Notre été 2008 made in US

California dreaming...

Jeudi 21 Août


Hub raconte : pour ceux qui ont la chance de posséder « l'excellent » Equation 2, écoutez la piste 3...

Dernier jour à San Francisco, derniers instants pour plonger et nous laisser submerger par notre rêve, dernières secondes de bonheur avant le long retour vers Beynost si loin, auprés de vous si proches de nous pendant ces 5 semaines.


All the leaves are brown, And the sky is grey ce matin comme tous les matins SF est tjs englouti par le FOG. I went for a walk On a winter's day pourtant nous sommes bien en été, mais comme écrivait Mark Twain (vous connaissez la suite...) nous décidons d'emprunter le métro jusqu'à « Embarcadero ». California dreamin' . I stopped into a church En fait nous nous arrêtons au musée de la mécanique dans la zone de Fisherman's wharf – Génial : une collection époustouflante de jeux anciens du début du 20ème siécle jusqu'au premiers jeux Atari ou Sega. Un pur régal en plus chaque jeu ne nécessite qu'un quarter. Aure essaie tous les jeux qu'il n'a pas connu, un vieux bowling, un jeu de boxe, un lancer de balle, BB se jette sur de vieilles « babasses » et moi je mets une mémorable « patée » au baby foot à mon fils à moi que j'aime tant...

I passed along the way, You know, I got down on my knees And I pretend to pray Bon la on va changer de disque!!!
Oh, california dreamin', on such a winter's day california dreamin' La la la la la la c'était exactement ça!!!

Toute la matinée nous baguenaudons dans la zone de Fisherman's wharf, qui fait quand même un peu « craignos » et où tous les touristes bas de gamme se rencontrent. Les boutiques sont toutes tenues par des asiatiques, certains sont commerçants et sympas et nous discutons de temps en temps le bout de gras, d'autres, certainement des chinois, sont imbuvables et à claquer comme dans tous les pays que nous connaissons qui ont la malchance de subir une immigration chinoise.

Nous apprenons que les affaires ne sont pas aussi florissantes que les années précédentes, la crise est la et le moral s'en ressent, on craint les dernières conneries que BUSH pourrait décider de faire avant son départ : Iran par exemple, en plus ça fait 3 semaines que le brouillard ne se lève pas et CA c'est pas très bon pour les « tours de la baie de SF »... Bon, dans le monde entier les commerçants se ressemblent et passent leur temps à se plaindre.

Il n'empêche; ici les horaires de travail sont « violents » , nous sommes très loin des 35 heures et même des 39....

Le ciel bleu se lève sur SF Est mais rien sur l'ouest. Le Golden Gate n'apparait même pas et Alcatraz s'effiloche et se découvre à peine sur l'horizon. It's life ..Nous envisageons d'aller plein Est vers bay bridge et l'autre coté et puis rentrer tranquillement chez nous.

L'estomac de l'Aurel, organe qui commande un grand nombre de ses actes, émet manifestent des gargouillis qui le rendent immédiatement ombrageux, puis grognon pour devenir agressif. OK nous allons « tenter » de casser la croute. Aprés une apre négociation, où le Burger King de Vernal est remonté à la surface, nous refusons le « Subway » et tombons d'accord pour un « mexican fast food » avec des tables un peu huileuses mais libres...

En sortant « le miraaaaaacle » le ciel est bleu de partout, dans le lointain les tours du golden gate sont bien visibles et Alcatraz est entièrement dégagé, en face de nous Angel Island et Sausalito... We don't believe it... Quand je vous écrivais hier qu'il fallait y croire . A San Francisco tous les rêves sont possibles, à San Francisco nous vivons tous les jours notre « California dreamin' »!!! Plus surement encore un coup de pouce de notre petit Ange....

 Immédiatement nous attrapons un taxi direction le Golden gate et Sausalito; nous tombons sur un gars cool, heureux de notre excitation, qui nous raconte toutes les anecdotes qu'il a vécues sur ce pont, qui nous prend en photo...

Le pied pour Aurel et pour nous. 1H30 à flaner sur le front de mer de Sausalito et nous reprenons le ferry pour l'embarcadère de SF. Inutile de vous dire que nous avons fait en sorte de rentrer sur le boat dans les premiers et choisi les places de devant à droite.

Le rideau s'est levé une dernière fois pour nous offrir le spectacle du Sky line et du Golden Gate bridge dans toute leur splendeur, éclairés par une douce lumière de fin d'aprés midi, très favorable aux filtres... Bon BB va vous sélectionner un aperçu. Aurel, sous le charme n'en perdant pas une miette, gravant comme nous dans sa mémoire cette quintessence de « california dreamin' ».

FIN

Nous signons la notre dernier article et notre dernier mot qui résume vraiment ces 5 semaines de voyage à travers ces espaces magnifiques « California dreamin' ».

Merci pour votre soutien et votre indéfectible affection. Nous vous aimons autant que vous nous aimez et à Samedi 23 la joie du retour.

Béatrice, Hubert et Aurélien



Publié à 04:32, le 21/08/2008, San Francisco
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Castro Hill ou la Californie (cation)!!!

Mercredi 20 Août


Hub raconte :Très méchant et facile jeu de mot, pour un « way of life » tout à fait normal ici. Castro est reconnue comme la grande mecque des homos (hommes ou femmes). C'est la plus importante concentration de gays et lesbiennes au monde. La vie de quartier y est douce et sympa, les immeubles affichent le drapeau arc en ciel, d'ailleurs une gigantesque bannière fasseye grace aux alizés du Pacifique et marque l'entrée de Castro.
Hier au supermarché, il y avait plein de couples hommes faisant leurs courses. C'était trop « mimiche ... »La grande tolérance des San franciscains a attiré les homos de tout le pays et d'ailleurs, ce qui explique cette densité qui, à l'origine, n'était pas supérieure à la moyenne nationale. Mieux vaut en effet être Gay ici qu'au mileu du TEXAS!!!.(permettez moi de vous conseiller ce très beau film :Broeback Mountain)

Ici tout est fait au niveau des lois pour que les gays mènent leur existence comme ils le veulent et avec qui ils le souhaitent. San Francisco possèdent 100 longueurs d'avance sur les mentalités de l'Amérique profonde.

Notre rendez vous avec San Francisco commence par le quartier mythique de « Haight-Asbury », célèbre car c'est d'ici que la vague hippie a déferlé sur le monde.(A l'instar du mouvement Beatnick né aussi à SF qq années avant).

C'est de SF qu'en 1965, de l'université de Berkeley (grace à la future célèbre Joan Baez) et des rues de Haight-Asbury que la « révolution psychédélique » , le « flower power » et le « peace and love » naîtront. De cette ville et de ce quartier des groupes encore célèbres today : Grateful Dead, Joan Baez, Jefferson Airplane, Janis Joplin et le grand Carlos Santana... feront planer le monde et nos générations... ce quartier appelé aussi « hashbury.. » rassemble au hasard de ses ruelles en pente, la quintessence des maisons victoriennes de SF, parées de toutes les couleurs pastels du monde.

Nous pourrions toutes les photographier, car elles possèdent toutes un cachet particulier. Elles respirent aussi la symbolique atmosphère de SF : quiétude, simplicité, bien être...

Longue marche ensuite de Hasbury (oups lap »suce » révélateur...) jusqu'à Alamo Square, pour admirer les « painted ladies », 7 maisons de poupées chacune d'une teinte différente, ressemblant à de la porcelaine anglaise, et ayant comme toile de fond les gratte ciel de SF.

Puis taxi sympa et pas cher jusqu'à « Union Square », le coeur, ou le Bd Haussmann de SF. Face à face les gds magasins « Macy's, Saks fifh Avenue, Bloomingdale... Magnifique place pleine de boutiques dont la célèbre « Levi's store » : célèbre car c'est aussi à SF que le Jean a été inventé... Et oui, petits veinards qui lisaient ce magnifique blog nous vous la jouons « culturel »!!

En 1847, Levi Strauss un immigré juif de Bavière (le pauvre vieux n'avait pas que des atouts ...), débarqua à SF avec pour toute fortune un lot de baches bleues.. Comme il ne parvenait pas à les vendre, il eut l'idée de les tailler pour en faire des pantalons qui, immédiatement, firent le bonheur des « forty niners » - (pour savoir qui sont les forty niners reportez vous a « la mine abandonnée de Old Digger » - Un peu de pub pour nous et un peu de révision pour vous!!) le tissu était impoté de france et fabriqué à NIMES d'où la « toile denim » et était expédié du port de Gênes en Italie d'où son nom « JEAN ». voilà vous savez tout et comprenez au fil des lignes que la célébrité de San Francisco a des racines profondes et lointaines.

Aprés un léger lunch à Union square où, pour la première fois du voyage, nous avons dégusté un sanwich de vraie baguette avec du vrai Brie, nous montons sur « Russian Hill ». Célèbre colline car , d'une part le panorama sur la « Coït Tower », Alcatraz et la zone portuaire et Bay Bridge est splendide, et d'autre part parce que c'est le début de « Lombard street » la rue « la plus tortueuse au monde » sur laquelle l'excellent Steve mac Queen y réalisa SANS TRUCAGES la fameuse course poursuite de « Bullitt »...

Et ceux qui ne sont pas trop jeunes pour « the streets of San Francisco » ou « l'inspecteur Harry » comprendront notre plaisir à baguenauder dans ces rues célèbres et envieront nos émotions créées par ces bouffées de notre jeunesse.

De Russian Hill nous sommes descendus, sans nous presser, vers « Fisherman wharf » que nous avons survolé car la c'est la foire à la bimbeloterie pour touristes désabusés.

Voilà journée de pur bonheur à partager la sincérité de cette magnifique ville où il fait si bon vivre. Le ticket d'entrée n'est hélas pas donné et, quelque soit le quartier, nous avons rencontré beaucoup de SDF, certains complètement « azymutés » d'autres assez attachants pour engendrer la compassion d'Aurel qui aura vidé ses poches.

Beaucoup de « Homeless » à SF, comme à Chicago. Il y aurait pas mal de choses à dire sur la manière dont l'Amérique traite ses pauvres. Quelques personnes s'en émeuvent au hasard des rencontres, mais c'est une autre histoire et aujourd'hui ce serait hors sujet.

Plus qu'une journée d'aventures, le taxi pour l'Airport a été réservé ce soir.... Le vol est confirmé nous décollons bien de SF le Vendredi 22 Août à 13H50.

Bises affecteuses à toutes et à tous.

PS n°1 : Nous sommes heureux d'apprendre que Catherine, René et Arthur sont rentrés sans encombre. Non nous n'avons pas eu ce second message mais Barbara, la vieille à l'acceuil de « l'Apache Motel » nous avait bien donné votre lettre.

Que de souvenirs, d'émotions et de photos nous allons pouvoir partager rapidement tous ensemble.

PS n°2 : je précise à « celles que je croyais qui m'aimaient vraiment comme je les aime à St Exupéry » que le peu d'affection qu'elles me manifestent dans leur commentaire (pas tjs éclairé!!) m'a beaucoup attristé. Ce n'est que partie remise chères Stéphanie et Sylvie » bientôt je serais la.... mais non c'est une blague.




Publié à 04:41, le 20/08/2008, San Francisco
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« If You going To San Francisco... »

Mardi 19 Août – 235 Kms


Enfin nous y sommes : San Francisco le but ultime de cette magnifique traversée de la moitié des USA. Souvenez vous aprés nos 3 jours exceptionnels à Chicago, nous avions réceptionné notre « Jeep Commander » à Oklahoma city le 21 juillet et pris la Route 66 dés la sortie de la ville. Ce 19 Août en fin d'aprés midi nous avons rendu notre vaillante Jeep qui nous a conduit pdt 8450 Kilomètres au bout de nos rêves sur le Golden gate. (BB en aparté : notre chauffeur a aussi été vaillant, qui nous a mené sans encombre et en douceur tout le long du chemin.... bon, j'admet qu'il avait un copilote hors-pair, cela aide !).


Ce matin nous avons donc quitté Salinas vers 8H15 comme d 'hab, et pris la Freeway 101 pour éviter la route cotière toujours noyée sous des chapes de brumes épaisses. Nous repassons par Gilroy (rappelez vous la Capitale de l'Ail..) et nous y faisons un stop car la bourgade bucolique et maraîchère est aussi connue pour ses « outlets » (magasins d'usines). Comme à Park City tout est organisé par magasin de marques et comme dans l'Utah c'est la grande période des dégraissages... Nous y avons fait des AFFAIRES je ne vous explique pas !!! L'Aurel est habillé pour la rentrée et moi pour quelques étés... des supers chemises 100% coton, manches longues pour 16$ des sweats blousons « Bilallong » pour 30$...

Dommage qu'au niveau couleurs et mode nous n'ayons pas les mêmes standarts.. 100Kms de freeway et à l'approche de San Francisco, nous rejoignons le bord de mer vers « Half Moon bay ». Nous trouvons une très belle plage avec un rayon de soleil et des tables pique nique. Sympa et la encore tjs bien organisé : chaque table est unie d'un barbeuk, les restrooms ne sont pas loins et comme de partout, même dans les coins les plus paumés ou les bars les plus « étranges », tout y est : savon, papier spécial pour recouvrir la cuvette, séche mains et une fontaine gratuite d'eau fraiche pour boire. Et oui, ça va vraiment nous faire drole de revenir en Europe!!!

Cernés par des mouettes pas très « rieuses », mais envahissantes, nous finissons nos « restes », copieux je vous rassure, et reprenons la route vers san Francisco.

Au plus nous nous rapprochons de la « porte dorée » au plus la brume s'épaissit et c'est dans un brouillard à couper au couteau et une température de 18° qu'enfin le mythique Pont s'offre à notre admiration. Heureusement un vent glacial mais violent chasse un peu de brouillard et le Pont se découvre timidement. Même dans ces conditions « il est Magnifique »; nous le parcourons, Aurel pour la first time et nous pour la seconde. Rien n'est perdu, nous nous sommes promis de le retraverser entièrement dés qu'il fera beau. A san Francisco plus qu'ailleurs il ne faut jamais désespérer; Mark Twain n'écrivait – il pas que « l'hiver le plus rude qu'il m'ait été donné de vivre fut un ETE à San Francisco.... »

Pour rejoindre notre « loft » nous montons vers Haight-Ashburry où les demeures Victoriennes, gracieuses dans leur architecture et élégantes dans leurs couleurs pastels s'assoupissent sous la caresse du soleil qui chauffe confortablement le quartier. Nous nous sommes éloignés de qq centaines de mètres du Pacifique et ça suffit. Il faut y croire....

BB reprend :

Nous rejoignons le quartier de Castro où nous avons réservé un petit appartement sur Douglass Street. Le quartier resplendit aux couleurs arc en ciel : nous sommes dans le quartier « gay » de Frisco.

Nous sommes au rez de chaussée d'une ravissante petite maison bleue (oui, je précise qu'elle est elle aussi « accrochée à la colline », « qu'on y vient à pied », « on ne frappe pas », « ceux qui vivent là.... » on n'aurait pas pu faire mieux !). Un appartement très calme, tout en longueur, salon, deux chambres, un jolie cuisine bleu et blanc donnant, luxe incroyable, sur une petite terrasse surplombant un jardinet touffu... tout confort, le rêve !

Deux patés de maison plus loin, un supermarché ouvert 24 heures sur 24 nous permet de concocter notre diner... là encore, service top, à la caisse, on nous range soigneusement nos achats dans des sacs solides (on sait que les clients sont ici piétons...).

Voilà, dinette donc à l'appartement, nous sommes ravis de l'accueil, il y a des étoiles dans le ciel et espérons un rayon de soleil pour demain sur San Francisco !

Bisous tendres à tous




Publié à 05:10, le 19/08/2008, San Francisco
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Beyond the sea....La mer qu'on voit danser!!

Lundi 18 Août – 92Kms


Hub raconte : Aujourd'hui journée au programme cool. Le matin l'aquarium de Monterrey, ensuite éventuellement shopping, puis « Point Lobos » en face de Carmel.


Nous avions déjà réservé et payé nos entrées à l'Aquarium afin d'éviter la foule au guichet. Nous étions devant l'entrée dés 9H20 (ouverture des portes 9H30), prés à déguster sans retenue « le plus grand aquarium du monde » comme ils disent... Aprés 45 minutes, sans vouloir être systématiquement critique, en faisant preuve de retenue et animés d'une bonne dose de tolérance, nous constatons qu'ils feraient mieux de se limiter dans les superlatifs!!! Nous qui avons déjà visiter qq aquariums (La Rochelle, Kuala Lumpur...), sommes assez vite déçus par le peu de variétés d'espèces. La partie « Coral reef » , par exemple, est d'unte tristesse désespérante quand on a eu la chance de plonger au milieu des coraux de la Mer Rouge. En fait beaucoup de salles sont réservées aux espèces locales et Pacifique Nord, et peu d'espèces ou d'aquariums résumant les autres océans. Beaucoup de jeux interactifs pour les gosses, le souhait omniprésent d'éduquer les jeunes à la protection de la nature. Mais bon nous n'étions pas venus nécessairement pour ça!! BB a pu réaliser, grâce au pied que nous nous trimballons depuis le début, de très jolis « futurs fonds d'écran », que vous pouvez admirer en échantillon. En conclusion pas mal mais rien d'exceptionnel .

Ce qui est original comme beaucoup de réalisations dans ce beau pays, c'est le financement qui a conduit à cette réalisation qui, sur le plan architectural et ouverture des espaces et remarquable.

Grâce à une énorme donation de David Packard (le co-fondateur de HP, + de 1 million de$), et ensuite grace à tous les autres donateurs qui ont suivi et dont les noms et les montants des dons sont affichés sur une grande plaque de marbre à l'entrée (style monument aux morts ou commémoration de la Shoa..), l'aquarium de Monterrey est nait.

Aprés l'aquarium, nous entamons une partie shopping dans les boutiques du front de mer. A l'origine Monrterrey était un port de baleiniers, où avaient été installées qq grandes conserveries de poissons (sardines notamment) . Pour attirer les touristes friqués ce n'est pas la meilleure idée du monde...et puis la crise, l'interdiction de la pêche à la baleine, « C'est assez »... de galères ont dit les gars du coin!!! Les anciennes « canneries » ont été réhabilitées comme les docks de Capetown, en boutiques. Mais nous ne sommes pas à Capetown et au fameux « Waterfront » .. Nous eûmes rapidement fait le tour de la situation.

Par contre Monterrey a son héros local : John Steinbeck l'écrivain (les raisins de la colère, A l'Est d'Eden, des souris et des hommes) qui, bien que natif de Salinas, évoqua de nombreux quartiers de Monterrey dans ses livres. Des portraits de lui dans toutes les rues, un musée lui est dédié, sa maison natale se visite....

Vers 13H00 grand moment pour notre Aurel préféré, nous allons déjeuner au « Bubba Gump ». Génial, grand moment car encore une fois tout est fait pour nous rappeler nos souvenirs de Forest Gump et du Lt Dan.. Le service comme d'hab est top, la nourriture (crevettes cajun, caesar salad..) est tout à fait correcte et le prix n'est pas abusif.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'en France, dans un lieu chicos et en high season, choisir un restau branché....Je sais que nous nous répétons, mais « believe us », ici la vie est différente, les commerçants ont le sens du commerce et nous en donnent pour notre argent. Les serveurs ne vous font pas la gueule ou ne se la pètent pas comme chez nous.

En tour cas grand moment de bonheur pour l'Aurel, qui s'est immergé dans le monde de Forest Gump (personnage mythique pour notre grand garçon), pdt une heure trente. Quant à nous, l'envie de se refaire le film de 3H00 nous a titillé... Ce n'était pas qu'un simple restaurant de plus : c'était encore une fois une expérience inoubliable et nous y étions BIENS...

BB reprend (la paresseuse..)

Nous essayons de profiter d'une éclaircie pour découvrir le fameux parc de Point Lobos, superbe réserve naturelle où s'ébattent éléphants de mer, loutres, et de multiple variétés d'oiseaux...

Le soleil, facétieux, disparaît à l'approche du parc... petite ballade tout de même sur les sentiers escarpés, à admirer quelques bestioles somnolentes sur les rochers.... ahhh où est donc passée cette belle lumière qui fait le bonheur des photographes ???? mais bon, on ne gagne pas à tous les coups !!!!.

retour à l'hotel après quelques courses pour notre encas du soir. Voilà, debrief de la journée autour d'un petit Chardonnay de la Napa Valley, préparatifs pour notre dernière escale à San Francisco !

Les bises spéciales à nos ami(e)s de St Exupéry qui voient les avions partir....

Un coucou à Sandra et JeanPhi qui nous ont précédés en Californie !

Bises à toutes et à tous !




Publié à 04:45, le 18/08/2008, Monterey
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« Oh t'as ri » sur des golfes pas très clairs !!

Dimanche 17 Août – 370 Kms


Hub raconte : Nous avons pas mal « rouillé » à St Simeon, un bled qui ne ressemble à rien sur la Hwy 1 où vivent un peu plus de 400 personnes; sans doute le petit personnel des 5 hotels le long de la highway, essentiellement des mexicanos. Un hôtel sans saveur et sans personnalité et très cher. Il faut savoir qu'ici comme en France c'est la « very high season » qui se termine ce soir. Tous les prix sont multipliés par 2 et tout est full de chez full!! C'est d'ailleurs la raison principale qui nous a obligé à descendre aussi bas de MONTERREY.

Ce matin même topo hélas que la veille, à l'instar d'Aurel la brume épaisse a du mal à se lever!!

Nous décidons de rendre une petite visite à nos bruyants et malhodorants voisins qui squatent une plage de sable gris depuis qq années. Une colonie d'éléphants de mer et d'otaries, partagent avec des centaines de cormorans, de pélicans et de mouettes ce bout de Pacifique. Le spectacle de ces mastodontes malhabiles sur la terre ferme, se grimpant dessus pour s'approprier un coin de sable, se frottant la gueule avec leur nageoire , s'aspergeant de sable, ou se roulant « des pelles » est plutôt cocasse. Aurel a daigné descendre de la voiture et il ne l'a pas regretté.

Dommage que le temps.... Las, la carte SD a pas mal chauffé et le résultat comme vous pouvez le constater est sympa.

Nous décidons de quitter le bord de mer, et de remonter sur Monterrey par la freeway 101. Immédiatement nous retrouvons le ciel bleu et la chaleur. Paso De Robles à l'entrée de la freeway où nous prenons un copieux breakfast. (pour plus de précisions RDV à l'article sur Salt Lake city « un goût de sel sur la route) tout pareil et tout aussi sympa, il n'y a que la serveuse qui était plus jeune...

La nuit d'hôtel était très chère et sans « continental breakfast »!!! Et oui dans la « high season » en Californie la notion de service s'estompe pour presque disparaître à mesure qu'on approche du 15 Août.. C'est d'ailleurs un peu gonflant. Si ça continue nous finirons par nous sentir chez nous.. Non je suis injuste, je vous rassure, car dés que nous nous éloignons du bord de mer (comme pour prendre notre breakfast) nous retrouvons l'Amérique que nous aimons.

Sur la « route » de Salinas ( le fameux bled où James Dean...), nous traversons pendant des dizaines de miles une plaine fertile entièrement dévolue à la culture maraichère. Et soudain une odeur reconnaissable entre toutes, pénètre l'habitacle climatisé que nous croyions pourtant hermétique : de l'Ail!!! L'odeur habituelle de la vinaigrette provençale ou de l'aiolie à la puissance 10!! Un concentré écoeurant qui s'insinue dans tous les interstices, adhére à nos vêtements et nous donne l'impression qu'aucun spray ne nous fera retrouver notre haleine.. Nous sommes simplement en train de traverser Gilroy; sympathique et bucolique bourgade qui s'est autoproclamée « capitale mondiale de l'ail ».. ici on ne craint ni les vampires, ni la mauvaise haleine. Nous imaginons le bal du village en plein été, qui plus est dans la salle municipale... D'ailleurs, nous ne sommes pas loin de la réalité, car nous apprenons que chaque année, Gilroy célèbre sa culture emblématique par « le festival de l'ail ». Imaginez faire partie du jury pour l'élection de « Miss haleine d'ail.. »


Aprés Salinas, nous poursuivons vers Santa Cruz au nord de Monterrey. Tout autour de Salinas des hectares et des hectares de laitues proprement alignées; même le cimetierre est au milieu d'un champ de laitues. Tout l'espace est dévolu à la feuille de salade jusqu'au bord de la route, comme dans le Beaujolais où les vignes s'arrêtent à la limite.

Aprés Salinas nous arrivons à « Castroville »; et la, on ne le fait pas exprés je vous assure, nous traversons des champs immenses d'artichauds (artichokes comme ils disent ici) et à l'entrée nous constatons que nous pénétrons dans « la capitale mondiale de l'artichaud... » comme écrit fièrement sur la bannière du bled. La aussi un festival annuel et : Moment de gloire du trou de paguts, Marylin MONROE a été élue en 1947 « Miss Artichokes »... Oui vous avez bien lu.. c'est sans doute pour ça que, éduquée aux bienfaits du légume, elle se soit jetée goulument sur les « poireaux » de 2 « gros navets » !!! Bon elle est facile et gratuite.. A ce sujet j'ai remarqué que les Américains ont une perception très différente de nous de leurs Présidents: ainsi Bill Clinton et John Kennedy ne sont pas ensencés comme chez nous.

Enfin nous quittons les villes légumineuses pour nous rapprocher du bord de mer. Mais les nuages et la froideur de l'air que nous retrouvons gachent le plaisir et surtout ne payent pas les 52 kms supplémentaires depuis Salinas, au milieu de l'affluence estivale.

Trop de monde en Californie!!!

Notre hôtel un « Best Western » est sympa: une petite suite avec 2 chambres, frigo et microwave proposant une piscine-jacuzzi et salle de sport. Aurel, qui semble avoir pris de grandes décisions, fonce perdre 200 calories dans la salle de training; je le suis à mon tour aprés avoir grillé « une cigarette du cowboy »; pas de problème je perds rapidement sur « le marcheur » 200 calories pendant que BB surveille le lave linge et le sèche linge installés à côté... American way of life!!!


Les alentours, comme tous les hôtels de ce type dans ce genre de petite ville: dans des terrains vraiment vagues, très trés prés du freeway....

Nous sommes heureux d'avoir retrouvés nos Marseillais que nous pensions perdus dans le lot (des estivants...)

En conclusion, une fois n'est pas coutûme, je vous recommande à tous le superbe blog de Eric sur une région méconnue des highlands (Ecosse) : le Sutherland et le Caithness http://highlandecosse.uniterre.com/

Les photos donnent vraiment envie et que dire du texte et de l'écriture : un PRO le gars !!

Bises affectueuses à toutes et à tous.

PS : la barre des 8000 km a été passée aujourd'hui !



Publié à 03:40, le 17/08/2008, Salinas
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Smoke gets in Pacific !

Samedi 16 aout -  490 km


Départ sans encombre de Yosemite ; l'étape ne devrait pas être trop longue : nous passons par Monterey (ou nous reviendrons demain) pour longer la cote pacifique le long de la superbe route n°1.(en fait, elle sera plus longue que prévue, difficile d'estimer les distances dans ce pays !).

La transversale plein ouest traverse de beaux paysages vallonés aux herbes jaunies, ponctués de lacs bleu acier (plutot des « réservoirs d'eau » ici) et de quelques exploitations agricoles fruitières. Les maisons sont proprettes, voire luxueuses... on est clairement dans un état plus riche qu'ailleurs !

Mais nous sommes maintenant en Californie, finis les grands espaces vides, les routes rectilignes et les highways solitaires à 4 ou 6 voies ; nous rencontrons du monde, des bouchons, des feux, des ralentissements... bref la civilisation ! Dommage... nous étions bien perdus au bout du monde !!!

Nous laissons 35° à yosemite, un grand ciel bleu et soleil, pour trouver en meme temps que le pacifique une brume à couper au couteau et un océan loin de son bleu légendaire...

Dommage pour la route panoramique, ciselée le long de la côte déchiquetée entre Monterey et San Siméon au Sud ; le temps de s'y prête pas, et la grisaille ambiante n'incite pas aux arrêts « Vista Point » !

Pause picnic tout de meme sur une splendide petite plage nichée entre deux promontoires rocheux, d'accès difficile et au parking restreint... On se régale, entre mouette et vagues se brisant sur les rochers...

Arrivée à San Siméon, dans notre hotel surpayé (week en du 15 aout oblige), perdu dans la pampa, sans charme particulier... eh oui, haute saison sur la cote californienne aussi !

Hubert tourne en rond, ne trouvant même pas un coucher de soleil à photographier sur ce P.. de Pacific !

Aurélien a taté du sauna et de la piscine (chauffée : eh oui, le climat n'est plus ce qu'il était : nous avons retrouvé les températures de Serge et Sylvie dans le Lot : 16°. Cela nous fait un choc thermique difficile. Pour la première fois du voyage, j'ai sorti ma veste de la valise, c'est dire.

De plus, la brume et le ciel gris sont vraiment posés sur le littoral : quelques centaines de mètrès à l'intérieur des terres, c'est le ciel bleu : rageant n'est ce pas !




Publié à 02:29, le 16/08/2008, San Simeon
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Et au milieu coule.....une rivière

Vendredi 15 Août – 115 Kms


Hub raconte : en préambule, sachez que la barre des 7.000Kms a été dépassée!! notre seconde journée à parcourir «Yosemite Park », toujours sous un magnifique ciel bleu. Comme hier lever à 7H15, départ du chalet une heure plus tard, direction la célèbre « Yosemite Valley » traversée par la Merced River et protégée par de gigantesques parois de granit « El Capitan » notamment.

L'avantage du petit matin, outre la fraicheur naturelle, c'est qu'il y a peu de circulation et les quelques parkings offrent encore de la place.

54 Kms avant de garer la Jeep pour débuter notre ballade vers le « Mirror lake ». Aurel et Moi la jouons facile car c'est BB qui a choisi notre ballade = 2 miles AR à suivre le cours de la « Tenaya river »sur un chemin sans réel dénivelé.

Donc une heure AR, niveau de difficulté = improbable et incertain, pour aussi facile il n'y a pas d'échelle!! Bon je plaisante. Dans le guide du park remis à l'entrée il est quand même écrit que c'est "the" ballade des photographes qui se pressent au petit matin pour photographier les parois de granit qui se réflètent dans « mirror lake ».

Nous voilà partis d'un pas confiant, le stock de pellicules pour moi, les cartes SD pour BB, les mains dans les poches pour l'Aurel.. Aprés une demie-heure dans les sous bois à respirer les douces senteurs du crottin frais, nous approchons d'une « sorte de flaque d'eau » dans laquelle se mirrent de très jolis reflets. Bon ça vaut bien qq clichets, belles couleurs du matin pas besoin de polariser, gentillet, mignonnet....

Nous reprenons notre sentier pour « Mirror Lake » et nous marchons et nous marchons et nous marchons toujours (comme les Shadocks). Au bout d'une heure et demie, quelques doutes font plus que s'insinuer et nous rappellent que justement à Monument Valley... Bon vous connaissez l'histoire. Mais il est où ce « P....... » de lac??? Soit les Rangers font pire que les Navajos dans l'évaluation des distances et le fléchage soit nous nous sommes encore plantés car même BB marche plus vite qu'un mileà l'heure. (1mile = 1,6Km)

En plus sur la carte nous sommes montés bien plus haut que le Mirror lake et nous avons même entamé la seconde partie d'un grand loop.

Nous rencontrons enfin des randonneurs qui arrivent dans l'autre sens (donc rassurant) et qui nous informent qu'au mois d'Août le lac est complètement asséché et qu'il n'existe plus. Il ne reste que :.............. vous vous souvenez de la « flaque » du début?? Et bien c'était ce qui restait du Mirror Lake!!!


Finalement heureusement que nous n'avons pas fait « les dégoutés » vous pouvez ainsi admirer vous aussi qu'on aime tant quelques reflets dans une flaque!!!

Au total notre « petite » ballade aura fait un peu plus de 5 miles soit plus de 8kms.. Mais c'était quand même génial et cela nous a fait un bien fou de partager avec des milliers de moucherons agressifs notre espace vital pdt 3 heures...BB a inauguré une nouvelle ampoule dans un endroit impossible du pied; Aurel a fini par avoir qq crampes : son premier geste, dans la voiture, aura été de se dénuder les pieds. Je vous laisse imaginer le retour d'enfer qu'il nous à fait vivre malgré nos protestations véhémentes = vitres grandes ouvertes, en vitesse accélérée pour faire rentrer le plus d'air possible dans l'habitacle, de temps en temps nous tentions de nous mettre en « apnée », respirions un léger filet d'air par la bouche à peine entrouverte, dents serrées....


Comme hier, copieux lunch à 14H30 et aprés midi à buller, à préparer notre itinéraire de demain qui va nous emmener sur la côte Pacifique vers St Simeon.

Le compte à rebours vers le grand retour à hélas déjà commencé; nous avons bien l'intention d'en profiter au maximum jusqu'au bout et vous faire vivre encore qq belles découvertes.


Bises affectueuses à toutes et à tous « We miss you encore plus grave ... »



Publié à 02:12, le 15/08/2008, Yosemite National Park
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A l'ombre du « half Dome »

Jeudi 14 Août


Le temps est toujours magnifique, et nous partons ce matin pour 2 points forts du parc parmi tant d'autres : mariposa grove et Glacier Point.

Mariposa Grove est une zone de forêt abritant d'immenses séquoias millénaires : un séquoia peut en effet vivre des centaines d'années, c'est un arbre extrèmement résistant, et même à terre, il met plusieurs centaines d'années à disparaître grace aux tanins très puissants de ses bois.

Mais c'est aussi un géant aux pieds d'argile : ses racines puissantes restent peu enterrées sous le sol, et un gros coup de vent peut le jeter à terre, ou son tronc peut se briser comme du verre en plusieurs morceaux !

Il y a au monde des arbres plus hauts, et des arbres aux troncs plus épais, mais s'ils sont fameux, c'est parce qu'en volume total, le séquoia géant est le plus grand organisme vivant connu !

Il fait encore frais quand nous attaquons la marche qui nous fera découvrir ces géants paisibles et majestueux, tout au long d'une piste de 4 km.

C'est vraiment étonnant ! Le Grizzly Giant est vieux de 1800 ans ! Certain ont meme le milieu de leur tronc brulé ou évidé à la base et continuent fièrement leur croissance...

Les narines encore palpitantes des odeurs fortes et boisées de ce sous bois étonnant, nous reprenons la route pour rejoindre un point de vue incroyable sur le parc : Glacier Point.

Nous dominons l'extraordinaire vallée glaciaire de Yosemite : des murailles de granit d'une seule pièce, qui n'attend plus que le ciseau d'un artiste géant, des parois lissées il y a des millions d'années par un glacier colossale qui a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée de granit.

Le Half Dome, figure emblématique du parc, est comme une demi sphère dont le glacier a raviné la moitié, d'ou son nom...

La route pour revenir à Fish camp est longue, en file indienne derrière des conducteurs debout sur leurs freins (il n'y a pourtant pas de quoi !), des campings-cars (ici RV) hahannant et des zones en travaux...

Déjeuner un peu tard au chalet puis reste de l''après midi relax, blog, film sur Yosemite gentiment mis à disposition par notre loueur.

Nous souhaitons de bonne vacances à Serge et Sylvie.

Bisous tendres à tous

à demain

 



Publié à 03:35, le 14/08/2008, Yosemite National Park
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La mine abandonnée de Old Digger!!

Mercredi 13 Août – 455 Kms


HUB raconte : Nous avons passé une soirée sympa et cool au « Fandango casino ». BB a joué pdt 1H30 à tenter sa chance sur divers « bandits manchots »; elle avait un budget de 20$ et elle est ressortie avec 21,75$; qui dit mieux?Certes elle n'a pas gagné de quoi aller loin, mais elle s'est amusée et n'a rien perdu. Voilà comment je comprends le JEU!!

Grasse matinée ce mercredi puisque lever à 7H15, nous reprenons la Hwy 50 et dés la sortie de Carson City, nous attaquons la montagne qui fait la frontière avec la Californie. Au col, 2300 M, nous basculons en pente douce vers le magnifique Lake Tahoe, comme un miroir, les montagnes alentours s'y réflètent dans la douce lumière du petit matin. L'endroit est extrèmement « chicos », il nous faut négocier pour s'arrêter faire une photo sans payer la « fee » locale. Contrairement à nos bords de mer ou de plage, ici la vue est totalement réservée aux chalets et villas et qq resorts. Les magasins, restaurants, bars, lieux de loisirs, campings, parkings « les paillottes » sont situés à l'intérieur des terres. Encore un exemple où tout est fait pour le confort des citoyens qui ont les moyens. Rien ne gache la vue ou le paysage, tout est propre et bien agencé.

Aprés le Lake Tahoé nous empruntons la Hwy 88 qui serpente dans les montagnes, traverse de nombreuses petites rivières, qui ruissèlent au milieu de vertes et tendres prairies; j'insiste mais le changement par rapport aux journées précédentes est aussi radical que brutal. En haut de Carson City c'était encore le désert et sur l'autre versant une « petite Suisse »...

Notre hyghway prend de l'altitude pour monter à la Carson Pass (2700 M). Ensuite 150Kms jusqu'à Jackson, ancienne ville de mineurs, réputée pour son centre historique (style western); sans doute... C'est plus l'imagination que l'on voudra y mettre, que la reconstitution ou la « conservation » qui donne à Jackson un vague attrait touristique!!! La chaleur est à nouveau écrasante 38° (nous avions oublié); en Californie c'est la canicule et, comme nous sommes en altitude, nous n'imaginons même pas ce que ce sera au bord du Pacifique.

A Jackson nous quittons la piste tracée par le célèbre « Kit CARSON » qui gagnait sa vie, entre autres, en guidant les convois de pionniers vers le Pacifique, et qui était aussi un grand massacreur d'indiens devant l'Eternel!! (Dommage qu'il ne se soit pas interessé aux Navajos...Mais non KIKI, je te jure que je n'en pense pas un mot – C'est de la provoc gratuite ... Quoique ??)

Nous empruntons la fameuse route des « forty niners » (Hwy49). Aprés la découverte du fameux métal précieux en 1848, plus de 90.000 personnes se ruèrent vers la californie qui ne comptait alors que 14.000 habitants (Aujourd'hui plus de 29 millions ...). Les fameux « forty niners » déboisèrent les collines, installèrent des villes de fortune, peuplèrent et creusèrent le sol californien pdt plus de 10 ans. La Californie fut la dernière conquête territoriale américaine aprés l'Alaska.

Sur cette route « historique » les guides nous informent de « villages fantômes » justifiant qq détours: en fait les « villages fantômes » se sont transformés en résidences secondaires pour nouveaux bourgeois, et les « fantômes » utilisent tous des cellulaires!! Las, encore une « historique déception »...Mais il est vrai que l'histoire américaine est si courte et qu'ils ont tant bâti en si peu d'années; pour nous européens notre histoire est à une toute autre échelle. Sur cette route sinueuse, encore de nouveaux paysages, tous brulés par la chaleur; ici ça ressemble aux collines des Marques ou des Abruzzes dans le sud de l'Italie. Les vignes et les ravissants villages, où il fait bon déguster une granite, en moins évidemment...

Nous décidons de quitter la hwy49 pour faire une « courte » traversée de Yosemite avant d'en ressortir par le sud à Fish Camp où nous avons loué un chalet. Ce qui semble court sur la carte fait quand même 100kms; encore une fois mauvaise évaluation des distances...

Ce parc est aussi magnifique que gigantesque. Nous traversons pdt des dizaines de Kms des forêts de sapins avec une densité que nous ne voyons plus chez nous. On monte vers des « pass » on redescend vers des vallons, puis on remonte, puis.... Ca n'en finit pas, c'est long, très long et pour corser le tout nous avons retrouvé une circulation très dense. Nous avions oublié pdt plus de 3semaines que nous n'étions pas seuls au monde!!!

Mais sincèrement, ça vaut lé détour. Ici les vallées sont bordés d'immenses murailles de granit comme jamais vu; les sapins sont hauts, très hauts et ce ne sont que des « bêtes » sapins.... Pas de fumée d'incendie à l'horizon, mais de partout l'état d'alerte est à son niveau maximum. Tant pis pour le feu de camp dans la forêt à fredonner les chansons de « Graham Allright »...

Notre chalet est génial, avec tout le confort = un gd, un immense frigidaire à l'américaine, un non moins grand four qui s'allume dés qu'on l'ouvre, un lit king size pour nous une chambre pour l'Aurel la totale...

Nous laissons l'Aurel se décerveler devant la télé et nous partons faire qq courses de bouffe. Sauf qu'ici le supermarché le plus prés se trouve à 23 Kms de route en lacets et virages perpétuels. Pas le choix... inutile de vous dire que si BB avait oublié qq chose je n'aurais pas refait 46 bornes!!

voilà fin de la journée qui a été longue au niveau de la route à cause de la circulation et des nombreuses zones urbaines que nous avons traversées. La Californie ce n'est pas l'Utah (2millions d'âmes) ou le Nevada...

Nous espérons que vous allez tous bien . Bises affectueuses à toutes et à tous...




Publié à 03:31, le 13/08/2008, Yosemite National Park
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The Loneliest Road in America

Mardi 12 Août – 535 Kms


Nous voilà partis pour une longue étape sur la Highway 50 WEST, surnommée la « Loneliest Road in america » ; quand on la parcoure, on comprend tout de suite pourquoi ce surnom : route très peu fréquentée, ou les kilomètres se déroulent à l'infini, rectilignes, entre des étendues mi roche-mi sable-mi végétation rabougrie. Nous sommes dans le Great Basin, une sorte de cuvette d'ou l'eau ne repart jamais.

Nous comprenons pourquoi le symbole du Névada est l'armoise : cette petite plante odorante et vert pâle recouvre tout le territoire que nous traversons ; au court de la route, quelques étapes innatendues : la Middle Gate Station, comme un oasis après 250 km sans RIEN ; il faut savoir que nous longeons la piste historique du Poney Express (les premiers courriers à cheval traversant l'amérique d'Est en Ouest, fameux !) et part ici aussi a été installé le premier télégraphe transcontinental...

La petite ville d'Eureka, avec sa belle court de justice et son vieil opéra très chic rappelle que cette ville de mineurs à connu la fortune un siècle plus tôt, grâce à un filon d'argent de 40 millions de dollars ! Le Nevada est un pays de mineurs avant tout !

Middle gate station : Un vieux bar incroyable, comme on l'imagine dans l'ouest profond : plein de vieilleries, où tronent un billiard, une table de poker, un coin « musique », des antiquités poussiéreuses, de vieilles carioles devant la porte ; un barman barbu échappé du groupe Texas avec un accent à couper au couteau... un régal !

100 kilomètres plus loin, une incroyable dune de sable oubliée depuis quelques millions d'années au mileu des montagnes et de la plaine !

Nous atteignons FALLON, berceau de l'école des Top Gun, avec un base de l'aéronavale (vous voyez que même sur les routes les plus perdues, il y a toujours quelque chose qui se passe ici !)

Puis se profile Carson City, petite ville tranquille, capitale du Névada, qui étale bien sur restaurants, motels, casinos et supermarchés le long de sa Main Street.

 Ce soir nous avons une jolie petite suite, où nous allons nous faire une « popote » maison, puis une dernière tentative du coté des « bandits manchots » !

Hub reprend : aprés l'installation au « Plazza Inn suites » le long de la Hwy 50, nous partons faire quelque courses au supermarket local. Comme toutes les fois où nous sommes rentrés dans un commerce (et elles commencent à être nombreuses), nous sommes enchantés, et le mot est faible, par la gentillesse du personnel, le sens du service et de l'aide. La moindre question et la réponse arrive avec le sourire, le personnel n'hésite pas à vous emmener dans le bon rayon, au lieu de vous faire un vague geste d'indication comme chez nous. Au rayon traiteur, dès que nous hésitons sur un produit à la coupe, le salarié nous le fait gouter à chaque fois.

A la caisse, systématiquement, on s'enquiert de votre journée, on s'inquiète de savoir si vous avez pu trouver tout ce que vous souhaitiez, on est « charmés » d'apprendre que vous êtes français, et immédiatement on s'essaie à quelques souvenirs de sa période langue étrangère au collège; et en même temps qu'on bavarde et qu'on se raconte les derniers potins du coin (je parle la des caissières), on enregistre nos achats et, on les range soigneusement dans des sacs plastiques..

On vous propose même de pousser votre chariot jusqu'à la voiture et de ranger vos courses dans le coffre!! Vraiment I love ce pays.

Je ne vous parle que des employé(e)s, dont le niveau de formation est certes bon, mais surtout, qui possèdent tous une conscience professionnelle inimaginable au regard des standards de nos « Leclerc, auchan... »

Dans une petite boutique c'est un réel plaisir d'entrer de regarder de se faire conseiller.. Parfois en prenant du recul on se dit qu'il n'y a rien d'extraordinaire ils ne font que leur travail de vendeurs; oui mais chez nous ce n'est plus comme ça depuis longtemps, ce n'est plus un plaisir de dépenser de l'argent c'est devenu une « galère ».

Voilà fin de l'aparté .


bisous tendres à tous !



Publié à 04:06, le 12/08/2008, Carson City
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Un goût de sel sur la Route!!

Lundi 11 Août – 500 Kms


Ce matin lever 6H30 pour cette première grande étape qui nous conduira aux portes de la Californie. Nous quittons Park City sous un ciel bleu azur splendide, sans le moindre nuage à l'horizon, rejoignons rapidement l'I 80 qui nous conduit à SALT LAKE CITY, où nous décidons de faire une halte pour prendre un breakfast. Comme toujours très copieux, café (certes jus de chaussette au goût indécis) à volonté, oeufs et pommes de terre sautées, pan-cakes au sirop d'érable, pie au coconut, salade de fruits frais, toasts...Comme toujours pas cher 25$, comme toujours servi avec force sourires et charmant welcome. Comme toujours Aurel reçoit des compliments de la serveuse, mais comme toujours elle est d'un age très certain...

Rassasiés, nous en profitons pour visiter le COEUR de l'empire Mormon : « le Temple maître » situé au point central de SLC, bâti dans un désert de sable dont l'emplacement précis a été choisi par le prophète Brigham YOUNG. (Jospeh SMITH le fondateur de la secte ayant été lynchè qq teps avant). Autour du temple SLC se bâtira ensuite.

La construction débuta en 1853 et s'achèvera en 1893. Ce temple, entièrement en granit ne se visite pas, il ne sert qu'aux célébrations de mormons. Tout autour, quelques buildings qui abritent la banque des mormons (la Zions bank – Zion est le nom de leur terre promise) le « headquarter » des mormons qui gère le peuple mormon.

Mais au fait, qui sont les Mormons?

 Les membres de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, appelés aussi Mormons, placent la famille au dessus de tout ; les familles mormones sont souvent nombreuses. Une grande importance est attachée au travail et à l'obéissance stricte aux chefs religieux. Le tabac, l'acool, le thé ou le café sont prohibés. Les jeunes doivent effectuer un service missionnaire de 2 ans dans le monde ; ils rassemblent environ 11 millions de membres !

Leurs « visitor centers » sont étonnants : films, photos, documents interactifs, PC à disposition pour consulter leurs banques de données : les mormons disposent de la plus grande base de données au monde rassemblant les généalogies du monde entier : actes de naissance, décès, mariage, y sont recensés depuis des décennies : c'est vraiment la référence ! Il y a encore qq données à enregistrer car Jean IVALDI (mon Gd père) et Léopold GOURMEL (arrière Gd père de BB) sont introuvables!!!

La polygamie est de règle chez les mormons – Jusqu'à 50 femmes !!! Elles sont choisies jeunes et n'ont pas droit au mariage d'amour, nous avons croisé quelques vieux barbichus et barbus se promenant avec « leurs filles ».

Une règle essentielle : tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin. Quand tu peux en « niquer » 50, faut quand même avoir une « sacrée »santé pour draguer la nana du voisin!! on ne bois pas, on ne fume pas, on ne s'amuse pas, mais on se reproduit et on prolifère ardemment. Un Mormon célèbre : Robert REDFORD, qui a acheté prés de Park City une vallée entière : la Sundance valley où tout lui appartient resorts, pistes de sky et où il organise chaque année un célèbre festival de films d'auteurs.

Aucun rapport avec R.REDFORD le Mormon, mais en regardant de plus prés notre vinaigrette de marque « Newman's Own » nous apprenons que le célèbre partenaire du non moins célèbre Mormon, est le propriétaire de cette marque qui vend d 'autres produits agroalimentaires et que sa fondation (à son patronyme évidemment) a déjà versé depuis 1982 plus de 200 millions de dollars aux oeuvres caritatives. Ce pays est génial!! Un peu comme si chez nous nous avions le vinaigre « Catherine DENEUVE » ou les capotes « Christian CLAVIER »...

Nous reprenons l'I80 pendant 150 Kms, enchantés par notre halte à SLC où nous n'avons rencontrés que des gens souriants. A la sortie de SLC, l'I80 traverse les grands lacs salés en ligne interminablement droite et toujours sous un merveilleux ciel bleu. Encore une fois grandiose, immense, démesuré: paysages de désolation qui, aprés le cours sur l'exode mormon, nous fait admirer le courage ou la folie (c'est selon) qui leur a fallu pour coloniser des terres aussi hostiles, plates comme les seins de Jane Birkin ou de ma main (c'est selon)

Devant nous, comme une lumière, nos premiers mirages qui se réflètent à l'infini sur la croute de sel. Encore plus loin des montagnes craquèlent et lézardent l'horizon immobile de cette interminable et rectiligne highway.

La frontière entre l'Utah et le Nevada se trouve à Wendover. A l'Est c'est l'Utah, et Wendover Wesr se trouve dans le Nevada = rempli d'hôtels casinos !!! Le trou du cul du monde dans un désert, entouré de lacs salés et une dizaine de casinos flambant neufs pour les mormons pas encore totalement convaincus ou convertis (c'est selon la aussi).

Nous quittons l'I80 et prenons plein sud la route 93, elle aussi très rectiligne et très désertique. Tous les 10 Kms en moyenne, nous croisons un véhicule; c'est génial, vous n'imaginez pas ça nous distrait, ça nous change !!!

En tout cas, dans ce pays, même des étapes de 500 Kms ne sont pas fatiguantes; les routes sont larges, peu fréquentées, ne traversent aucune agglomération, pas de radar pour faire « ch... » les honnêtes conducteurs. Respecter les limitations de vitesse n'est aucunement une contrainte puisqu'on peut rouler tranquillement et faire de très honorables moyennes.

BB reprend :

Nous ferons étape à ELY, petite ville de 5000 habitants ; finalement, il se passe plein de choses à ELY : une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert du monde, un centre pénitentiaire avec près de 1000 détenus les plus méchants des méchants, un train à vapeur historique... Notre hotel est cette fois le typique motel américain, avec la voiture garée devant le chambre...

Ici, 2 factions se partagent la ville les soirs de fêtes : la clan des mineurs contre le clan des matons... les plus jeunes « allumés » finissent la soirée en bagarre façon far west ! Il faut bien s'amuser... Il y a aussi quelques casinos miteux «  le prospecteur » ou « la ruée vers l'or » (vous l'aurez compris, il y a beaucoup de mines et de mineurs au Névada).

Voilà, vous savez tout ! Merci à nos fidèles visiteurs que nous embrassons affectueusement. Je vois que les 'tit gros prennent des cours accélérés d'espagnol et qu'Aurore se lance dans les commentaires, super !!

Un calin du coté de Charantonnay où -presque-tous sont réunis, et bonnes vacances à l'OM !

Courage pour nos petits chéris Rochelais qui ne vont pas chomer ces prochains jours , Forza, ça vaut la peine !


Bisous et bonne nuit !



Publié à 04:28, le 11/08/2008, Ely
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Relache à Park City

Dimanche 10 aout

Journée cool à Park City : grasse matinée au Yarrow, puis brunch dans Main Street ; City Park est ravissant, et tout à fait propice au shopping avec des « outlets » comprenez « magasins d'usine » où nous faisons quelques bonnes affaires en « dégriffé »... Nous rejoignons Tony et Vivian chez eux pour un dernier aurevoir et quelques ultimes papotages bien agréables.

Dernier shopping puis un petit diner mexicain de bonne heure à la Baja Cantina (bonnes margueritas...) : il nous faut rattraper notre retard bloggeur ; c'est choses faite.... Nous pensons très fort à vous tous et vous disons... à demain pour une très longue étape : le début de la traversée vers la Calofornie !

 (Tony et Viviane sur la photo)



Publié à 04:53, le 10/08/2008, Park City
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Pourtant, que la montagne est belle....

Samedi 9 aout – 380 kilomères


Nous dédions cette journée à petit Yannou, car je crois qu'il aurait vraiment aimé vernal et le parc national des dinosaures...; J'ai quelques photos spécialement prises pour lui...


Temps mitigé pour ce début de matinée, direction le « Dinosaure National Monument » immense et très beau parc à cheval sur l'Utah et le Colorado.

Au visiteur center, étape au DinoStore...

Malheureusement, l'incroyable carrière ou ont été découverts des centaines de dinosaures fossilisés ne se visite pas pour l'instant : le batiment qui la protège s'est fissuré et menace d'effondrement.

C'est un des plus grands sites au monde : il y a 150 millions d'années vivaient au bord d'une rivière aujoud'hui disparue des centaines d'animaux préhistoriques, donc les cadavres furent recouverts par les limons de la rivière, puis fossilisés doucement, ensevelis sous une couche de plus de 1 km d'épaisseur ! au début du Xxème siècle, un paléontologue, Earl Douglass, découvrit les fossiles, « remontés » au grand jour durant des siècles d'érosion et de bouleversements géologiques de cette zone.

Le parc, outre des paysages -encore- splendides, recèle de nombreux pétroglyphes des indiens Fremont (il y a 800 ans). Au bout du chemin, la cabane quasi intacte d'une sacrée bonne femme, Josie Morris, ex femme de Butch Cassidy, née en 1870, mariée 5 fois, et qui vécut là seule et sans confort moderne avec ses animaux jusqu'à sa mort en 1964, chassant, pêchant et cultivant son mais.

Après un immonde Burger King (une fois n'est pas coutume, idée d'Aurélien, à qui, convalescent et ne pouvant presque rien avaler de solide, nous ne pouvons rien refuser !), nous voilà partis pour Park city, petite ville de montagne largement développée après les jeux olympiques de Salt Lake City en 2002, ou nos amis nous ont réservé une chambre et nous attendent à diner.

Hub raconte:


Nous avons laissé derrière nos « pets et rots » glyphes, en remarquant que les traces laissées plusieurs milliers d'années aprés Lascaux par cette ancienne « civilisation » indienne ressemblait plutôt au « néant de thal!!! » (Elle est connue mais que voulez vous il se fait tard encore une fois – P...... de blog....), court arrêt à Vernal pou faire plaisir au Gd Garçon (BB vous l'a expliqué), je rajouterai qu'it was the first time but surely the last – Aprés 2 bouchées de cet infect hamburger je comprenais pourquoi il y a 10 Mac Do pour 1 burger King. Dans l'immonde ils sont no-limit.

Nous entamons notre étape d'environ 250Kms afin de rejoindre Park City. Comme toujours, nous traversons des « sortes » de bleds uniquement fait de baraquement sordides, de mobile home brinquebalants, de RV rouillés, de petites maisons de bois.. Il y en a des milliers sur les routes on dirait des taudis de gitanos comme à Vaulx en velin et pourtant, les alentours ont beau être des dépotoirs de tout ce que la famille a possédé ces 20 dernières années, (voitures, caravanes, remorques, electroménager tout un empilage hétéroclite qui rouille dans les jardins), devant chaque entrée, tronent de superbes et majestueux Pick-up, Cross-over V8 ou plus, des bateaux de plaisance flambant neufs, des quads et des jets skys...

Incroyable: tout pour les loisirs et la voiture, mais l'habitat passe vraiment au second plan. On ressent bien les innombrables déménagements pour aller bosser ailleurs, les retours en attendant autre chose; comme un peuple en migration perpétuelle.

Prés des chantiers ou des exploitations se trouvent toujours des terrains très vagues, sans rien où les travailleurs posent leur RV et vivent pdt la durée de leur emploi. Les agents de maîtrise louent des mobile home dans des « parkings » aménagés. Nous le remarquons à cause des dizaines de boites aux lettres toutes fixées sur le même cadre au bord de la route.

Aprés une première partie d'environ 150 kms sans grand chose de notoire, nous longeons un immense lac artificiel (comme le Lake Powell, absolument pas aménagé pour des vacanciers au sens européen du terme, mais uniquement utilisé par les plaisanciers à hors bords; les voiliers sont inexistant dans l'Utah).

La highway prend de l'altitude, le V8 de la hauteur par rapport aux autres véhicules, nous passons un col à 2450 mètres et enfin découvrons les paysages de montagne, les vertes prairies, les ruisseaux et rivières gorgés d'eau, la fraicheur de l'air... enfin ce qui nous manquait un peu depuis 15 jours. Plus de désert ou de plaines fumantes, du vert, du vert et encore du vert. Ce pays est vraiment génial. Les montagnes qui cernent park City, certes ne ressemblent pas aux Alpes ( même si certains locaux appellent leur station « les alpes de l'Utah!!!), mais il y fait doux et frais et l'atmosphère est celle d'une station de sports d'hiver « chicos » en été .

Nous retrouvons avec beaucoup de plaisir Vivian et Tony qui nous acceuille en nous faisant déguster une sélection d'une dizaine de vins californiens; nous nous promenons, sans changer d'appelation, entre cabernet, chenin blan, chardonnay, merlot, muscat frisante, pinot noir... Nous passons avec un couple de leurs amis une soirée délicieuse, à finir les bouteilles entamées pdt la dégustation. Heureusement l'hôtel n'est pas très loin en voiture et les avenues sont « très très très larges » dans ce beau pays. I Love USA!!!

Tendresses à toutes et à tous



Publié à 04:35, le 9/08/2008, Park City
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C'est Fête : ce soir on dîne au Saure !!

Vendredi 8 Août – 405 Kms – Nous avons passé la barre des 5000 km !


Hub raconte : (pendant que BB concocte un petit frichti) et oui changement de programme, cessez de suivre assidument notre road book, nous sommes à VERNAL ce vendredi soir 8 Août et non à Grand Junction; « why ? » : tout simplement parce que Tony et Vivian nous ont invité à les rejoindre dans leur résidence secondaire à PARK CITY (ils vivent habituellement en banlieue de LA) à passer le weekend avec eux. Au retour du rafting nous avons annulé les résa sur Gd Junction et Vernal et retrouvé une résa ce soir à « l'Holyday Inn » du coin.

Demain matin nous visiterons le fameux « Dinosaur park » situé sur une immense mesa qui domine Vernal (comme le parc de Mesa Verde qui dominait Cortez) et nous roulerons environ 200 Kms plein ouest pour les rejoindre. Park City est uen station de ski au dessus de Salt Lake City (la capitale des Mormons) où ont eu lieu notamment des épreuves des jeux olympiques d'hiver.

Nous quitterons donc Lundi Matin Park City pour notre grande traversée vers Yosemite park. Nous passerons donc par Salt lake City et finalement la première étape sera plus courte.

Mais bon, l'intéressant réside dans notre super journée de Vendredi :

Lever à 6H30, breakfast dans la John Wayne suite et départ pour la visite du superbe « Arches Park ».

BB : encore une fois, c'est une féérie minérale sans fin : failles, canyons, pinacles, pierres levées, rochers formant des arches naturelles incroyables, dunes pétrifiées... on ne s'en lasse pas ! Plus de 2000 arches, sans compter toutes celles en formation parsèment le paysage. De la plus minuscule à la plus gigantesque. Nous nous attarderons sur les 2 windows , sur Delicate Arche (l'emblème de l'Utah)et d'autres tout aussi belles. Ce sont l'eau, la glace, les températures extrêmes, alliées à l'érosion qui sculptent dans la roche, depuis plus de 100 millions d'années la plus grande présence d'arches naturelles au monde. Grâce à l'érosion qui poursuit son lent travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pdt que d'autres s'effondrent définitivement. Nous vous expliqueront plus en détail l'histoire géologique du coin à notre retour. Passionnant ...

Dans ce parc il y a également des dunes pétrifiées, des monolithes aux formes variées, des mesas, un peu comme à Monument valley, mais le désert de sable, ainsi que les Navajos en moins.


Nous quittons Arches, et après un rapide picnic le long du Colorado, nous prenons un superbe chemin de traverse pour rejoindre vernal : des paysages à la John ford, des ranch perdus le long du Colorado, puis une ascension vers des paysages plus verts, presque forestiers avant de replonger dans des plaines desséchées à perte de vue. Les paysages sont toujours aussi immenses et pourtant changeants. Un régal.

Notre holiday inn à Vernal est parfait et nous terminons la journée dans le jacuzzi avant de déguster un petit blanc de Californie (loin de notre coteau du Layon !!!!).

Merci pour vos petits mots, tendresses, à demain





Publié à 05:05, le 8/08/2008, Vernal
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Moab version break !

Jeudi 7 aout

Journée de break forcé : l'état d'Aurélien ne s'améliorant pas, nous décidons de consulter un mèdecin ; je pense à une angine, et si elle est bactérienne, antibiotiques de rigueur
Sherry à l'accueil du Apache Motel tente quelques coups de fils et ne trouve pas de rendez vous : elle me conseille d'aller aux urgences de l''hopital local.
A peine arrivés, il nous faut remplir une tonne de formulaires ; Aurélien, décomposé, commence à en avoir assez : on se renseigne sur les "tarifs" estimatifs de la consultation ; on nous annonce un minimum de 180 dollars en fonction de ce que fera le mèdecin !
Sans vouloir chipoter sur les soins pour notre "grand petit", nous jugeons qu'ici n'est pas l'endroit idéal.... Un mèdecin nous voyant sortir nous aide très gentiment et nous conseille un collègue à proximité qui a un cabinet et qui pourra nous recevoir.

Le docteur Rouzer effectivement nous reçoit après 40 minutes d'attente . Tres sympa, très professionnel, il diagnostique effectivement une angine à streptocoques ; il prescrit anti douleur et antibiotiques. La facture sera tout de meme de 131 dollars ; on se demande comment font les américains à petits revenus et notamment lors de gros pépins de santé ! c'est vraiment un problème de société majeur ! Vive la sécu française si on ne la ruine pas avant !
Le temps est très couvert, gris et orageux, avec des averses ponctuelles ; Nous restons donc aux alentours de la chambre ou aurélien se repose. Journée courses, soins et laundry donc rien d'excitant à raconter....
Bisous à tous


Publié à 03:40, le 7/08/2008, Moab
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It never rains In South Colorado!!!

Sauf quand nous y sommes...


Mercredi 6 Août – Rafting et vol scénique

Hub raconte « Again » : Comment vous décrire la nuit dantesque pour tout le groupe : une pluie battante et froide tombe sans discontinuer sur le campement. Les tentes ont beau être protégées par un »toit » l'eau dégouline sur les cotés, finit par pénétrer dans notre nid, ruisselle goutte à goutte sur les jambes d'Aurel et les miennes; ajoutons le tac tac tac lancinant de la pluie sur la tente, nous 3 serrés dans un igloo de 2 places, BB coincée entre les 2 hommes de sa vie, qui lui laisse juste de quoi respirer, moi qui grogne dés qu'elle amorce le moindre mouvement... Ouah la nuit d'enfer!!! il y a pire : le toit de la tente de Oliver et Katherina, rempli d'eau s'est effondré sur eux en pleine nuit, les inondant ainsi que leurs affaires.

Au petit matin, il pleut toujours tantôt de la bruine éparse, et soudain une épaisse averse. Inutile de vous préciser que le petit déjeuner a été frugal et rapide. Nous avons rangé le matériel trempé et plein de sable mouillé sous une pluie battante, organisé les bateaux et, sanglés dans nos life jackets trempées sur nos vêtements dégoulinants, nous avons attaqué les dernières rapides de Cataract Canyon. Jusqu'en fin de matinée il a plu, heureusement l'eau du Colorado que nous recevions par gros paquets, plus chaude, atténua la froideur de la pluie.

En fin de matinée fin de la pluie, sortie de Cataract Canyon, nous avons oté les life jackets, repris nos aises comme nous le pouvions et tenté de faire sécher nos vêtements.

Les nuages passent et le soleil refait son apparition, brulant comme jamais. Enfin nous allons amortir nos crèmes solaires!! Nous nous baignons de temps en temps autour du radeau, Aurel commence vraiment à ressentir ses 2 nuits difficiles et l'adrénaline des rapides ne l'excitant plus, la fièvre reprend le dessus pour les dernières heures.

Avec la lumière le canyon se fait mirage, se reflète dans le colorado comme dans miroir et sublime ses couleurs ocres. Les parois nous dominent de plusieurs centaines de mètres, nos voix résonnent comme dans un amphithéatre à l'acoustique parfaite. Nous glissons à une vitesse de 6 miles à l'heure sur ce miroir géant, époustouflant. La chaleur nous écrase à nouveau mais, croyez moi, au milieu de cette féérie inédite et unique nous ne la ressentons plus. C'est presque le coeur triste que nous voyons s'abaisser la hauteur des parois, que nous apercevons la sortie du Canyon et l'entrée sur le Lake Powell.

Quelques kilomètres sur le Lake, puis un ponton de fortune, un vieux « school bus » encore plus pourri que celui du départ, dont la carrosserie ne semble tenir que grâce aux innombrables couches de peinture, un vieux « cow-boy pionnier » reconverti, quelques kilomètres sur la 95, pour nous conduire sur une piste d'avions qui longe la 95 sur 500 mètres, en descente et avec des dos d'anes.

Incroyable 3 Cessna « Station Air 207 » nous attendaient au bout de cette improbable piste sans tour de contrôle, sans assistance, sans rien quoi!! I Love ce pays – Il n'y a qu'ici que nous pouvons vivre ça ; inimaginable en France.

Jean est notre pilote, bermuda, tee shirt et sandales, un type comme je les aime : franc dans sa poignée de main, avenant, ne se la jouant pas et génialement efficace. J'avoue être certainement le plus lourd du groupe et donc je prends la place du copilote. Décollage impeccable en descente en avalant les dos d'anes = surprenant, une pensée pour Gérard qui aurait apprécié et se serait certainement bien amusé.

La encore, le vol scénique est magnifique et nous permet de ressentir l'incroyable dimension de ce pays et de son relief si particulier.

Imaginez, aux origines un immense plateau, dominé par des sommets de plus de 4000 mètres, bordé par un océan (comme les cornouailles mais tellement plus haut et plus grand) et des dizaines de cours d'eau qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inéxorablement creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons du plus petit au plus gigantesque. Evitant le combat avec la roche dure en la contournant dans des innombrables méandres, et surtout en révélant toutes les couleurs cachées de la nature.

Aux premiers matins du monde la végétation abondait, luxuriante grace au climat humide et équatorial. Les grands dinosaures y pullulaient (on retrouve leur fossiles pétrifiés dans les parois des canyons), les fleuves et rivières s'entrelaçaient dans des multiples méandres, et la MAIN de l'HOMME n'avait pas encore posé le PIED sur ces contrées (Facile je sais mais bon il est tard...)

Aprés 45 minutes de pur bonheur, atterissage parfait à Moab déjà!!

Le « school bus » du premier matin, pour nous ramener à Tag a Long. Nous quittons Tony et Vivian avec la promesse de nous revoir bientôt dans leur résidence secondaire à Park City, prenons RDV pour diner à « La Fiesta Mexicaine » avec Katherine et Oliver et nous revoila à l'Apache Motel.

Aurélien va de moins en moins bien et préfèrera se reposer dans la chambre sans dîner (c'est vous dire que ça va pas fort...)

voilà fin de l'aventure et du rêve – C'était bon, c'était GREAT, Génial, enfin tout quoi.

Le retard est rattrapé, j'espère que vous serez nombreux à nous rejoindre sur le blog et à nous donner de vos nouvelles.

Tendresses à toutes et à tous


Béatrice, Aurélien et Hubert



Publié à 06:32, le 6/08/2008, Moab
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