'Utah!!!), mais il y fait doux et frais et l'atmosphère est celle d'une station de sports d'hiver « chicos » en été .

Nous retrouvons avec beaucoup de plaisir Vivian et Tony qui nous acceuille en nous faisant déguster une sélection d'une dizaine de vins californiens; nous nous promenons, sans changer d'appelation, entre cabernet, chenin blan, chardonnay, merlot, muscat frisante, pinot noir... Nous passons avec un couple de leurs amis une soirée délicieuse, à finir les bouteilles entamées pdt la dégustation. Heureusement l'hôtel n'est pas très loin en voiture et les avenues sont « très très très larges » dans ce beau pays. I Love USA!!!

Tendresses à toutes et à tous



Publié à 04:35, le 9/08/2008, Park City
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C'est Fête : ce soir on dîne au Saure !!

Vendredi 8 Août – 405 Kms – Nous avons passé la barre des 5000 km !


Hub raconte : (pendant que BB concocte un petit frichti) et oui changement de programme, cessez de suivre assidument notre road book, nous sommes à VERNAL ce vendredi soir 8 Août et non à Grand Junction; « why ? » : tout simplement parce que Tony et Vivian nous ont invité à les rejoindre dans leur résidence secondaire à PARK CITY (ils vivent habituellement en banlieue de LA) à passer le weekend avec eux. Au retour du rafting nous avons annulé les résa sur Gd Junction et Vernal et retrouvé une résa ce soir à « l'Holyday Inn » du coin.

Demain matin nous visiterons le fameux « Dinosaur park » situé sur une immense mesa qui domine Vernal (comme le parc de Mesa Verde qui dominait Cortez) et nous roulerons environ 200 Kms plein ouest pour les rejoindre. Park City est uen station de ski au dessus de Salt Lake City (la capitale des Mormons) où ont eu lieu notamment des épreuves des jeux olympiques d'hiver.

Nous quitterons donc Lundi Matin Park City pour notre grande traversée vers Yosemite park. Nous passerons donc par Salt lake City et finalement la première étape sera plus courte.

Mais bon, l'intéressant réside dans notre super journée de Vendredi :

Lever à 6H30, breakfast dans la John Wayne suite et départ pour la visite du superbe « Arches Park ».

BB : encore une fois, c'est une féérie minérale sans fin : failles, canyons, pinacles, pierres levées, rochers formant des arches naturelles incroyables, dunes pétrifiées... on ne s'en lasse pas ! Plus de 2000 arches, sans compter toutes celles en formation parsèment le paysage. De la plus minuscule à la plus gigantesque. Nous nous attarderons sur les 2 windows , sur Delicate Arche (l'emblème de l'Utah)et d'autres tout aussi belles. Ce sont l'eau, la glace, les températures extrêmes, alliées à l'érosion qui sculptent dans la roche, depuis plus de 100 millions d'années la plus grande présence d'arches naturelles au monde. Grâce à l'érosion qui poursuit son lent travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pdt que d'autres s'effondrent définitivement. Nous vous expliqueront plus en détail l'histoire géologique du coin à notre retour. Passionnant ...

Dans ce parc il y a également des dunes pétrifiées, des monolithes aux formes variées, des mesas, un peu comme à Monument valley, mais le désert de sable, ainsi que les Navajos en moins.


Nous quittons Arches, et après un rapide picnic le long du Colorado, nous prenons un superbe chemin de traverse pour rejoindre vernal : des paysages à la John ford, des ranch perdus le long du Colorado, puis une ascension vers des paysages plus verts, presque forestiers avant de replonger dans des plaines desséchées à perte de vue. Les paysages sont toujours aussi immenses et pourtant changeants. Un régal.

Notre holiday inn à Vernal est parfait et nous terminons la journée dans le jacuzzi avant de déguster un petit blanc de Californie (loin de notre coteau du Layon !!!!).

Merci pour vos petits mots, tendresses, à demain





Publié à 05:05, le 8/08/2008, Vernal
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Moab version break !

Jeudi 7 aout

Journée de break forcé : l'état d'Aurélien ne s'améliorant pas, nous décidons de consulter un mèdecin ; je pense à une angine, et si elle est bactérienne, antibiotiques de rigueur
Sherry à l'accueil du Apache Motel tente quelques coups de fils et ne trouve pas de rendez vous : elle me conseille d'aller aux urgences de l''hopital local.
A peine arrivés, il nous faut remplir une tonne de formulaires ; Aurélien, décomposé, commence à en avoir assez : on se renseigne sur les "tarifs" estimatifs de la consultation ; on nous annonce un minimum de 180 dollars en fonction de ce que fera le mèdecin !
Sans vouloir chipoter sur les soins pour notre "grand petit", nous jugeons qu'ici n'est pas l'endroit idéal.... Un mèdecin nous voyant sortir nous aide très gentiment et nous conseille un collègue à proximité qui a un cabinet et qui pourra nous recevoir.

Le docteur Rouzer effectivement nous reçoit après 40 minutes d'attente . Tres sympa, très professionnel, il diagnostique effectivement une angine à streptocoques ; il prescrit anti douleur et antibiotiques. La facture sera tout de meme de 131 dollars ; on se demande comment font les américains à petits revenus et notamment lors de gros pépins de santé ! c'est vraiment un problème de société majeur ! Vive la sécu française si on ne la ruine pas avant !
Le temps est très couvert, gris et orageux, avec des averses ponctuelles ; Nous restons donc aux alentours de la chambre ou aurélien se repose. Journée courses, soins et laundry donc rien d'excitant à raconter....
Bisous à tous


Publié à 03:40, le 7/08/2008, Moab
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It never rains In South Colorado!!!

Sauf quand nous y sommes...


Mercredi 6 Août – Rafting et vol scénique

Hub raconte « Again » : Comment vous décrire la nuit dantesque pour tout le groupe : une pluie battante et froide tombe sans discontinuer sur le campement. Les tentes ont beau être protégées par un »toit » l'eau dégouline sur les cotés, finit par pénétrer dans notre nid, ruisselle goutte à goutte sur les jambes d'Aurel et les miennes; ajoutons le tac tac tac lancinant de la pluie sur la tente, nous 3 serrés dans un igloo de 2 places, BB coincée entre les 2 hommes de sa vie, qui lui laisse juste de quoi respirer, moi qui grogne dés qu'elle amorce le moindre mouvement... Ouah la nuit d'enfer!!! il y a pire : le toit de la tente de Oliver et Katherina, rempli d'eau s'est effondré sur eux en pleine nuit, les inondant ainsi que leurs affaires.

Au petit matin, il pleut toujours tantôt de la bruine éparse, et soudain une épaisse averse. Inutile de vous préciser que le petit déjeuner a été frugal et rapide. Nous avons rangé le matériel trempé et plein de sable mouillé sous une pluie battante, organisé les bateaux et, sanglés dans nos life jackets trempées sur nos vêtements dégoulinants, nous avons attaqué les dernières rapides de Cataract Canyon. Jusqu'en fin de matinée il a plu, heureusement l'eau du Colorado que nous recevions par gros paquets, plus chaude, atténua la froideur de la pluie.

En fin de matinée fin de la pluie, sortie de Cataract Canyon, nous avons oté les life jackets, repris nos aises comme nous le pouvions et tenté de faire sécher nos vêtements.

Les nuages passent et le soleil refait son apparition, brulant comme jamais. Enfin nous allons amortir nos crèmes solaires!! Nous nous baignons de temps en temps autour du radeau, Aurel commence vraiment à ressentir ses 2 nuits difficiles et l'adrénaline des rapides ne l'excitant plus, la fièvre reprend le dessus pour les dernières heures.

Avec la lumière le canyon se fait mirage, se reflète dans le colorado comme dans miroir et sublime ses couleurs ocres. Les parois nous dominent de plusieurs centaines de mètres, nos voix résonnent comme dans un amphithéatre à l'acoustique parfaite. Nous glissons à une vitesse de 6 miles à l'heure sur ce miroir géant, époustouflant. La chaleur nous écrase à nouveau mais, croyez moi, au milieu de cette féérie inédite et unique nous ne la ressentons plus. C'est presque le coeur triste que nous voyons s'abaisser la hauteur des parois, que nous apercevons la sortie du Canyon et l'entrée sur le Lake Powell.

Quelques kilomètres sur le Lake, puis un ponton de fortune, un vieux « school bus » encore plus pourri que celui du départ, dont la carrosserie ne semble tenir que grâce aux innombrables couches de peinture, un vieux « cow-boy pionnier » reconverti, quelques kilomètres sur la 95, pour nous conduire sur une piste d'avions qui longe la 95 sur 500 mètres, en descente et avec des dos d'anes.

Incroyable 3 Cessna « Station Air 207 » nous attendaient au bout de cette improbable piste sans tour de contrôle, sans assistance, sans rien quoi!! I Love ce pays – Il n'y a qu'ici que nous pouvons vivre ça ; inimaginable en France.

Jean est notre pilote, bermuda, tee shirt et sandales, un type comme je les aime : franc dans sa poignée de main, avenant, ne se la jouant pas et génialement efficace. J'avoue être certainement le plus lourd du groupe et donc je prends la place du copilote. Décollage impeccable en descente en avalant les dos d'anes = surprenant, une pensée pour Gérard qui aurait apprécié et se serait certainement bien amusé.

La encore, le vol scénique est magnifique et nous permet de ressentir l'incroyable dimension de ce pays et de son relief si particulier.

Imaginez, aux origines un immense plateau, dominé par des sommets de plus de 4000 mètres, bordé par un océan (comme les cornouailles mais tellement plus haut et plus grand) et des dizaines de cours d'eau qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inéxorablement creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons du plus petit au plus gigantesque. Evitant le combat avec la roche dure en la contournant dans des innombrables méandres, et surtout en révélant toutes les couleurs cachées de la nature.

Aux premiers matins du monde la végétation abondait, luxuriante grace au climat humide et équatorial. Les grands dinosaures y pullulaient (on retrouve leur fossiles pétrifiés dans les parois des canyons), les fleuves et rivières s'entrelaçaient dans des multiples méandres, et la MAIN de l'HOMME n'avait pas encore posé le PIED sur ces contrées (Facile je sais mais bon il est tard...)

Aprés 45 minutes de pur bonheur, atterissage parfait à Moab déjà!!

Le « school bus » du premier matin, pour nous ramener à Tag a Long. Nous quittons Tony et Vivian avec la promesse de nous revoir bientôt dans leur résidence secondaire à Park City, prenons RDV pour diner à « La Fiesta Mexicaine » avec Katherine et Oliver et nous revoila à l'Apache Motel.

Aurélien va de moins en moins bien et préfèrera se reposer dans la chambre sans dîner (c'est vous dire que ça va pas fort...)

voilà fin de l'aventure et du rêve – C'était bon, c'était GREAT, Génial, enfin tout quoi.

Le retard est rattrapé, j'espère que vous serez nombreux à nous rejoindre sur le blog et à nous donner de vos nouvelles.

Tendresses à toutes et à tous


Béatrice, Aurélien et Hubert



Publié à 06:32, le 6/08/2008, Moab
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Quand les rapides s'accélèrent !

Mardi 5 Août – Rafting


Hub raconte :

La nuit a été difficile pour tout le groupe, les matelas et sacs de couchage sont anciens et peu confortables au regard des techniques actuelles et pour les citadins que nous sommes, la transition dans la « wild life » aura été instantanée.

Au petit matin, dés 6H le café bout; si son goût insipide et son parfum inexistant ne procurent aucune attirance matinale, il vaut mieux avoir qq chose de chaud dans le ventre dés le matin (conseil de Brigitte Lahaie!!!) - Breakfast sympa et cuisiné par nos 2 guides à 7H, puis fastidieux rangement du bivouac; aprés nos affaires personnelles, nous devons ranger tout le matériel sorti des boats et refaire la chaîne pour tout remettre. Le moment le plus délicat que les habitués repassent aux novices est le transport des toilettes portatives, autrement dit « la boite à caca!! ». Amis de la poésie....

Le temps alterne gros nuages et éclaircies, pdt lesquelles le canyon étale toute sa palette de couleurs, toutes ses roches aux contours ciselés à l'infini.

Arrêt baignade avant les premières rapides importantes, et derniers conseils de sécurité où, comme toujours aux States, les guides insisteront lourdement sur les risques, les dangers effroyables qui nous guettent, les signes qu'il nous faudra faire si nous tombons du boat, ceux que nous devrons utiliser si par malheur nous ne pouvons être récupérés par notre bateau et alertons l'hypothétique radeau qui passera aprés le notre........ Un peu débile je l'avoue mais c'est leur manière de fonctionner, comme de nous avoir fait signer une décharge de leur responsabilité avant de partir. A écouter Sarah ou Esther nous partions pour descendre les chutes Victoria du Zambèze dans un tonneau de survie...

Life jackets serrées à s'étouffer (safety oblige), nous remontons sur les radeaux et « go ahead pour l'aventure ».

BB poursuit :

Là, nous arrivons dans la zone de Cataract Canyon après le confluent avec la Green River, et nous allons enchainer 24 rapides, de niveau 2 à 5 sur une échelle de 6 (précisons tout de meme que nous sommes en été, le niveau du Colorado est assez bas, et certains rapides (les 5 notamment) ne se passent pas par des novices en hautes eaux (printemps).

l'expérience est plus qu'ébouriffante : Aurélien posté à la « place du cow boy », c'est à dire à cheval sur l'avant du boudin, tel un cow boy en plein rodéo, en prend plein la vue et pousse sacrément l'adrénaline ! Vue de loin, ou meme pris en photo, ces rapides ne paraissent pas énormes, mais plus on approche, et plus on réalise la hauteur des vagues, les rochers qui affleurent, les remous énormes, les trajectoires soigneusement choisies par nos pilotes ; le raft plonge et replonge, des masses d'eau retombent sur nous, des cris d'émois et de joie fusent de toute part, les mains s'accrochent aux filins. L'émotion est intense, décuplée par les parois immenses du canyon, loins de tout dans cette nature totalement sauvage et intacte.

C'est fabuleux ! Puis les eaux se calment et nous arrivons au campement prévu pour cette nuit : une magnifique plage de sable fin (incroyable de voir cela tout au long du colorado : des plages de sable ultra fin, lessivé par des siècle de roulement dans les entrailles du fleuve).

Les tâches du soir achevées, nous dégustons nos bières avec nos compagnons de voyage :

Ronnie, Zack, et d'autres, 8 copains ingénieurs, la cinquantaine bien tapée, en provenance des profondeurs de la Georgie, un accent à couper au couteau, rouges écrevisse dès le 2ème jour, éclusent sereinement Bud sur Bud (on n'a toujours pas compris de quel frigo sans fond ils les sortaient !) entre deux réparation de moteur ou d'hélice (eh oui ! Il faut toujours avoir des partenaires bricoleurs !). Sarah et Esther nos deux guides-pilotes-cuisinières, 2 petits bout de femme affrontant les rapides sur de gros boudins vieillissants, ultra chargés, après des journées de 13 heures, pas mal quand meme !

Sur notre bateau (Piloté par Esther, passionnée de rafting et surtout d'escalade), Katharina et oliver, couple la trentaine, Suisses de Zurich, lui ingénieur, elle pédopsychiatre, très sympas, qui ont démarré le trip en meme temps que les ingénieurs, un jour avant nous ;

Tony, Viviane, leur fils Michael et son copain Jake, charmant couple qui démarrent en meme temps que nous ; Viviane, (d'origine Marocaine, parle très bien le français) et Tony (d'origine anglaise) vivent en Californie où ils dirigent une entreprise d'assurances spécialisée dans l'énergie.

Au menu : pavés de steack grillé, pomme de terre sous la braise et salade... Cependant, les nuages s'accumulent et soudain des coups de vent incroyables soulève une véritable « tempete du désert » sur notre petit paradis : la tente d'aurélien, déjà de guinguois malgré deux démontages-remontages s'écroule à moitié ; nous empilons des pierres pour éviter le risque d'envol définitif.

Le sable a envahi nos tentes.... panique à bord, tout le monde court dans tous les sens pour protéger et consolider le campement, tels des insectes paniqués...

Retour à table après ces épisode ; il fait maintenant nuit noire, et la lampe torche ne nous permet pas de répérer les grains de sable des steacks -forts bons au demeurant- qui crissent sous la dent....

Inquiets par le ciel qui vire de plus en plus, nous nous couchons ; à cet instant, l'averse commence ! La tente d'aurélien rend les armes définitivement sous les intempéries, et nous récupérons notre cher petit dans notre nid. La nuit s'annonce dure, et humide, d'autant qu'Aurélien, parti de Moab avec un mal de gorge, n'est pas au mieu de sa forme, la fièvre fait son apparition. Affaire à suivre dans « Lost, saison 3 »



Publié à 03:42, le 5/08/2008, Moab
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ROUGE est la couleur du Colorado !!

Lundi 4 Août - rafting

Hub Raconte

Très bonne nuit à l'Apache Motel (prononcez « êpatchi »), vraiment le super rapport confort prix de ce voyage – pour l'instant nous lui décernons la palme d'or. Une ambiance vintage qu'aurait bcp aimé Kiki... Oui « boubou », ta soeurette a fait des photos de la J Wayne suitie spécialement pour toi !

Aprés un confortable breakfast dans un restau ouvert dés 6H du matin (tout à fait genre Happy Days), nous nous retrouvons chez tag a long, montons d'abord dans un vieux « school bus » repeint pour l'occasion, qui traîne un gros bateau à moteur coque aluminium. 45 minutes de route, sur le chemin nous nous arrêtons pour découvrir des peintures Hopi ou Anazasi, débarquadère pour mettre à l'eau le boat et nous voilà parti pour 1H afin de rejoindre un groupe déjà parti la veille.


Aparté : Comme la plupart des gros bourgs américains, nous avons rapidement pris le « poul » de MOAB  qui se limite à une Main street où toute l'activité se concentre et quelques rues parrallèles ou perpendiculaires.

La courte mais intéressante existence de MOAB mérite de s'y consacrer quelques minutes :

MOAB nait en 1855 par la volonté d'une poignée de pionniers MORMONS, qui mèneront une existence frugale de ranchers, contrôlée par leur religion stricte et, à l'instar des voies du Seigneur, assez impénétrable...En 1940 c'est le grand Boom économique : on découvre de l'uranium dans les sous sols de MOAB, et la bourgade va s'avérer stratégique pour la défense américaine; c'est d'ici que proviennent les matières premières des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagazaki. En garantissant, à l'époque, l'achat de toute la production d'uranium, le gouvernement a posé les bases d'une nouvelle ruée. La guerre froide a ensuite entretenue la demande et enrichi la population, qui s'est multipliée par 8 entre 1951 et 1956. Evidemment les règles strictes des Mormons volent en éclat, ils deviennent rapidement minoritaires et profitent peu de la nouvelle richesse « atomique » et consacrent leur « énergie » dans leur bétail et leurs principes.

Les radiations feront vibrer la vallée jusqu'en 1980. Ronald REAGAN ( le Cow boy de série B) portera le coup de grace en autorisant les achats publics sur le marché mondial. C'est la fin, MOAB est ruinée en seulement 2 ans et passe de 9000 à 3000 âmes!!!

En 1984, quelques « fous furieux », dont l'actuel Maire, décident de tout miser sur le tourisme et notamment sur le VTT. En quelques années MOAB retrouve le sourire et des « vagues » de dollars affluent!!

Située au milieu de 2 parcs uniques Arches et Canyonland, régulièrement visitée par les équipes d'Hollywood, (John Wayne pour Rio Grande, plus récemment Indana Jones et la dernière croisade, Thelma et louise se sont bien envoyées en l'air dans le décor de Canyonland...) MOAB fait le bonheur des touristes qui peuvent pratiquer toutes sortes d'aventures sportives. Résultat tout est full malgré le nombre impressionnant d'hotels, les agences sont nombreuses et 80% de la population vit d'une manière directe ou indirecte du tourisme, gaspilant allègrement l'énergie, l'eau du Colorado et polluant ces sites majestueux.

Peut-être que la crise du pétrole qui pointe, alliée à celle du coût de l'énergie va changer la donne et, cette manne qui semble immuable aux locaux, va se tarir, à l'instar du Colorado qui n'en finit pas de baisser de niveau. Les locaux devront faire preuve de plus de professionalisme dans leur métier et « redécouvrir » le sens du service qui, pour le moment, n'est pas leur préoccupation première, loin s'en faut...

Fin de l'histoire Moabite...

Nous sommes 7 personnes à rejoindre le groupe déjà formé de 12 adultes. Nos découvrons nos « bateaux » chacun composé de 3 boudins, chargés à bloc sur lesquels nous devons nous entasser à 10 adultes par bateau. Enfin nous partons et descendons ce fleuve mythique qui serpente dans cet immense canyon, creusé pendant des millions d'années. Le Colorado est chargé de boue et d'alluvions et les dernières pluies lui donnent une couleur rouge. Aprés le vert émeraude dont il se paraît vers le lake Powell, il nous offre un premier contraste étonnant.

A peine partis, les paysages sont saisissants de beauté sauvage et vierge. Pendant 100 miles nous ne verront aucune présence humaine, que nous, le Colorado et la nature environnante : le « big foot »!!.

Nous tentons de nous adapter à l'inconfort du bateau acheté aux surplus de l'armée aprés la guerre de Corée!!! (je ne déconne pas it's true) Nous essayons de comprendre et de mémoriser les règles de sécurité que nous prodiguent Esther et Sarah, nos 2 guides, et comprenons très vite (en ce qui me concerne en tout cas), que le Colorado a beau être magnifique et correspondre à nos rêves, ce n'est pas l'organisation de Tag A Long qui le rendra enchanteur!!!

Pour la première journée quelques rapides de « force 1 » pour nous mettre en forme, des arrêts baignade dans le fleuve vraiment très très boueux mais bénéficiant d'une température idéale au pouvoir rafraichissant , car le temps est maussade et qd le soleil perce il est brulant.

La journée s'écoule au rythme du fleuve, nous apprivoisons le peu d'espace libre sur les boudins ou sur les caisses de matériel : vu de loin il ne manquerait plus qu'une chemise au vent pour ressembler au « Radeau de la Méduse » si cher à DELACROIX !!!

BB reprend :

En route, nous observons de nombreux oiseaux, de magnifiques hérons bleus, des colibris ainsi que des petits rapaces ; dans le maelstrom de roches et rochers autour de nous, des millions d'années inscrivent leur histoire, des traces de bois fossilisés (cette zone est une ancienne côte maritime !), des strates multicolores qui font la joie de générations de géologues et riches nous dit on de restes de dinausaures, insectes géants, tyranausores et autres bestioles sympathiques...

un petite marche sur la rive nous amène à un ancien campement hopi (comme Mesa Verde, pour ceux qui ont suivi l'histoire !), avec quelques restes de peintures magiques sur la roche, et des murs joints avec un mélange de limon et d'urine qui tiennent depuis 600 ans !

Vers 17 heures, nous arrivons à la plage qui accueillera notre campement pour la nuit.

Selon l'habituel rituel, nous formons une chaine pour décharger le bateau : c'est incroyable tout ce que l'on peut y loger : le matériel pour chacun (matelas gonflable, sac de couchage, tente, sac perso), tout le matériel pour la cuisine (nous sommes 20), chaises et tables pour le diner, les gilets de sauvetage, les bidons d'eau, la nourriture : nous sommes en totale autonomie pour 3 jours complets.

Le campement installé, chacun s'atèle à monter sa tente : là, Hubert s'amuse ! Vous savez comme moi combien il aime le camping et le bricolage ! Monter les guitounes, trouver le bon sens des toiles, se coincer les doigts dans les fermetures, se cogner le pied sur les piquets... un bonheur ! Evidemment l'emplacement choisi s'avère à coté d'une fourmillière grouillante de bestioles affamées qui attaquent ! Bref, enfin arrive le moment du repos, à siroter une bière (encore fraiche à ce stade là du trip) en attendant le diner qui mijote sur le BBQ.

La nuit sera vraiment difficile à cause de la chaleur, même tente toute ouverte ; Première nuit quasiment blanche, surtout pour Aurélien et moi.

suite au prochain épisode (Lost, saison 2 !)




Publié à 07:18, le 4/08/2008, Moab
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L'Utah dans tous ses états

Dimanche 3 aout – 505 kms


Hier soir, superbe soirée de retrouvailles avec nos amis Aublanc ! Sans de donner le mot et à 48 heures du départ de France, nous réalisames qu'ils partaient aussi dans l'ouest américain à la meme période : nous croisames alors nos programmes respectifs et le seul point de rencontre possible s'avèrait ici à Page !

En plus leur hotel était au coin de notre rue !

Soirée BBQ donc ! Un régal ! Quel plaisir de se retrouver ainsi ! La soirée fut trop courte....

Mais la route nous appelle, et dès le lendemain 8 heures, nous voici démarrant cette nouvelle étape vers Moab.

De ravissantes routes de traverse, au milieu encore une fois d'immensité rocailleuses et bouleversées, creusées de canyons multicolores, de murailles qui paraissent infranchissable avant d'avoir suivi la route qui s'y faufile... Il devait y avoir beaucoup d'eau il y a quelques millions d'années pour creuser ainsi ces innombrables canyons, avec une telle force !

Pause au Natural bridge national park pour 3 très belles arches le long du White Canyon et picnic près de la ranger station.

Pour répondre à Boubou, nous avons vu pour l'instant plus de rangers et rangerettes que de cops ou highway patrol (heureusement !!!).

Nous pénétrons dans la région de Moab, entourée de sommets de plus de 4000 mètres ; là encore les roches sont sompteuses, rouges, rosées, blanches, plates ou creusées, tournées ou glissantes, féériques. Notre suite à l'Apache Motel s'appelle 'John Wayne » suite : elle est extra, style cow boy avec plein de portraits et de bibelots à l'effigie du Duke !

Contact est pris avec Tag A long, nous récupérons nos sacs étanches, faisons le plein de bière pour la virée !

Il nous faut préparer notre paquetage, aller diner vite fait (mexican food à la Fiesta Mexicaine).

Demain rendez vous à 07:00 chez Tagalong ; au programme, comme vous le savez, 3 jours de navigation sur le Colorado, de Moab jusqu'au début du Lac Powell (près de Hite je pense).

2 nuits en bivouac dans la nature sur les rives....

Donc patience pour les prochaines news ! Mercredi 6 si tout va bien !

Nous vous embrassons tendrement

PS : nous avons essayé de vous joindre au téléphone depuis Natural bridge mais personne n'était au bout du fil, (ni Alanais, ni Marseille, ni Beynost !) ; pour une prochaine fois....




Publié à 02:21, le 3/08/2008, Moab
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Au rythme de la Colorado river

Samedi 2 aout

Nous rejoignons Lees Ferry à 60 km de là, où nous pouvons avoir un avant goût de la rivière Colorado ; la route est splendide, ondoyant entre des rochers monolythiques rouges, jaunes, blancs, comme si des enfants géants avaient écrasé leur château de sable et jeté des cailloux dans le paysage !

Lees ferry est un ancien lieu de gué, le seul durant des siècles à 700 km à la ronde ; un chaos rocheux, des arbres rabougris par la chaleur, quelques restes d'une ancienne mine, un vieux ranch qui alimentait ce gué complètement autonome et une petite piste qui longe le fleuve ; voilà tout Lees ferry.

Nous longeons le bord du Colorado pendant40 minutes : les vues sont sympas, et l'eau incroyablement glacée pour cette saison ! La chaleur est écrasante, même à 10 heures du matin et retournons à la voiture en nage ! Dans ce pays à cette saison, on se desseche sur pieds, c'est incroyable les litres d'eau que l'on ingurgite !

Nous avons une pensée émue pour les pionniers qui traversaient ces immensités avec 3 chariots, quelques boeufs et un tonneau d'eau croupie .....

retour à l'appart pour buller un peu ; une relache qui fait du bien après un rythme finalement bien soutenu.

Ce soir nous avons à diner Catherine, René et Arthur Aublanc : juste avant de partir, nous avons réalisé qu'eux aussi « faisaient » l'ouest américain.... nous avons croisé nos programmes, et le seul endroit ou l'on se croisait était ce soir à Page ! En plus leur hotel est au bout de notre rue : finalement le monde est petit ! On a prévu un BBQ....

Voilà une petit compte-rendu moins fleuve que d'habitude ! On fait relache.

Au fait, on ne sait pas quel sera l'état des connexions à notre hotel de Moab, et puis ensuite ce sont les 3 jours de rafting, donc pas d'inquiétude si dans les 4 jours qui viennent il n'y avait pas de mise à jour de blog, n'appelez pas tout de suite « SOS blog abandonné ».

Hub reprend : en fin d'AM nous pensions réitérer le Sunset sur le LakePowell, mais cette fois ci plus prés de PAGE. Pas de chance de gros nuages bien gris nous survolent depuis 2 heures, poussés par un vent aussi violent que brulant. Je le sais car, de temps en temps je sors dans le jardin « respirer » l'Amérique et , accessoirement, griller « la cigarette des cow-boys!! ». Rien à voir avec les deux larves qui m'accompagnent, l'un se décervelant sur le canapé à zapper sur les chaines de télé, l'autre allongée sur son lit tentant d'approcher une « improbable » culture....Zénitude sur le Colorado

Ici aussi l'été est bizarre, des chaleurs écrasantes, des ciels qui se couvrent brusquement, des orages.. Espérons que nous serons épargnés pdt la descente en rafting sinon ça va pas être drole.

Comme je vous l'annonçais hier, malgré une tentative de compromis sur le Lower Antelope Canyon, nous n'engraisserons pas les Navajos et, sans regret, nous rentrons chez nous aprés la ballade sur la « river trail ».Les routes américaines, du moins celles des états de l'Ouest, sont effectivment très sécurisées, larges et rectilignes dans 95% de leur tracé. Les carrefours comportent tous des voies de dégagement ou d'entrée et ils sont annoncés suffisament à l'avance. Malheureusement elles ne sont pas nombreuses comme en Europe. Il y a peu de transversales, car pas de villages à relier ou à désenclaver, pas de zones semi urbaines comme chez nous... Nous devons accepter des détours longs et souvent fastidieux pour nous rendre à un point qui, sur la carte est proche. Ce matin, par exemple, Lees Ferry se situe à 10Km de Horseshoe Bend, mais pour s'y rendre il faut rouler 70Kms environ.

Demain, pour rejoindre MOAB qui se situe plein Nord et Est nous devrons aller plein sud, puis remonter par Monument Valley et Kayenta pour reprendre au Nord. Ca à l'air de rien mais nous ferons un détour obligé de 150Kms.... C'est une autre conception, une autre dimension et un autre « way of life ».

PS pour Jean-Yves :oui finalement la Jeep commander auura mérité notre sympathie. La dia ne rend pas la difficulté de la piste sur les derniers miles qui s'apparentait à celle que nous avions faite ensemble entre les souces du Dadés, les gorges du Tokdra et Tinghir. Vu les distances de ce pays, je dois assurer une certaine vitesse et malgré son look de « caisse de déménagement ou de container » elle répond bien sur les glissades et les contre braquages. Hier, dans certains passages hardus, j'ai apprécié le moteur V8.

Je confirme, pour l'avoir admiré plusieur fois, qu'en matière de glissades volontaires et de contre braquages le Maître de la famille c'est « Boubou à sa soeurette »!!!

J'espère que vous allez tous bien et que vos vacances qui ont du commencer se passent selon vos souhaits. Serge si tu y penses, merci de nous donner des nouvelles de « l'ancêtre » et des BOURLARD.


Bises affectueuses à toutes et à tous.






Publié à 02:25, le 2/08/2008, Page
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Raid Camel Trophy sur les pistes du LakePowell

Vendredi 1er août


Hub commence :
Hier en arrivant dans l'AM aprés notre sympatique raid sur la piste, nous nous sommes installés chez Nous au « Debby's Hide Away », vieux motel reconverti en appartement dans un quartier résidentiel de PAGE. Super sympa, nous nous sommes immédiatement senti très bien; 3 chambres à notre disposition, un salon suffisant et une cuisine équipée comme il se doit. Tony nous a gentiment acceuilli, comme de partout, nous prodiguant quelques suggestions touristiques, s'inquiétant de notre confort...

Direction le WallMart du coin pour faire quelques courses de frais.

Au passage nous visitons PAGE, ville construite en même temps que le barrage en 1957 (Comme Moi!!)- Petie bourgade de 8.000 âmes qui se recommandent toutes au « Seigneur Jésus Christ » car le Powell Bvd comporte 14 églises toutes de confessions différentes (je n'exagère pas, nous les avons comptées et sans doute en avons nous oublié...).

Ainsi, en fonction de votre ferveur religieuse, ou de vos gros pêchés à pardonner, vous pouvez alterner entre par exemple : St David episcopal, Southern church, United Methodist, First Assembly of God, church of Nazaren, Lutherian church of Jesus Christ....

Ah ils peuvent croire en Dieu et en un meilleur futur, et pourtant ils l'entament allègrement et dans une frénésie de gaspillage « leur Futur »; tous les jardins privés et les terrains publics bénéficient d'une herbe verte et tendre que ne renierait pas le jardinier du Château de Windsor!!! Au plus fort de l'AM sous un soleil de plomb et une chaleur écrasante de 40°, les arrosages automatiques marchent à fond; le niveau du Lake powell a beau baisser régulièrement, (nous avons remarqué la diférence par rapport à notre première visite) pas de problème on ne laissera pas son carré de pelouse griller... Sans doute voient-ils leur futur non pas avec l'eau du lac mais dans l'eau de là.. (Il fallait bien que je la place celle la...)

La soirée commence avec un sympathique « chenin blanc » de Californie (région de Monterrey) que nous avons bu à la santé de Maman qui aurait fêté ses 82 ans ce 31 Juillet 2008. Elle se finira par une partie de Poker, jeu qu'Aurélien tente désespérement de m'apprendre!!!!

Mauvaise nouvelle pour les amateurs des super photos de BB, vous ne verrez pas Antelope canyon: en effet, il faut savoir qu'une petite partie des alentours du Lake a été donnée aux NAVAJOS en échange d'une parcelle leur appartenant où le barrage a été construit. Pas de chance dans ce terrain se trouve Upper et Lower Antelope Canyon, 2 merveilles classée 4/4 sur tous les guides, mais « gérés » par les Navajos et pas par les américains.. En fin d'AM aprés le WallMart nous sommes rentrés dans la réserve, avons rencontres 4 indiens avachis comme s'ils avaient creusés un canyon au marteau piqueur depuis l'aube, qui ont dréssé le programme obligé des « réjouissances à la Navajo »: tarif 32$ par personne, le « promène couillons » est obligatoire, tous les tours sont « crowded », comme il n'y a qu'un unique guichet, comptez ½ heure de queue sur la route avant de payer. Comme c'est noir de monde impossible de photographier tranquille sans gêner ou avoir un « indésirable » sur la photo, et si possible il vous faudra faire « fissa » pour laisser la place aux autres...

Ce matin super Breakfast « chez nous » café, thé, jus d'orange 100%, oeufs au plat avec Bacon : la on a eu un problème, le bacon acquis au WallMart, avait été longuement mariné dans du sirop d'érable... Je ne déconne pas !! Le jambon de poulet que je mange en vous écrivant, n'a qu'un très lointain rapport avec nos caquetantes gallinacées françaises!!!

Enfin, affaire à suivre (BB reprend).

Ce matin,nous sommes allés voir un incroyable paysage : Horse Shoe Bent (littéralement la courbure de la chaussure du cheval ou plus communément le Fer à cheval !

Un petit mile de marche et nous voilà tout au bord du rim, subjugués par ce méandre du Colorado magnifique, juste à nos pieds.

Alors que l'eau du lac est à température de baignoire, ici, le colorado relaché par le barrage retrouve une fraicheur surprenante, qui explique la végétation et les algues qui lui donnent cette belle couleur d'emeraude.

En parlant de barrage, celui ci est colossal ! Plus de 3 ans de construction, à déverser 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 du béton pour créer cette muraille de près de 250 mètres de haut ; le campement des travailleurs de l'époque est devenu maintenant cette petite bourgade de Page.

Aux heures chaudes nous faisons un break « à la maison », à buller, cela fait du bien de ne pas avoir un programme trop chargé  !

Vers 15:30, nous prenons une piste sensée nous amener à un merveilleux point de vue sur le lac, le Altrom Point, environ 3 heures de route AR.

Comme par hasard, le temps devient couvert, et quelques nuages gris obscurcissent l'horizon ; nous les surveillons comme le lait sur le feu, car ces pistes désertiques sont sujettes à des « flash flowding », des crues éclaires, qui peuvent bloquer complètement les accès. La piste est longue et devient de plus en plus dure ; Hubert manie de main de maitre sa Jeep V8 qu'il finit par apprécier finalement..... et nous arrivons enfin ; il manque à la vue splendide juste du soleil, plus d'eau dans le lake (le canyon sous nos pied est largement à sec !) et moins de nuages. Le lac s'est vraiment vidé ces dernières années, et cela modifie les paysages en les rendant à leur désert initial ! C'est très décevant après tous ces efforts et la centaine de kilomètres aller retour ; mais on ne gagne pas à tous les coups n'est ce pas ?

Un coucou tendre spécial à Boubou : bon courage mon chéri, je suppose que c'est la suite du pb de juillet.... donnes nous des nouvelles « off » par mail.

Bisous à Maw qui a pris la plume pour mon plus grand plaisir !

Nous sommes heureux de voir que le chemin de la cave de Beynost Land ravi ses occupants ! (Hubert pense que peut être le chemin de la tondeuse à gazon sera aussi une expérience tout aussi suave ! Warf warf warf!!!!).

Mille baisers tendres à tous


PS pour Serge : l'album en ligne se sera pour une autre fois, car c'est consommateur de temps et en plus les connexions internet ne sont pas toujours géniales !



Publié à 09:45, le 1/08/2008, Page
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Féérie minérale au BRYCE CANYON THEATER

Jeudi 31juillet - 220 kilomètres

Après un bon petit déjeuner chez Clarkes (et pas chez Joe's), je laisse les garçons à Bryce Canyon (Sunset Point) pour la descente dans le canyon, sur la piste Navajo Loop ; moi je bouquine en admirant les lumières de ce début de matinée sur les concrétions rougissantes à l'infini.... cool.

Hub raconte: dés les premiers mètres, aucune attente, le spectacle commence. Les demoiselles de Bryce Canyon, toutes coiffées différemment, ondulent sous la caresse du soleil matinal. La scène est immense et le décor (pas de Roger HART!!) est grandiose. Chaque minute nous offre une beauté ciselée, sculptée savamment, chatoyante dans ses couleurs ocre, orange, rouge, blanc cassé... Que de costumes époustouflants (pas de Donald CARDWELL, les costumes!!!). Bon vous avez compris que ça valait le coup d'oeil et les rudes efforts accomplis : il faut descendre en pente raide un dénivellé d'environ 540 mètres, puis se promener dans le vallon abrupte et ensuite remonter à « Sunset Point ». Puis 1,5Km sur la Rim Trail avant de retrouver BB. La Navajo Trail est parfaitement balisée,(pas comme les pistes de Monument Valley!!) et au milieu de ce spectacle de rêve (en plus gratuit et sans réservation obligatoire), nous n'avons absolument pas ressenti la fatigue. Le plus difficile est de de freiner son envie de photos!!!

Pour Serge et Sylvie qui nous suivront en Septembre, la chaleur sera moins pesante. Demandez à vous arrêter à Sunset Point pour faire le Navajo loop (1H en marchant bien) et ensuite faite comme nous rejoignez la « Rim trail » (chemin scénique absolument époustouflant) pour rejoindre « Inspiration point » où le bus pourra vous reprendre.

BB reprend

Nous avons plus tard dans la matinée déniché une belle piste qui coupe complètement le Grand Staircase Escalante parc et rejoint Page (Lake Powell) directement (raccourci de plus de 100 km !).

La route et les paysages sont exhaltants, l'altitude adoucit la chaleur et Aurélien en profite pour continuer ses leçons de conduite sur pistes !

Pour faire bonne mesure, une superbe arche double justifie une petite halte à mi-route. La nature a vraiment bien dotée ce pays et cette région !

Arrivée à Page dans l'après midi ; notre nouveau « home » est sympa : petit bungalow un peu rétro, accueil charmant, vaste appartement tout à fait confortable.

Pause fraicheur puis fin de journée relaxe à « faire des repérages » pour le lendemain, quelques courses (nous avons enfin une vraie cuisine) puis soirée « blog et poker (les effets secondaires de Vegas ???) puis lecture en perspective.

Bises à tous nos fidèles lecteurs dont les commentaires, on ne le dira jamais assez, nous réchauffent le coeur.

Nous espérons les Alanais en pleine forme (j'attends un commentaire de Maw après ceux croustillants de Paw !) ; bon courage aux Déménageurs Tarnais ;

Quant à la Bouillabaisse, nous salivons d'ici, comme vous imaginez.... inutile de remuer le couteau dans la plaie ! Coquins de marseillais

Nous petits poiriers du sud ont compris que nous manquons cruellement de moules marinières et de magrets de canard... animaux depuis longtemps éteints dans ces contrées hostiles et désertiques.

Bonne nuit.



Publié à 03:45, le 31/07/2008, Page
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"un foutu endroit pour perdre sa vache !"

Mercredi 30 juillet- 480 kilomètres

Ainsi parlait Ebenezer Bryce,fermier mormon qui avait effectivement perdu une vache dans ce canyon si incroyable ! On ne sait pas s'il l'a retrouvée, mais il a tout de meme donné son nom à cet endroit...

Après une route extremement facile et tranquille vers le nord, nous retraversons brièvement l'arizona pour rejoindre l'Utah, état bien loti en matière de trésors naturels : dizaines de parcs tous plus beaux les uns que les autres (il n'y a qu'à jeter un oeil sur google à la carte de cet état !

Nous quittons la fournaise des plaines et de Las Vegas (37° à 9 heures du matin) pour monter en altitude et retrouver une température plus clémente (23°), un ciel bleu immaculé et un brin d'air. Nous nous régalons des paysages à nouveau montagneux, splendides, toujours immenses.

Nous passons un col à 9900 pieds (plus de 3000 mètres) et restons sur le plateau à peu près à cette altitude.

Bryce Canyon est immense, et non seulement laisse admirer une multitude de pics et cheminées rouges érodées par le temps et les éléments, mais en plus un formidable arrière plan du Grand Staircase Escalante national monument, ensemble de forets, montages et mésas colossales.

Les photos ici parleront d'elles memes !

Aurélien précise à son GP qu'il a fait le thrill ride qui monte en haut de la tour par un anneau le long du dernier étage (nous n'avons pas autorisé celui qui s'élance dans le vide pour s'arreter suspendu, ni celui des sièges qui tournent dans le vide, trop hard pour nos coeurs de parents !!!).

Hubert confirme à Gé qu'heureusement que nous avons le V8 car nous avons rencontré une famille qui a le modèle que nous aurions du avoir en V6 (Chevrolet Blazer) et il paraît que c'est plus qu'un veau, un escargot !

Bon retour à nos Ecossais préférés !

Jean Yves, tu n'as pas vu l'état de notre coffre !!! où mettre le jerrycan (non, je ne le prendrai pas sur les genoux !) ; il faut aussi savoir qu'ici le gallon de diesel (soit 3,8 litres) coute 30% plus cher que le sans plomb !

Nos petits gros vont prendre les eaux en amoureux, voilà un bon plan, nous ici à défaut de prendre les eaux, nous prenons les calories (enfin, on essaie de garder le contrôle, mais vu comme cela fonctionne ici, c'est dur!)

Hubert prend le relais : comme les distances, les chambres d'hôtels, les paysages, les voitures les packaging de nourriture sont gigantesques!! Difficile dans une gde surface d'acheter des petites doses pour nous 3 qui ne pouvons pas stocker : le jus d'orange, comme que le lait est en bidon de 2l minimum, les nachos ou biscuits salés ou sucrés en monstrueux paquets, le cheddar comme le beurre par 500 G minimum... De plus les légumes et fruits fraits les produits à l'unité sont assez chers. Dans les quelques restaux où nous nous sommes risqués et notamment sur la route, les portions sont gargantuesques par rapport aux 3 grains de riz d'accompagnement qui tentent misérablement de garnir les assiettes des restaux français. Depuis nous nous patageons une portion avec BB qui nous sustente largement.

Les goûts sont très différents et même les produits qui semblent du déjà vu nous laissent sur le palais des saveurs inqualifiables, étranges venues d'ailleurs. Tout à l'heure nous nous sommes arrêtés pour avaler un sandwich : BB a choisi pour nous deux « salade poulet » et Aurel a voulu tater le « hot dog » : Résulat : dans le choix de BB le poulet (s'il y était vraiment) et la salade étaient noyés par une immonde mayonnaise sucrée infecte et Aurelien avait envie de vomir au bout d'une demie heure tant le hot dog était immonde et dégoulinait de gras. Et EUX « les indigènes » et ben croyez moi ils BOUFFENT!!!!!!!!!!!

Demain nous tenteront Aurel et moi une peite rando au milieu des demoiselles de Bryce Canyon.


Nous vous embrassons toutes et tous et à



Publié à 03:41, le 30/07/2008, Bryce Canyon
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Sous les néons de Las Vegas

Mardi 29 juillet

Entre deux machines à sous, vous comprendrez qu'on n'a pas beaucoup de temps pour vous raconter notre journée qui ne fait que commencer car il est 19:20 ! : après une petite croute dans notre chambre, nous monterons à la Tour de la stratosphère pour contempler la nuit tomber sur la « ville qui ne dort jamais »

Hier, début de la tournée au Venetian, où nous avons bien pensé aux « Petits Gros » devant la réplique de Venise en miniature: les gondoles sur le Grand canal au 2ème étage, le Pont rialto, la place saint Marc, le campanile, le palais des doges.... inimaginable ! On continue avec le Caesar Palace : entre la zone hotelière, les nombreuses salles de casino et les galerie marchandes, on se perd : un faux ciel bleu où la lumière varie pour simuler des cycles de jour et de nuit, des fontaines monumentales toutes de marbre et de pierre, des statues colossales et bien sur des centaines de machines à sous, tables de poker, black jack etc...

Aujourd'hui nous avons fait -luxe supreme- une grasse matinée et décollons vers 11:30 ; direction le Downtown, c'est à dire le LV historique, avec de vieux casinos comme le Lady Duke, le Golden Nugget (avec un vrai aquarium plein de requins) au milieu de la piscine et devant un bar, le tout traversé par un toboggan aquatique transparent, le Binion ou le Four Queens. Aurélien essaie de passer inaperçu, car à moins de 21 ans, on n'est pas sensé toucher à une machine à sous ou s'approcher d'un bar, mais il a tout de meme gagné 12 dollars qu'on n'a pas rejoué !....

Déjà temps de faire un break avant de reprendre un peu plus tard notre tournée : Le petit dernier de LV, le Encore Wynn, bien sur somptueux, dégoulinant de marbres, dorures, sols incrustés de mosaiques, des jardins tropicaux, des murs d'eau, des luminaires démentiels en taille et en style, des moquettes épaisses, des bouquets immenses...

Ensuite nous visitons le Bellagio, réplique d'une petite ville au bord du Lac de Come, la meme démesure, les memes richesses incroyables : des kilomètres carrés de marbre, spectacle aquatique avec le Paris Paris en toile de fond, expositions de compositions florales, fontaines de chocolat chez un patissier de renom, plafond immense recouvert de fleurs en verre de Murano.... la liste est infinie et nous restons perplexe sur les moyens financiers incroyables développés dans cette ville, qui en plus fourmille de nouveaux chantiers....

Hub reprend la prose à 1H15 du matin: en France il est 10H15; en plus pour améliorer le confort des « gamblers » chaque hôtel offre un « self park »; donc au diable les taxis aux prix prohibitifs...

Imaginez qu'au milieu de tout ce luxe et cette démesure inconcevable pour un esprit européen, des centaines de « bourrins » se baladent en short et savates, suçotant un milk shake trainant des gosses épuisés et braillards; en prenant du recul le contraste est énorme. Au milieu de chaque hôtel, l'immense salle de casino : moins surchargée que les allées marchandent ou les halls à thème.

Décevant quand on se projette 9 ans en arrière : en effet, les jetons n'existent plus, toutes les mahines sont équipées d'un mange billet ou d'un «crédit- voucher » muni d'un code barre réutilisable dans les autres machines, ou échangeable à la caisse contre du vrai argent.

Résultat les casinos deviennent incroyablement silencieux par rapport à avant, fini l'ambiance de jetons qui tombaient dans un cliquetis musical aprés chaque gain, fini les cris de joie ou de déception des joueurs, fini les sonneries tonitruantes qui annonçaient un « jacpot »,; maintenant tout nous parait aseptisé et sans âme, et sans aucun intérêt ludique. La passion qui animait les casinos s'est envolée.

Nous n'aurons donc pas enrichi ni la mafia, ni les riches propriétaires. Seulement laissé qelques miettes!!! (désolé pour le « Boubou à sa soeurette » pas de Jackpot à partager...)

Nota bene : depuis le début je vous parle de notre Jeep Commander V6. Rectification, ce matin j'ai ouvert le capot et nous roulons dans un V8 de 4700 CC.Je comprend mieux pourquoi, malgré toute mon extrême douceur sur la pédale, je ne suis pas descendu en dessous de 12,6 L aux 100Kms..

Bienvenue à Samira et Hamid que nous embrassons affectueusement (Pour Hamid, si je rencontre B.OBAMA, je lui fait une bise de ta part) Lors de certaines rencontres, on nous a parlé de B.OBAMA et des espoirs qu'il suscite, mais à chaque fois ses « fans » craignent le poids du vote de l'Amérique profonde, et se préparent donc à une future déception.

Demain départ pour Brice Canyon et fin de la parenthèse LAS VEGAS.

Bises à toutes et à tous et encore merci de vos messages et de vos encouragements; vous nous offrez aussi beaucoup de bonheur.




Publié à 09:41, le 29/07/2008,
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On the road 66 again !

Lundi 28 juillet – 490 kilomètres


(petite modification du look du blog, je le trouve plus lisible ainsi, j'espère que vous aussi !)

Nous voilà à nouveau sur les routes, notre Interstate 40 (Go West) dès 07 heures du matin.

Un peu plus tard, nous reprenons la route 66 à partir de Seligman, un ravissant tronçon des plus « vintage » : les motels surranés aux enseignes impressionnantes pour les années 50, les vieilles stations service, les voitures finissant de rouiller dans les coins... quelques passionnés font revivre l'histoire en ouvrant des « bar-boutiques-musées » rétro étonnants ; un régal car c'est vraiment l'ambiance telle que l'on se l'imagine (ci-joint quelques photos).

Là encore beaucoup de gentillesse et de bonne humeur !

Hub reprend la prose: depuis déjà 11 jours que nous parcourons les States (2990Kms au compteur de la Jeep depuis OKLAHOMA CITY), aussi bien à CHICAGO que partout ailleurs (sauf bien sur à Kayenta et Monument Valley), nous ne rencontrons que des gens sympas serviables sans arrière pensée, des gens attentionnés prêts à nous aider et à nous rendre service dés la moindre question. Sue les sites les touristes américains vous disent bonjour en vous regardant et en vous souriant, les seuls qui fixent obstinément leurs chaussures comme s'ils marchaient au bord d'un gouffre sont les Européens. Ceux qui tirent une gueule comme s'ils étaient au fond d'une mine à pousser des wagonnets sont: les Européens... Hélas, grâce au change ils sont nombreux. Aprés tout nous en profitons aussi!! Quelques exemples : sortez une carte ou un plan et aussitôt « may I help you? ».. Hier en faisant la queue pour payer le « IMAX » un touriste américain m'a donné un bon de réduction qu'il avait en trop :10% de réduc immédiate; tout à l'heure au Supermarché de Vegas, la caissière nous a baraguouiné qq mots en français et nous a fait gagner en tapant un code sur sa caisse 12$ (11% du total), sur la Route 66 idem... Dans tous les hôtels même de niveau moyen, le service et l'acceuil sont impeccables (sauf à Kayenta et à MV evidemment!!!!)le confort peut-être simple mais il ne manque rien : des serviettes à profusion, des coussins et un plateau de coutoisie autant qu'il en faut – Une literie confortable ...Tout est très propre (sauf à Kayenta et ............evidemment)

Dans ce pays les vendeurs vous indiquent d'autres boutiques où vous pourriez trouver ce qu'ils n'ont pas.

Globalement c'est un plaisir de voyager dans ce pays où tout est bien pensé (Sauf à .................!!!)

Fin de l'aparté mais je tenais à vous l'exprimer, sachant que certains, en m'ayant lu précedemment, me croient négatif : non tout est nickel : Sauf à Kayenta et Monument Valley...!!!

BB reprend la suite :

L'altitude baisse tandis que la température monte : en passant sur le barrage Hoover (sur le lac Mead) le thermomètre affiche 40 degrés, puis 42 à notre arrivée à Las Vegas.

Avant de rejoindre l'hotel et de poser la voiture, nous remontons le Strip (artère principale de Vegas où se concentrent les principaux hotels casinos à thème : devant Aurélien ébahi (nous aussi d'ailleurs, cela paraît encore plus grand que dans nos souvenirs) défilent tour à tour : le MGM Grand , le Paris Paris avec sa Tour effel, son opéra, son arc de triomphe..., le Ceasar Palace avec ses statues, le Venetian, réplique de Venise, le Bellagio, copie d'un palais au bord du lac de Come, la liste est trop longue !

Nous avons aussi vu le Circus Circus (futur hotel des Marseillais ce me semble ?)

Nous vous ferons demain des rapports plus détaillés sur ce Disney Land pour adultes incroyable !

Les avenues sont immenses, toutes 4 voies minimum dans chaque sens. Nous trouvons sans peine notre Alexis Park suite ; l'appart est immense, la connexion ethernet (ça va encore plus vite) mais légèrement payante (lol) : nous disposons d'une suite parentale avec baignoire jacuzzi 2 places, douche, salle d'eau, toilettes, un séjour avec un kitchenette, une chambre à l'étage pour aurélien qui a sa propre salle de bain complète ! 3 télés ! Une cheminée avec un faux feu (qui marche !).

C'est ça la démesure américaine, car contrairement aux apparences, nous ne sommes pas dans le plus luxueux des hotels, loin s'en faut !

Nous avons diné très tot ou déjeuner très tard, selon le point de vue, et nous préparons à notre première nuit dans les mirages de Vegas.

Aurélien va sortir son nouveau jean R Lauren (achat de Chicago), il veut assurer !

Bienvenue aux nouveaux lecteurs du blog (nos petits Poirier du Sud) ; bravo à Sheumas pour la suite de ses aventures, c'est vraiment une expérience extraordinaire ce que tu as réussi à faire là bas !

Je trouve que du coté de Mens et des Alanais, il y a des hommes de peu de foi hi hi hi

Un gros bisous à eux deux






Publié à 04:03, le 29/07/2008, Las Vegas
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Plongeon dans le Grand Canyon

DIMANCHE 27 juillet – 


Pari tenu ! Aurélien était bien au rendez vous sur un banc dominant le Grand Canyon à 06:30, ipod aux oreilles (choix de musiques adaptées à ce grand moment !).

Les nuances des roches du GC s'éclairent doucement, se colorent, prennent des tons plus chauds, tout en douceur et en subtilité !

Après ces visions lénifiantes, nous voilà prêts pour un bon petit déjeuner au Maswick Lodge voisin.

Nous parcourons out le matin à nouveau le Rim du coté de Desert View et ses nombreux points de vue, tous plus somptueux les uns que les autres ; nous nous asseyons au bord du vide (sans risques, je vous assure) et admirons silencieux ces immensités : le grand Canyon n'est pas seulement une immense faille, mais un incroyable lacis de canyons, mesas, ravines de différentes couleurs selon le type de roches.

C'est un concentré de l'histoire de l'univers. Imaginez que les roches au fond (schistes) ont presque deux milliards d'années ! Le canyon lui meme s'est formé durant 6 millions d'années !

Le GC mesure 446 kilomètres et atteint une largeur de 13 à 26 kilomètres emplis de différents niveaux, replis, pointes, ravins ....

Nous y avons rencontré des cerfs, les biches mules (avec de grandes oreilles), de minuscules écureuils, des corneilles, et surtout des Condors de Californie, magnifique espèce en voie de disparition qui a été péniblement réintroduite au GC et qui nous a donné un fort beau spectacle : c'est le plus grand rapace d'Amérique du Nord ; nous avions eu la chance d'en admirer de similaires dans les Andes, au Pérou en 1991.

Coté faune, nous avions aussi rencontré hier sur la route un coyote du coté de Monument Valley ! L'Aurel se régale !

En milieu de journée, nous avons rejoint Tusayan, à 13 km du Parc pour assister un spectable IMAX extraordinaire : imaginez voir les indiens hopis d'il y a 5 siècles vivre dans le canyon et explorer les grottes secrètes, puis suivez le Major Powell (le premier à descendre le Colorado pour explorer le GC à la fin du 19ème siècle) en direct dans son canot, affronter les rapides, froler mille fois la noyade, perdre des compagnons, découvrir des lieux jamais effleurés par un être humain...

Imaginez vous ensuite aux commandes d'un ULM rasant les sommets et les profondeurs, les gorges étroites et survoler le fleuve Colorado comme un oiseau... étonnant, une grande expériencegrace à cette incroyable technologie IMAX (je n'ai pas d'actions dans la société ! Lol).

Après le déjeuner, l'orage nous rattrape : le temps pour une pose dans notre bungalow, puis les garçons partent faire une petite rando du coté de Hermit Rest.

Je leur laisserai donc la plume pour terminer cette belle journée !

Nous sommes rentrés aprés 3 heures de rando que nous n'avons pas vu passer!!! Que de beauté, que de magnificence, des spectacles naturels que peu de touristes verront car très loin des lodges et de plus le trail était « closed »; mais ça ne nous a pas géné,comme vous vous en doutez- Piste interdite donc nous étions seuls. Grande rando d'environ 10Kms aller retour, nous deux et le Grand Canyon.

Le plus dur sera de sélectionner les photos d'Aurélien – Au moment du sunset des rapaces sont venus planer au dessus de nous, silencieux et amicaux, dans le lointain la Colorado river suivait son cours immuable plein ouest et nous chantions « many rivers to cross ». Un moment de pur bonheur loin de tout. Hélas il nous fallait revenir sur nos pas et rentrer!!!

Encore une journée qui restera gravée dans les annales...

Bises affectueuses à toutes et à tous – We miss You « grave!!! » Merci à tous pour vos commentaires qui nous font rire aux larmes ! Bravo pour votre fidélité qui nous récompense de nos efforts !




Publié à 05:10, le 28/07/2008, Grand Canyon Village
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Oh rage sur Grand Canyon

Samedi 26 juillet – 250 km

Etape assez courte sur une route plutot ordinaire pour rejoindre depuis Kayenta le Grand Canyon.

Le ciel est menaçant et les nuages gris s'accumulent.

Nous attaquons le grand Canyon par l'Est, avec un coup d'oeil au «Little Colorado» qui serpente au fond d'une gorge déjà fort honorable, et ce ne sont que les prémices de son grand frère !

Nous roulons pendant 30 minutes sous une pluie battante : quel accueil pour un paysage si grandiose....

Heureusement le temps change vite, les nuages passent (peut être une petite danse Navajo ?) et voilà tout de meme un ciel plus clément qui fait honneur au paysage qui se déroule sous nos pieds, plus immense et plus grandiose que tout ce que l'on peut imaginer : des failles, des mésas, des ravins comme créés par des Titans d'un autre âge.

Il ne nous reste plus donc qu'à arpenter cette faille pour les 24 heures à venir !

Le parc est noir de monde ; toute la création s'est donnée rendez vous là, surtout les français et les hollandais qui pullulent, euro oblige !!!

Notre lodge est au bord du « rim » (comprenez : le bord ) du GC ; petits pavillons vieillots mais confortables ; nous prenons nos quartiers, et Hubert reprend le flambeau.

Plus de temps que hier soir où la coupure de réseau avait effacé notre prose. Today, nous avons gagné une heure donc nous avons maintenant 9 heurs de décalage avec vous –

Nota bene : Nous ne pouvons quitter Monument Valley sans vous donner nos impressions sur le « Grand Peuple NavaJo.. » - Comme il y a 9 ans déjà, loin d'avoir progressés, nous avons retrouvé des gens aussi antipathiques qu'adipeux,totalement indifférents, imperturbables dans leurs certitude mais abrutis à brouter du foin!!!Les « tribal Tax » sont tout simplement abusives et pourtant ils vivent tous dans des « mobile homes » de misère, ils donnent l'impression de ne rien faire mais sont prêts à se jeter, affamés, sur le moindre dollar comme une bande de pirahnas sur une vache famèlique.(comme le gars qui, aprés 10 minutes de palabre, avait accepté d'emmener aurel dans sa Jeep pour venir à notre recherche et qui voulait être récompensé pour son aide, qui a consisté à faire 1Km...)

A chaque information que nous demandions (même au desk du Holyday Inn), les Navajos vous regardent avec un air aussi expressif qu'une assiette à soupe !!!

Vous comprendrez que toutes les grandes idées philosophiques sur le « malheur » des Indiens, s'effacent très vite en même temps que notre compassion.

Reprenons : demain la météo nous annonce 50% de risque d'orage : encore une météo qui ne se mouille pas!!!on fera avec. Le projet d'Aurel : se lever à 5H30, faire un petit footing sur le Rim et contempler le sunrise – Oui oui vous ne rêvez pas et comme je sens que vous n'y croyez pas une seconde, nous avons décidé avec BB de retrouver notre Grand garçon à un point of view à 6H30 !! Demain vous saurez la Vérité nous ne vous cacherons rien des exploits d 'Aurelien aussi bien sur le Rim que dans sa chambre à ronquer!!!

Bises à toutes et à tous nous aimerions tant que vous partagiez avec nous tous ces moments merveilleux.



Publié à 02:41, le 27/07/2008, Grand Canyon Village
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Sur les traces de John Wayne, dit "The Duke"

Vendredi 25 juillet
Comme je vous ai procuré de fortes sensations hier grâce à ma prose, je remet le couvert aujourd'hui...
 Après un petit déjeuner agréable  car hors- normes ( pastèques, melons, oeufs brouillés, bacon...) mais un peu cher ( 2$ le verre de jus d'orange) nous prenons la route une nouvelle fois pour Monument Valley...

L'Aurel prend le volant du 4x4 V6 ( ce qui me change un peu de mon Jimny ^^ ). Nous prenons  alors une piste qui traverse cette mythique vallée parchemée de rochers aux formes extraordinaires, sous un soleil illuminant ces mêmes rochers leurs donnant un souffle de vie.Pendant près de 3 heures nous admirons ces magnifiques roches taillées par la force du vent alliée a celle du temps... Nous croisons une famille d'italiens avec qui, evidemment le contact se fait très rapidement ( BB très heureuse d'étaler son fabuleux langage italien...) et à qui nous devons cette magnifique photo de nous 3. A 12h après avoir pris de nombreuses photos toutes plus belles les unes que les autres, nous décidons de faire la balade nommée " the wild-cat trail" ( la balade du chat sauvage) qui fait 3,2 miles soit un peu plus de  5 kms (balade bien balisée, pas d'ascension, ne présentant aucune difficulté particulière). Après avoir acheté de l'eau fraiche et des sandwichs nous commençons la balade sous un soleil de plomb heuresement accompagné d'un vent frai rendant cette balade d'autant plus agréable...

Alors là, nous avons la rage, car tout ce que nous vous avions écrit depuis plus d'une heure vient de se scratcher suite à une déconnexion intempestive...

Notre  prose perdue, quelle misère, et je crois que nous n'avons plus la force de tout refaire ce soir, dommage.
Nous vous parlions de la suite ce cette balade ou nous avons perdu la piste (les balises avait disparu) et nous avons marché bcp plus longtemps que prévu. Ce fut vraiment dur, nous étions à court d'eau et on en a bavé (bien que vers la fin, nous n'avions meme plus de salive !) ; Aurélien nous a courageusement devancé pour rejoindre le parking (ce n'était pas loin à vol d'oiseau, mais avec les petits canyons et buttes, dur dur, car nous n'étions plus que sur une piste pour chevaux, et le soleil tapait fort). Mais tout est bien qui finit bien, nous avons rejoint un ranch ou nous avons trouvé de l'eau et Aurélien est arrivé avec un Indien apathique qu'il avait réussi a détourné de sa partie de carte et de l'eau fraiche. Au final, une petite galère, pas de coup de soleil ni d'insolation, tout va bien et nous sommes prêts pour préparer notre étape de demain : Grand Canyon (je crois que je vais etre exemptée de randonnées dans les jours qui viennent !).
Bisous à toutes et à tous, on pense à vous.

PS : un coucou spécial aux Alanais city pour leur fidélité et une énorme bise d'amour pour Mouche (journée spéciale si je me souviens bien, mais chuttttt... c'est un secret !
PS2 : question du jour : mais ou sont donc passés les Ayari ???????
PS 3 :comment va le gros bobo de Caroline, j'espère que ça va mieux et que ça ne lui fait pas mal. Gros bisous à ma petite Solène de la marraine, et aussi Caroline (de son parrain) et tout de meme aux parents qu'on aime aussi, allez !
PS4 : mention aussi à Sheumas et Bonnie qui ont surement eut moins chaud que nous aujourd'hui, mais les phoques en chanson, c'est pas mal non plus, merci pour ces bouffées d'air écossais bien raffraichissantes


Publié à 01:55, le 26/07/2008, Kayenta
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Rendez vous aux Four Corners

Jeudi 24 juillet - 420 km
Aprés une bonne nuit dans notre sympathique suite de CORTEZ, lever comme tous les jours à 6H30, nous reprenons la route de Mesa Verde pour la suite de notre visite : le "cliff dwelling" (habitat sur les falaises" de Cliff Palace est impressionnant. Un véritable village construit à flanc de falaises, sous une avancée de roche ; notre guide Kimberley est elle tout à fait compréhensible (normal, c'est une femme...) et la visite superbe.

Nous nous attardons sur d'autres points de vue de ce parc immense avant de reprendre la route pour Monument valley. En chemin, les payages changent progressivement : nous quittons les forets verdoyantes pour entrer dans des zones arides, creusées de canyons ; la terre devient rouge et le vent soulève des nuées de sable ici et la - La température monte à l'instar de nos émotions en découvrant, au fil des miles , les premiers monolythes et mesas qui annoncent l'approche de Monument Valley.

Sur la route nous passons prés du fameux "Four Corners" le seul endroit aux USA où 4 états (Arizona, Utah, Colorado et Nouveau Mexique partagent un angle commun de frontière). Pour les Américains cela justifie le visitor center, le trading post de colifichets indiens made in "quelque part ailleurs qu'aux USA" et l'inévitable arrêt des AC touristes et des autres ... Nous ne ferons pas le détour.

Avant Monument Valley nous empruntons une piste pendant  27 miles qui nous fait pénétrer dans le désert et nous découvrons un autre "monument valley" magnifique et surtout peu fréquenté. Aurélien retrouve les plaisirs du "off road" tant appréciés en NAMIBIE, et le driver redécouvre les sensations des pistes africaines.
(aurel reprend le clavier en main).
Je ne connais pas de mots pour exprimer une telle sensation de liberté et de plaisir.... seuls sur la route dans un cadre magique, des paysages qui nous rappellent ces nombreux films et dessins animés nous ayant accompagnés tout au long de notre vie, la route , la poussière, le sable... Une chaleur  sèche qui nous réchauffe à la fois le corps et l'esprit. Nous arrivons ensuite au Mulley point ou nous découvrons le même merveilleux paysage mais vu d'en haut avec en plus un vent rafraichissant améliorant notre sensation de bien être.

Nous reprenons ensuite la route direction Gooseneck ( le cou du cygne) qui offre un point de vue merveilleux sur un canyon traversé par cette même rivière qui l'a créé quelques millions d'années auparavant ( la san juan river). Ce paysage irréel nous rappelle à quel point la nature est puissante et l'homme petit... grand moment de philosophie...
Après une séance d'escalade avec papa (qui a d'ailleurs bien craché ses poumons ....) nous reprenons la route direction Kayenta ou un Hollyday Hinn vieillot mais au prix moderne nous attend...
 la suite demain!!!

PS pour Catherine, René et Arthur : venez vite,c'est très beau et on a hate de vous voir à Page !


Publié à 04:08, le 25/07/2008, Monument Valley
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En frolant les Rocky Mountains

Mercredi 23 juillet - Etape de 450 km

Enfin des routes transversales ! Nous sommes désormais dans les contreforts des montagnes Rocheuses (les vraies rocheuses sont beaucoup plus au Nord, dans le Colorado, Montana etc) ; les paysages sont splendides, la route déserte, le ciel bleu ! big foot... Il ne manque plus que Robert Redford, son cheval, son ranch et surtout sa veste en jean pour que le paysage soit PARFAIT ! (cf. L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux...). Les paysages sont vraiment splendides, immenses, vallonés, recouverts de forets. Nous avons meme croisé un ours brun, qui s'échappait en enjambant la barrière du bord de la route, trop mignon le gros nounours (plutot genre bonne nuit les petits que Grizzly de 'L'ours' de JJ Annaud...). Nous sommes dans les montagnes de San Juan.
Nous montons en altitude et sommes au dessus de 2 000 mètres (puis 2 800 dans le parc de Mesa Verde).


Stop à DURANGO, petite ville façon western fort sympathique, comme sa bière locale et sa San francisco Cantina pour le déjeuner.
Nota bene : les américains que nous rencontrons sont extrêmement serviables, amicaux et très polis, c'est un vrai plaisir.
Quelques éclairs, un mini orage, et nous voilà à Mesa Verde Parc. Les garçons ont des choses à dire à ce sujet et je les laisse reprendre la plume.

MESA VERDE ce parc est splendide la route monte rapidement à 2800M d'altitude - Hélas plusieurs incendies gigantesques (comme en 2003) ont ravagé plus de 60% de la forêt -
Nota Bene pour mon Jean-Yves = sur les routes de montagnes nous nous disions que la prochaine fois nous mettrions la VEL SATIS sur un bateau pour traverser les states avec elle!!! Les 4X4 américains même les V6 manquent de puissance et l'électronique est loin d'être au niveau de nos voitures.
Reprenons : au "visitor center" nous réservons les 2 visites guidées inévitables :Balcony House et Cliff Palace 2 villages construits par les Anasazis sous des falaises -
Chaque ballade durera une heure environ - Bon ça commence par 15 minutes de prévention sur les risques de la ballade distillée avec force exemples par un Ranger convaincu de son role - Nous  attaquerions l'Anapurna en solitaire à mains nues qu'il serait pas plus inquiet le gars - Autour de nous, prêts à partir, des vieux, des gros, des gosses en sandales et en short....
Sur une heure nous aurons véritablement marché et gravi quelques échelles pdt 15Mn le reste s'est passé à écouter ses informations déja lues dans les guides et attendre que tout le monde franchisse "les difficultés" de la rando - Le grand moment a été lors du passage dans un étroit boyau de 1,50 M où une monstrueuse gravosse (trés gentille au demeurant, mais trés grosse!!!), s'est coincée . Aurel, serviable, s'est proposé de la pousser à coups de pied afin de déboucher le conduit (mais non, ça c'est du fantasme! ...) finalement à force de han et de Oh my god elle est parvenue à s'extraire .
Autant l'organisation à l'américaine de la ballade ne nous a pas convaincue, autant les paysages de canyons creusés par un fleuve qui a disparu étaient somptueux.
Demain nous ferons à nouveau preuve de tolérance pour visiter "Cliff Palace" avant de prendre la route de MONUMENT VALLEY.
Depuis OKLAHOMA CITY nous avons parcouru plus de 1560 KMS.
Nous vous embrassons tous très très fort et vous recommandons d'écouter l'Amitié, chanson des Enfoirés 2008 que nous avons écouté aujourdh'ui en pensant à vous !
A demain


Publié à 03:58, le 24/07/2008, Mesa Verde
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Entre Texas et Nouveau Mexique

Alignement de Cadillac plantées avecle même angle que KéopsMardi 22 juillet
Voilà notre moment de plaisir : après une grande journée bien remplie, bien installés à l'hotel, une bière glacée à la main (l'apéro c'est sacré, à tout endroit de la planète), nous rejoignons le blog, nous délectons de vos commentaires et partageons notre journée avec vous ; c'est une expérience nouvelle et fort agréable! merci encore pour vos petits mots.

Etape de 620 km
Avons quitté tot ce matin Amarillo où les odeurs des milliers de tetes de bétail (et de leur nourriture amenée dans les champs par tapis roulants) flottait, tenace (pire que du fumier) !
Après avoir déniché le très célèbre Cadillac Ranch sur la route 66, nous avons slalomé pour retrouver l'interstate 40, car à cet endroit, la 66 longe littéralement l'I40 et ne présente guère d'intéret. A Santa Rosa, les anciens motels et stations essence abandonnés jonchent le bord de la route, se raccrochant désespérément au mythe...

Nous déjeunons au bien connu Joseph's restaurant, qui entretien aussi la légende en terme d'ambiance (mais sa cuisine ne rentrera pas dans la légende, je vous le dis !)

Quelques villes fantomes, puis direction Santa Fe : le paysage devient valloné, nous rejoignons le rio Grande ; c'est incroyable le nombre de "références" que nous avons dans notre inconscient "culturel" autant de noms portés durant des années par les séries, films, toute une culture qui nous parle ; les impressions et les visions ont un air de déjà vue : les motels borgnes, les routes rectilignes, les camions énormes, les monstrueuses assiettes servies dans les restau, les gros gobelets remplis de glaçons....
Santa fé, nouveau temple de la consommation version indianos : tapis, turquoises, chevaux miniatures et mocassins brodés à tous les coins de rue.

bon comme on peut l'imaginer c'est sympa d'y passer mais je ne suis pas sur que ça vaille un détour!! (Hub et Aurel reprennent le clavier donc le style va changer.........) Quelques fausses maisons en ciment "imitation adobe de l'époque" tentent de recréer l'ambiance "vintage farwest" chère aux américains en mal d'histoire.
Ensuite route soi disant scénique pour TAOS qui commence par 50 Kms de highway - Enfin une route normale pour longer les gorges du rio grande - dommage le canyon dudit célèbre fleuve est inaccessible...

Le "Bel Aurélien" au bord du Rio Grande...

Nous arrivons à TAOS (encore plus désolant que SANTA FE) - Nous croisons beaucoup d'indiens complètement azimutés comme la grosse Squaw à l'acceuil de notre hotel qui machouillait sa bêtise incommensurable............ GRAVE comme dit l'Aurel!!!
La chambre trés confortable avec un KING et un Queen ainsi qu'un petit salon où nous allons diner d'un léger "frichti" que va nous concocter l'Aurélien (Mais non c'est un Gag....C'est évidemment BB qui s'y collera!!)
Pour vous aider : un King est un lit de 2M de large, un Queen un lit de 1,60M de large.

Bisous à tous et encore merci de votre amitié et à demain - Au fait nous venons de franchir un fuseau supplémentaire et reculer d'une heure par rapport à CHICAGO - Donc il est 20H15 à TAOS et en FRANCE 4H15 du matin


Publié à 02:29, le 23/07/2008, Rio Pueblo de Taos
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Dr Pepper

Aurélien sirote comme Forrest Gump  un Dr  Pepper ; c'est ça aussi l'Amérique !Aurélien déguste comme Forrest Gump un Dr Pepper, c'est ça aussi l'Amérique

Publié à 03:04, le 22/07/2008, Amarillo
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Amarillo, Texas

Arret sur la route 66, coté chéyennesLundi 21 juillet
Une heure de retard dans notre vol pour Oklahoma city pour cause de mauvais temps. Nous récupérons notre carosse pour les ' prochaines semaines : une Jeep Commander blanche flambant neuf ; Et nous voilà en route pour rejoindre la mythique route 66 ; nous alternerons avec l'interstate 41 pour raccourcir un peu l'étape, mais l'esprit y est !!!
Tout est carré : les champs, les maisons, carré, cultivé et plat comme la main. Tout un peuple qui occupe l'espace et s'étale à l'horizontal autant qu'il peut, sans pour autant réussir à combler les vides !!!
Partout des chaines d'hotels et restaurants en tout genre accueillent dans des quasi frigidaires les voyageurs qui échappent au soleil éclatant et à la chaleur écrasante (on dirait un four, on a du atteindre 38°).
Stop au walmart (Carrefour local) pour notre équipement de route habituel : glacière, kit picnic etc.
Ici est le pays de la consommation magique : quoique ce soit dont vous ayez besoin, vous le trouvez au coin de la rue, c'est incroyable !
La route nous porte, les paysages nous ennivrent, et nous écoutons à ce moment là, comme un coucou d'ailleur la merveilleuse chanson de KYO "je veux vivre chaque seconde, comme si demain était la fin du monde, être libre pour de bon"/
Nous sommes tous réunis en cet instant. Le ciel est bleu, immense, adouci par des nuages éthérés comme notre enfant céleste.
Nous vous embrassons tous encore plus fort que d'habitude


Publié à 02:38, le 22/07/2008, Amarillo
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Dernier jour a Chicago

Dimanche 20 juillet
Nous sommes encore sous le charme de nos chanteurs de Blues... En plus nous avons pu discuter avec eux, bien que leur accent a couper au couteau aie fort limité notre compréhension, surtout après 2 margaritas et un jetlag pas tout à fait disparu !!!. Nous avons eu une pensée pour nos amis amateurs tels que Marc, Bruno, ou Steve...
Valises bouclées, nous voilà repartis pour user cette fois ci les trottoirs du "loop" le coeur de chicago, où alternent à nouveau immenses batiments du XIXème siècle (jusqu'à 15 étages quand même !) et nouveaux gratte ciels plus inventifs les uns que les autres; Chicago a été détruite dans un énorme incendie en 1871, et rebatie en quelques années ; cela a boosté les ingénieurs, architectes et urbanistes : le centre ville donne donc une atmosphère bien organisée, quadrillée et finalement assez aérée, fort agréable. Les vues sont époustouflantes, et nous qui ne sommes pas particulièrement citadins, nous sommes totalement sous le charme !
Vue du deck de Sears TowerLe summum de la journée (à tous points de vue !) c'est la visite de la Sears Tower, qui fut pendant 20 ans la tour la plus haute du monde, jusqu'à ce que les tours Pétronas de KualaLumpur la détronent... L'ascenseur nous propulse en quelques secondes au 103ème étage de la tour construite en 1970 par le richissime inventeur et propriétaire du groupe Sears, (les 3 suisses locales). La vue y est bien sur à couper le souffle, et les tours avoisinantes, qui nous paraissaient gigantesques en bas, semblent ici complètement naines !
Après cette ultime émotion, nous rejoignons notre hotel La Quinta (standard Ibis, en taille américaine), proche de O'hare Airport ou nous trouvons enfin une liaison internet efficace ; merci de vos petits mots et commentaires, c'est un régal ; cela nous fait très plaisir, nous essaierons d'être fidèles à nos rendez vous sur le net ensemble, forts de votre présence de votre affection à nos cotés.



Publié à 02:25, le 21/07/2008, Chicago
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Chicago sous la pluie !

Samedi 18 juillet
La pluie tombe sur la ville ! Un shopping s'impose... Les centres commerciaux pullulent, tous plus luxueux et plus immenses les uns que les autres : marbre, quadruple escalator, marques prestigieuses... de quoi user ses semelles et son porte monnaie !!!!
Même le shopping est une balade architecturale !!!!
  En fin de journée, diner au Blue Agave, tex mex pas loin de Flemish House, où la jeunesse dorée de Chicago s'ennivre de Margaritas frappées. Nous rejoignons ensuite le BLUE CHICAGO, mythique club de Blues (Aurélien, pas admis (moins de 21 ans !!!!), reste au B&B) : ici les jeunes peuvent conduire à 16 ans, mais ne sont pas admis dans les bars, meme accompagnés, et meme pour boire un coca cola ! étrange pays de contrastes...
Incroyable soirée très émouvante avec un excellent groupe de blues et une chanteuse fantastique : émotion immense en direct live !!!


Publié à 02:03, le 21/07/2008, Chicago
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On se croirait à Miami !

Plage sur le bord du lac Michigan (500 km de long sur 200 de large !)Après une Caesar Salad au Corner Bakery du coin (comme son nom l'indique !) nous rejoignons Flemish House après une journée de 24 heures debout !


Publié à 01:32, le 21/07/2008, Chicago
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Chicago forever

Vendredi 18 juillet
Vision de Chicago DowntownBelle journée à la découverte de cette ville immense à tout point de vue ! Nous sommes totalement sous le charme ; le must : la balade sur la Chicago River en bateau à la découverte des merveilles architecturales de la ville, berceau des gratte ciel et des immeubles les plus colossaux ; Nous découvrons aussi plus tard les étonnantes oeuvres d'art du Millenium Parc dont l'incroyable "Haricot" miroir déformant aux jeux infinis.

Publié à 01:50, le 18/07/2008, Chicago
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chicago nous voilà

Jeudi 17 juillet 2008
Arrivés pile à l'heure à Chicago O Hare ; formalités passées rapidement ; un black a la voix nasillarde et aux joues rebondies nous embarque dans son taxi vieillissant ; les states sont à nous !
Premiers embouteillages, chaleur étouffante, puis soudain, la Ville nous offre son visage démesuré...
Nous rejoignons en douceur Cedar Street, une jolie maison art déco noyée dans un quartier chic ou alternent skycrappers et bicoque victoriennes pour riches chicagoans
notre petit appartement est délicieusement rétro ; les propriétaires ont tout fait "vintage" ; super confortable et très bien situé. La journée se fait longue ; pas de chance, la connexion wifi est plus que faible, et nous prendrons du retard dans notre blog...


Publié à 11:18, le 17/07/2008, Chicago
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Bientôt le départ !

A quelques jours du départ, idée !

Pourquoi pas un blog pour partager nos impressions et nos photos avec tous ceux qui nous suivent toujours par la pensée et par le coeur, dans tous nos périples... depuis longtemps !

Alors Inch Allah comme dirait notre Ami Talat, notre bédouin préféré !

Comme avant chaque départ, la tension monte, le travail aussi.... il y a tant à faire, tant à boucler pour partir l'esprit tranquille (ou presque !).

 



Publié à 08:17, le 8/07/2008,
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